• Hollande, Sarkozy, HARO SUR LE CAPITALISME

    janvier 31, 2012 by · Commentaires fermés sur Hollande, Sarkozy, HARO SUR LE CAPITALISME
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    Si l’on cherchait un fil conducteur général dans la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.), on trouverait en bonne place, parmi d’autres, le combat contre le capitalisme et les capitalistes. Les candidats réels ou présumés à l’élection présidentielle se donnent joyeusement la main en la matière.
    François Hollande en a fait un cheval de bataille marquant. Il a fustigé publiquement la « planète financière » et projette de punir fortement les riches pour leur enlever de leur richesse dans une idée de redistribution. La France compte au moins cent impôts importants ce qui est le double du nombre existant généralement ailleurs ; cette chape de plomb bouge en permanence et nous avons souvent dénoncé les effets négatifs de cette bougeotte perpétuelle. C’est dire la difficulté de tout chiffrage des son programme. Certains calculs aboutissent à constater que 15% de la population serait fortement agressées de diverses manières : droits de succession, ISF, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, dividendes, taxes sur les bénéfices des banques et autres projets ; ces 15 % sont des créateurs : entrepreneurs, artistes, etc. Remarquons au passage que le candidat socialiste épargne soigneusement dans ses projets le monde politique alors que sur la toile apparaissent régulièrement les gains fabuleux et largement défiscalisés de tel ou tel Prince de la politique.
    Du coté du pouvoir en place depuis non seulement 2007 mais aussi bien avant, la chasse aux riches et aux capitalistes est aussi ouverte. Lors de la sortie du programme Hollande, ce pouvoir rêve tout haut de la taxe Tobin ; faute d’oser la mettre en place avant d’autres pays en France il recule. Dans sa furie taxatoire, il vient d’annoncer pour février une taxe spéciale à l’achat de toute action d’une entreprise française à quelqu’endroi dans le monde que cet achat se produise ; il fadra expliquer clairement ce qu’est une « entreprise française ». Au bout du processus, il y aura des délocalisations et une atteinte grave au marché financier de Paris.
    Ce même pouvoir a, certes, organisé le bouclier fiscal. Toutefois le tableau global reste très négatif. Si l’impôt sur le revenu a été  légèrement atténué une foule d’autres impôts ou pratiques administratives ont attaqué les riches. Le refus des fonds de pension aurait pu sauver les retraites et est le signe de la méfiance vis-à-vis du capital. Le rabotage des niches fiscales est présenté comme une mesure d’économie : c’est un mensonge car il en résulte de nouveaux impôts pour des gens qui échappaient jusqu’ici.

    ATTAQUES CONTRE LES ENTREPRISES

    Le président a popularisé les attaques contre les entreprises en proposant publiquement la règle du tiers des bénéfices : un tiers des bénéfices aux salariés, un tiers à l’investissement et un tiers au actionnaires ; c’est une agression en règle, car non seulement en droit mais en bonne logique les actionnaires sont seuls juges de l’emploi de leurs bénéfices quand il en existe ; au surplus, pour développer les entreprises seules capables de créer de la richesse et des emplois il faut que les actionnaires s’enrichissent soit par capitalisation soit par des dividendes. Les racines de ces pratiques sont anciennes ; c’est le Général de Gaulle qui, le 17 août 1967, signait l’ordonnance instituant la participation des salariés aux bénéfices ; dans l’exposé des motifs, il était question de la « loi d’airain » du capitalisme (sic) ; depuis lors le système dans la légendaire tradition « bourreauncratique » française est devenu très complexe, beaucoup de gouvernements ayant ajouté des tuyauteries à l’usine à gaz en construction.
    Les gains des banquiers sont sur la sellette avec des techniques que le public ne comprend pas forcément : bonus, parachutes dorés, stock-options, primes de départ, retraites-chapeaux, etc. Tous ces termes font allusion à des contrats extrêmement compliqués et parfois incertains dans leurs effets. Exemple : des stock-options n’ont de la valeur que, si le jour de l’exercice du droit à souscrire les actions, celles-ci ont elles-mêmes de la valeur ; de ce fait beaucoup de stock-options contractées il y a quelques années n’ont plus aucune valeur aujourd’hui.
    Le fil conducteur de tous ces assauts est l’idée pour les politiques de se défausser de leur propre responsabilité dans la crise. A cette fin, ils accusent mensongèrement et pêle-mêle les banques, les spéculateurs, les capitalistes, les riches présentés comme des méchants. Ils n’hésitent pas à parler de « moraliser » le capitalisme, ce qui est surprenant pour des personnages ne se signalant pas toujours par un excès de moralité et ruinant les populations par leur luxueux carriérisme.
    Les attaques contre le capitalisme trouvent aussi leur sources dans l’ignorance de ces gens envers le rôle fondamental du capital qui est indissolublement lié au travail. Dans le Livre de la Genève, on lit qu’Abel avait de beaux troupeaux ; c’était le premier capitaliste connu de l’histoire des hommes ; son frère Caïn au lieu de l’imiter trouva plus simple de le tuer : il était le premier socialiste connu.

    CAPITAL ET TRAVAIL

    Pas de travail possible et continu sans capital et pas de capital fructueux sans force de travail. Bien entendu dans l’idéologie ambiante se trouvent les séquelles du marxisme avec la lutte des classes et l’idéologie égalitariste. Un des aspects de cette « P.U.T. » est la lutte contre les spéculateurs supposés à la racine de tous les maux ; voici une imposture de plus ; tout acte économique quel qu’il soit comporte une part de spéculation ; l’acheteur d’un logement, certes, se préoccupe de savoir si le logement lui convient : il s’enquiert aussi des perspectives de la valeur dans les temps futur ; la spéculation est l’acte rationnel de quelqu’un qui organise à son profit le temps futur. Les spéculateurs sur les marchés financiers rendent grand service aux autres en prenant des risques que tout le monde ne peut assumer.
    Les offensives contre les banques et leurs dirigeants font partie du tableau. Elles sont accusées à tort d’être à l’origine de la crise des subprimes ; or il est avéré que c’est le gouvernement américain qui les a amenées pour des raisons idéologiques à prêter à des gens qui n’avaient pas les moyens d’emprunter pour acheter leurs maison ; certes, par des pratiques complexes, elles ont diffusé les mauvaises créances dans le monde entier ; mais ici se retrouvent les politiques, car la Fédéral Reserve Bank américaine a inondé le système d’argent facile tout en jouant le rôle de prêteur en dernier ressort, ce qui poussait à la faute.
    Le fait que les mastodontes bancaires soient des entreprises sans propriétaire défini et dirigées par des salariés de très haut niveau a facilité la catastrophe. Il est peu connu qu’en France une banque ancienne et de structure essentiellement familiale n’a pas eu de prêts toxiques lors de cette folle période. Il est évident que les banques devraient être libres de leurs activités sous la responsabilité sévère de leurs dirigeants.
    En arrière plan se trouve le rêve insensé d’un capitalisme sans capital avec en conséquence la taxation de l’épargne. Or, c’est l’inverse qui doit être recherché. Le capital est l’ossature indispensable de l’enrichissement général. Une forte capitalisation des entreprises leur permet de se projeter dans l’avenir et de bien gérer le temps. IBM a failli succomber ayant raté le virage des petits ordinateurs. Elle a pu se reconvertir dans les services grâce au matelas financier accumulé pendant les périodes fastes.
    Quelles sont les conséquences de cette chasse en meute contre les riches, les spéculateurs, les banques et plus généralement la planète financière ? L’énumération est courte mais désolante : chômage, panne irrémédiable de croissance, délocalisations, paupérisation et prospérité insolente des restos du cœur… .
    Il existe une route grande ouverte pour sortir du piège et elle a été souvent décrite dans ces flashs. Encore faut-il que quelqu’un de sincère et crédible veuille l’emprunter.

    Michel de Poncins

    Sarkozy, le clown pas drôle.

    janvier 30, 2012 by · Commentaires fermés sur Sarkozy, le clown pas drôle.
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    Melusine » Le clown triste
    Hier soir sur huit chaines de télévision, Nicolas Sarkozy continuait sa campagne électorale alors qu’il utilise sa fonction de président à des fins de réélection depuis des semaines, ce qui est déjà un scandale mais il est vrai qu’il n’est plus à un scandale près….

    Énonçant des contre-vérités que ni Delahousse et encore moins Claire Chazal ne reprenaient (ce ne sont vraiment que des présentateurs télé), Nicolas Sarkozy a utilisé son habituel système qui si il a bien fonctionné en 2007 est éculé pour 2012. Répondre à une question en retournant la question aux intervenants, la ficelle est devenue grossière.

    Depuis des mois, El Dia et bien d’autres journaux mettent en ligne les déclarations contradictoires de Nicolas Sarkozy et celle de hier soir ou il affirmait: » vous ne m’avez jamais entendu parler de TVA sociale ».

    Il parlait d’une façon méprisante de ce cirque médiatique en oubliant qu’il en est le principal clown.

    Sarkozy n’a jamais prononcé « TVA sociale » ? par LeHuffPost

    Une bonne nouvelle, faillite de SPANAIR.

    janvier 28, 2012 by · Commentaires fermés sur Une bonne nouvelle, faillite de SPANAIR.
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    Qatar Airways entre dans le capital de Spanair

    La compagnie aérienne Spanair a décidé de metttre fin à ses activités vendredi dans la soirée annulant tous ses vols.

    « Face au manque de visibilité financière pour les mois prochains, la compagnie a décidé de cesser ses opérations », a déclaré Spanair dans un communiqué peu avant 21 h 30 vendredi citant « des raisons de prudence et de sécurité ».

    Cette compagnie spécialisée dans la perte de bagages qu’elle ne remboursait jamais, demandant continuellement de nouveaux justificatifs afin d’essouffler et de dissuader le passager, consciente que prendre un avocat était une démarche onéreuse pour le contenu d’une valise.

    Il y a plusieurs mois, des dizaines de lecteurs d’El Dia nous avaient sgnalé le problème preuves à l’appui et la compagnie Spanair contactée par notre journal n’avait pas daigné répondre….

    http://el-dia.com/2011/01/3083/spanair-vuelos-fligth-vols-tout-simplement-voleurs/

    Alors une compagnie aérienne qui disparait alors qu’elle n’hésitait pas à voler ses passagers, c’est une très bonne chose même en tenant compte de la perte d’emploi pour des centaines de personnes. Car on peut imaginer que cette société qui a organisé le non-remboursement des bagages perdus peut tout aussi bien faire l’impasse sur les mesures élémentaires de sécurité et d’entretien des appareils….

    Magouilles Elyséennes….

    janvier 27, 2012 by · Commentaires fermés sur Magouilles Elyséennes….
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    Un article du Monde.

    L’étrange conseiller de Carla Bruni

    Enquête | LEMONDE | 27.01.12 | 14h00   •  Mis à jour le 27.01.12 |

     

    Carla Bruni-Sarkozy, le 13 janvier 2012 à Paris.

    Carla Bruni-Sarkozy, le 13 janvier 2012 à Paris.AP/Eric Feferberg

    C’est l’histoire d’un « Zelig » qui se serait installé depuis trois ans à l’Elysée, sans jamais être repéré par personne. D’un producteur de musique aux cheveux bruns coiffés d’une drôle de mèche blanche, qui voyage avec le président en Inde, aux Etats-Unis, en Tunisie ou au Mexique – sans que personne, dans la « caravane » présidentielle, n’ose poser de question. Il y a toujours eu, dans l’histoire de la Ve République, des conseillers élyséens dont la présence insolite finit, à force de ne pas être interrogée, par devenir évidente. Jusqu’à ces derniers jours, Julien Civange, 42 ans, était l’un de ces mystérieux inconnus de la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

    La gestion hasardeuse de « Born HIV free » (« naître sans le sida »), grosse opération médiatique de collecte de fonds dont il s’occupait pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, a tout changé. Elle pourrait même avoir précipité, il y a quelques jours, la démission du patron français de ce fonds, Michel Kazatchkine. Adieu l’anonymat. Julien Civange, d’un coup, existe. D’un coup, à la fin du quinquennat, on découvre un intime du couple présidentiel. « Civange est le seul qui, lors d’un déplacement, peut entrer dans la chambre de sa vieille amie Carla sans frapper et sans faire hurler Nicolas », sourit un vieil ami du chef de l’Etat. « Il est souvent aux premières loges du pouvoir », ajoute un autre.

    Voici Julien Civange, en juillet 2009, au Radio City Music Hall de New York. Avec Nicolas Sarkozy, il écoute Carla Bruni chanter Quelqu’un m’a dit et Blowin’in the Wind. Même Paris Match n’identifie pas dans la légende de la photo qu’il publie l’inconnu assis au premier rang de la salle mythique de Manhattan, juste à côté du président. Voilà encore Julien Civange dans une tribune de la salle du Manège du château de Versailles où se réunissent en Congrès, en juin 2009, les deux chambres du Parlement. C’est avec Claude Guéant, Henri Guaino, Pierre Charon et le conseiller parlementaire Olivier Biancarelli qu’il écoute le chef de l’Etat annoncer son grand emprunt national.

    Lorsqu’il arrive à l’Elysée, en mars 2009, le jeune quadragénaire n’a pas besoin d’une visite des lieux. Témoin « de coeur » du mariage de Carla Bruni (il n’a pas signé le registre), il a été l’un des rares amis du couple admis au salon vert du Palais, pour l’échange des consentements. Julien Civange est un rescapé de la « vie d’avant », celle où Carla Bruni n’était pas encore la première dame de France. Il est comme un souvenir de ses années Palace et podiums, un vestige de ses années jet-set et jet-lag.

    « VOUS SAVEZ QU’IL A ENVOYÉ DE LA MUSIQUE DANS LA LUNE ? »

    Quelques mois après son mariage, Carla Bruni-Sarkozy est nommée ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida. A Genève, où siège le Fonds mondial contre le sida, Michel Kazatchkine ne l’a pas choisie par hasard. Il est de plus en plus difficile de mobiliser l’opinion et le porte-monnaie des pays développés. La femme du président est acquise à la cause du sida : son frère adoré, Virginio, est mort du virus, a-t-elle choisi de raconter publiquement. Carla Bruni en outre connaît le show-biz. La mission de Julien Civange ? Bâtir une opération autour d’un combat bien particulier : la prévention de la transmission du virus HIV de la mère à l’enfant.

    « Julien, explique Carla Bruni-Sarkozy aux conseillers de son mari un peu déconcertés par les tee-shirts noirs et la décontraction du nouveau venu, est un garçon exceptionnel. Un poète, un génie. Vous savez qu’il a envoyé de la musique dans la Lune ? » Son fait de gloire. Julien Civange a en effet expédié, il y a quelques années, plusieurs de ses compositions musicales sur la planète Titan, le plus gros satellite de Saturne, grâce à la sonde européenne Huygens. « Une trace d’humanité dans l’espace pour d’éventuels extraterrestres… C’est un peu de moi qui flotte à quatre milliards de kilomètres de la Terre », expliquait-il à l’époque.

    A « 10 ans », Julien Civange faisait déjà DJ pour Carbone 14, dit-il. Tâte ensuite du journalisme médical, se produit avec son groupe de rock, La Place, aux premières parties des concerts des Stones ou de Simple Minds. Ecrit la musique de Roberto Succo (2001), le film de Cédric Kahn, compose la bande originale d’Actrices (2007), de Valeria Bruni-Tedeschi… Julien Civange organise aussi le concert qui célèbre les cinquante ans d’Emmaüs, en 1999 – mais précise, à l’époque, qu’il refuse d’« être étiqueté dans le milieu associatif ». Il rêve de dessins animés et de science-fiction.

    « C’est un artiste », dit Véronique Rampazzo, ex « bookeuse » de Carla Bruni aux temps du mannequinat, aujourd’hui chargée de ses relations avec la presse au Palais de l’Elysée. « Un clochard mondain », préfèrent d’autres, moins charitables – allusion au goût de Julien Civange pour les fêtes. A l’Elysée, beaucoup notent sur son visage cet air à la fois froissé et agité des gens qui aiment brûler leurs nuits. Julien Civange marche parfois, seul, dans Paris, jusqu’au petit matin. « On a vite vu que c’était un être original et imaginatif, résume un conseiller, On ne sentait pas l’homme des comptes et des factures. »

    Avant son lancement en grande pompe, en mai 2010, à l’Espace Cardin, l’opération « Born HIV free » est d’abord conçue dans les soupentes de l’Elysée, puis très vite dans l’aile des appartements privés, de l’autre côté de la cour, où émigre la petite équipe : Caroline Charruault, une secrétaire, mise à disposition par l’Elysée, Jérôme Blouin, chargé notamment du site Internet Carlabrunisarkozy.org… Devant eux, Julien Civange provoque, mi-sérieux, mi-blagueur : « L’Elysée me paye plus que Guéant ! »

    Présenté au Fonds mondial contre le sida, le projet est aussitôt adoubé. Il faut un logo, des clips, des concerts, des fonds, des relais dans la presse ? Julien Civange vole à Genève, fait la tournée des artistes prêts à céder leurs droits ou à se produire gracieusement, traque le mécène parisien au Flore, lance des appels d’offres auprès de diverses agences parisiennes pour construire le projet. TBWA, Passion Paris (pour le clip Baby in the Sky), H5 (pour le logo), ou encore Ogilvy sont retenues.

    Quelques prestataires s’étonnent de rendez-vous fixés… à l’hôtel de Marigny, « là où s’était installé Kadhafi », sourit un des publicitaires reçus par Julien Civange. Ou de ces voitures de l’Elysée que le « chef de projet » propose parfois à ses obligés pour les raccompagner. Etrange aussi, cette clause de confidentialité à en-tête de « Mars Browsers » et que Julien Civange, volontiers parano, fait signer à ses partenaires. Mars Browsers ? Une société dont les comptes ne sont pas déposés au tribunal de commerce, et domicilée chez le notaire de Julien Civange, dans le 16e arrondissement de Paris.

    « C’est qui ce gus ? » chuchote un jour Nathalie Kosciusko-Morizet, après une réunion consacrée au Net, et à laquelle Julien Civange assiste à l’Elysée. Chut ! Le « gus » en question passe chaque année ses vacances au cap Nègre, a cru comprendre Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy. Il séjourne aussi dans la résidence d’été de Jean-Michel Goudard ; le président aurait demandé à son ami fidèle de « cornaquer » le novice. « Personne ne posait de questions, parce que c’est le protégé de Carla », note l’essayiste Frédéric Martel, qui a révélé, début janvier, dans Marianne, que le Fonds mondial contre le sida avait attribué – sans appel d’offres – 2 millions d’euros environ aux diverses sociétés travaillant pour « Born HIV free ». Parmi elles, Mars Browsers, justement, créée juste avant le lancement de l’opération, a touché 580 886 euros.

    L’imbroglio dépasse « Born HIV free ». Le site Mediapart a ainsi révélé que le Fonds mondial avait également versé 132 756 euros à une entreprise baptisée la Fabrique du Net pour la conception d’une partie du site (« Lutte contre le sida ») de Carla Bruni-Sarkozy. Un devis élevé, estime le site spécialisé Numerama, qui note au passage que le gérant de la Fabrique du Net n’est autre que… Jérôme Blouin, l’homme qui travaillait pour Julien Civange en free-lance à l’Elysée.

    Seule voix autorisée à s’exprimer sur ce qui ressemble à un mélange des genres, Véronique Rampazzo insiste : Julien Civange n’a pas été un double salarié de Genève et de Paris. « Il remettait des factures au service financier de l’Elysée », dit-elle. Il n’y a pas d’« intention commerciale », ajoute-t-elle, dans la reprise par l’ami de Carla Bruni-Sarkozy au Fonds mondial de la marque de l’opération « Born HIV free ». « En février 2010, Julien Civange a souhaité récupérer les droits pour un montant équivalant à celui versé initialement par le Fonds mondial, soit 5 000 euros, explique au Monde H5, concepteur du logo. La société qui a racheté les droits était la SARL RH et Cie. Nous n’avons jamais cherché à savoir qui était le propriétaire réel de cette société. » RH et Cie appartient à Julien Civange, a été créée peu après Mars Browsers, à l’occasion du G8 de Deauville, et possède la même adresse.

    Une deuxième campagne « Born HIV free » devait être mise en route, pour développer l’opération à l’international. Julien Civange s’y préparait depuis mars 2011. Est-elle toujours d’actualité ? Sur sa ligne directe de l’Elysée, Julien Civange est désormais aux abonnés absents. Son factotum, Jérôme Blouin, ne répond pas davantage. Leurs bureaux seraient-ils désertés ? « Ils s’en sont servis une ou deux fois, en décembre et en janvier, mais n’en n’ont pas eu l’usage depuis », élude Véronique Rampazzo. A trois mois de l’élection présidentielle, l’Elysée n’a de toute évidence aucune envie de se compliquer l’existence en tentant de démêler les arrangements d’un Julien Civange, qu’on préférait méconnu.

    Ariane Chemin

    François Hollande poursuivra la république bananière.

    janvier 27, 2012 by · Commentaires fermés sur François Hollande poursuivra la république bananière.
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    Le piège de la fiscalité comportementale… | Contribuables Associés

    François Hollande sur France2 hier soir n’a pas déçu les adeptes de cette cinquième république. Afin que tout soit clair il a précisé se servant de l’exemple Jean-Luc Mélenchon, » S’il appelle à voter pour moi, il aura un poste ministériel ».

    C’est on ne peut plus clair! Des ministres potiches, la belle vie continuera aux frais des contribuables. François Hollande qui n’a strictement jamais rien foutu dans sa vie si ce n’est organiser ses revenus sans travail, promet de surtaxer les tranches gagnant plus de 150.000 euros par an et  pour lui-même qui touche plus de 220.000 euros annuels, c’est la niche politique, une des rares qui restera dans l’état.

    François Hollande à l’instar de Nicolas Sarkozy n’a aucun projet si ce n’est de s’emparer de l’Elysée, et son coût de programme à 20 milliards alors que la France est plus que dans le rouge prouve s’il en était encore besoin que Hollande et Sarkozy, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Alain Juppé, ridicule et stupide conclura par une maxime électorale,  » qui est le favori en janvier n’est pas élu en mai »; et dire que certain présentait ce gugusse pour un type intelligent.

    A l’heure des comptes, Nicolas Sarkozy et François Hollande pourront se réconcilier dans la charrette conduisant à l’échafaud, le seul endroit ou ils seront vraiment à leur place….

    L’Europe, une dictature.

    janvier 23, 2012 by · Commentaires fermés sur L’Europe, une dictature.
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    Par Michel de Poncins

     

    La CEE ressemble fort à une dictature à 27 têtes, ce qui est le contraire d’une démocratie. Quel que soit le jugement de valeur diversifié que l’on porte sur la démocratie en général, les eurocrates en se prétendant démocrates ne sont pas dans la vérité. Les 27 commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle aucun. Le parlement est, d’ailleurs, lui-même élu d’une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées ; leur sens étant laissé au « jugement » du président de séance. Les gouvernements exercent, théoriquement, une surveillance par l’intermédiaire de fonctionnaires non élus mais ce n’est qu’une gentille parodie de contrôle.
    Plusieurs pays, par référendum, avaient rejeté l’idée d’une constitution européenne. Cela n’a pas gêné le moins du monde la dictature européenne. Par de vrais coups d’État, cette volonté affirmée de peuples fut contournée pour aboutir au traité de Lisbonne. L’arme financière fût parfois utilisée pour ramener à la raison les peuples récalcitrants. Dans le rêve délirant de « plus  d’Europe », le couple franco-allemand évoque une nouvelle révision des traités ; cette révision pourrait prévoir le droit pour la commission d’approuver les budgets nationaux : personne ne peut imaginer le niveau de désordre d’une telle mesure si elle voyait le jour.

    LA RICHESSE DES DICTATEURS

    Un des caractères habituels des pouvoirs totalitaires est la richesse des dictateurs. Dans ce domaine les commissaires et tous leurs compagnons de route se surpassent. La richesse s’étend jusqu’aux employés subalternes. La richesse des commissaires eux-mêmes est impossible à mesurer ; elle dépasse largement leurs émoluments par une foule d’avantages annexes. Un commissaire quittant ses fonctions touche son salaire pendant trois ans pour avoir le temps de se reclasser ! Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des eurocrates est un des moteurs de l’accroissement de la dictature européenne ; c’est un principe absolu que plus les unités publiques s’agrandissent, plus la richesse des acteurs s’accroît et moins il existe de contrôle !
    Comme toute dictature, l’hydre à 27 têtes n’est pas seule. Une grande foule d’organismes gravitent autour d’elle ; leur recensement est impossible à faire.
    Intéressons nous au sommet et à ses trois présidents : Herman Van Rompuy président de l’ensemble, un président tournant tous les six mois pour représenter les États, et Barroso, le président inoxydable de la commission. Indépendamment des problèmes plutôt réjouissants de protocole, chacun de ces personnages a ses frais et ses bureaux ; il s’occupe de marquer son territoire en se livrant à des actions diversement ruineuses. Il faut ajouter une multitude de fonctionnaires dans les pays membres. La plupart ont des ministres consacrés à l’Europe avec tout le train correspondant. Il existe à Bruxelles trois mille cabinets de lobbying ce qui avec le personnel fait une population de peut-être 15 000 personnes attachées à cette forme polie de la corruption qu’est le lobbying.

    LA RUINE ET SES EXPLICATIONS

    La ruine est une conséquence inévitable de cette situation délétère. Celle-ci se traduit par la panne de croissance. La dégradation ou le début de la dégradation de certaines notes des agences en est un autre signe ainsi que la fragilité des dettes souveraines. Le chômage atteint des taux inadmissibles. La Chine, pourtant pays communiste, est appelée au secours.
    Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres règlementations déversées par la CEE ; un commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s’occupe de tous les détails de la vie d’un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu’au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d’industries et de consommations.
    La Cour de justice aggrave l’effet du déluge : de son fait personne n’est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s’ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.
    L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l’argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites… A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les eurocrates il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.

    DES POLITIQUES MEURTRIERES

    Enfin les politiques imposées par les États membres sont à la source de la ruine des populations. Les politiques de relance à base d’actions publiques ont montré leur nocivité. Nous connaissons la tentative inutile du sauvetage de la Grèce ; les tonnes d’argent déversées sur ce pays sans arriver à le sauver l’ont été par pure idéologie européiste ; la monnaie unique était une mauvaise idée que nous avons dénoncée en son temps ; les gouvernements ont voulu la préserver en s’imaginant à tort qu’elle était nécessaire à l’Europe.
    Ne pas oublier la distribution sans contrôle de subventions dans le monde entier et ceci par des fonds spécialement créés à cet effet. Notons aussi, au titre des politiques suivies promptement par les eurocrates, toutes les mauvaises causes des idéologies ambiantes : réchauffement climatique, immigration sauvage, parité homme-femme, culture de mort avec la destruction des familles, biodiversité, etc. Chacune de ces idéologies mensongères est porteuse de ruine.
    Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne c’est-à-dire d’accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les européistes prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c’est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l’accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.
    L’euro va-t-il éclater et l’Europe aussi ? L’avenir nous le dira.

    Nicolas Sarkozy: l’heure du bilan…catastrophique !

    janvier 20, 2012 by · Commentaires fermés sur Nicolas Sarkozy: l’heure du bilan…catastrophique !
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    Pour l'audience de MetalHeart...

    A trois mois de l’élection présidentielle et au vu des déclarations tonitruantes en 2007 de Nicolas Sarkozy, le président fidèle à ses déclarations  ne devrait pas se représenter, et pourtant…

    Le Bilan:

    Perte du triple A

    Affaire Tapie, 390 millions d’euros pour le contribuable.

    Un avion neuf  un Airbus A330-200 entièrement réaménagé, qui a coûté 176 millions d’euros en 2010. Son entretien doit coûter 49 millions d’euros les trois premières années d’utilisation, puis 10 millions par an au-delà de 2013.

    2007 a 2011, 600.000 chômeurs en plus

    Plus de cent milliards d’euros d’endettement pour les français soit 1540 euros par habitant y compris les nourrissons…

    Déficit budgétaire, 2.7 en 2007, 5.7 en 2011

    Déficit commercial, 39 milliards en 2007, 75 en 2011

    Evolution du pouvoir d’achat 0%

    Dépenses, 52% du PIB en 2007, 57% en 2011

    Augmentation et création de nouveaux impôts

    Un succès sur toute la ligne

    Sarkozy demande une sanction aux français….

    janvier 19, 2012 by · Commentaires fermés sur Sarkozy demande une sanction aux français….
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    Devant l’échec total de ce quinquennat, Nicolas Sarkozy se présentera à l’élection présidentielle de 2012 afin de faire face à ses responsabilités. Les français invités par leur président à tirer toutes les conséquences de ces cinq années perdues se rendront probablement en masse aux urnes pour voter pour un autre incompétent mais avant tout pour sanctionner le sortant…

    Il restera à la justice de tenter d’éclaircir les différentes magouilles de ce quinquennat, la routine habituelle.

    A voir donc cet engagement de 2007 devant Arlette Chabot, de Nicolas Sarkozy demandant aux français de le sanctionner en 2012 en cas d’échec.

     

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    La Grèce sonne la fin de l’Euro…

    janvier 18, 2012 by · Commentaires fermés sur La Grèce sonne la fin de l’Euro…
    Filed under: Politique 

    Alors que le Portugal, l’Espagne, l’Italie sont aux prises avec différents plans de sauvetage de leurs économies, tandis que la France en pleine élection présidentielle tente de cacher qu’elle est au bord du gouffre, la Grèce elle, n’en est plus à faire semblant et affiche la couleur, elle ne pourra pas rembourser les 14 milliards dont elle devait s’acquitter le 20 mars ni la suite d’ailleurs…

    Nous l’avions écrit à maintes reprises envers et contre les déclarations des prétendus économistes comme Christine Lagarde plus douée pour nager dans une piscine que dans la finance. Seul Nicolas Sarkozy dont on se demande bien quelle est la spécialité, ne s’en est pas rendu compte !

    La Grèce ne remboursera pas un kopeck et afin de se sortir d’une situation inextricable va abandonner l’euro pour revenir au drachme et retrouver enfin une marge de manœuvre et éviter une révolution.

    S’en suivront l’Espagne, l’italie, et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, la France.

    Une faillite généralisée inévitable d’une monnaie qui a été pensé par des politiques, incapables d’administrer la moindre échoppe…. L’Europe redeviendra un marché commun, et uniquement cela. Pour une fois que Charles de Gaulle avait raison…

     

    2012 : LA DEMOCRATIE BAFOUEE

    janvier 18, 2012 by · Commentaires fermés sur 2012 : LA DEMOCRATIE BAFOUEE
    Filed under: Politique 

    Par Michel de Poncins

    Les gouvernements de maint pays dépensent de l’argent pour explorer la planète Mars, dans le vain espoir d’y trouver les traces d’une vie ancienne aujourd’hui disparue. Si le martien de la légende observait l’élection présidentielle de 2012, il constaterait que la cérémonie est sans importance réelle pour l’avenir de la France et, ceci, malgré des affirmations contraires.
    Les vœux publics inutiles et ruineux servent aux concurrents principaux à prendre des postures électoralistes et, parfois, à s’injurier publiquement. La perte du triple A en offre le spectacle, alors que la classe politique tout entière en est solidairement responsable.
    Le facteur brouillant les cartes est la monarchie républicaine qui s’est installée en France ainsi que dans la plupart des pays, donnant à l’élection présidentielle une sorte de sacre laïque. C’est un événement nouveau de l’histoire des hommes. Les rois d’Israël étaient sacrés par l’onction divine. Jeanne d’Arc avait fait sacrer le Dauphin à Reims, comme simple « Lieutenant du Roi des cieux ».
    Les urnes, désormais, tiennent lieu de Sainte Ampoule sous couleur de démocratie. Dans le monde entier le bourrage de ces urnes se pratique avec entrain, ce qui est la première façon de bafouer la démocratie. Les USA sont tellement prétentieux concernant la démocratie qu’ils envoient des bombes sur les peuples récalcitrants à leur idée sur le sujet ; pourtant, ils sont loin d’être innocents dans le bourrage des urnes. En France, si le phénomène est moins fréquent, il est aussi plus discret. La république « sondagère » a pour effet que les élections se jouent souvent à la marge : il faut alors avouer, que la tentation est terrible.

    LA SIMILITUDE DES PROGRAMMES

    La future élection est faussée au départ par la similitude des programmes. Afin d’attirer le chaland, chaque candidat s’efforce de se démarquer des autres, ce qui est particulièrement visible pour les deux candidats principaux. Dès que l’un lance un projet, l’autre lance un contre projet. Une giclée de chiffres nous est lancée, sans que personne ne puisse les vérifier.
    Une triple ruine nous est annoncée. La première viendra de la persistance plus que probable des déficits publics ; aucune mesure crédible n’étant prévue pour les éviter vraiment et les remplacer par un excédent budgétaire. La deuxième ruine proviendra de la poursuite de la folie taxative, car aucune des équipes n’envisage la forte et possible décrue fiscale, moyen connu de laisser se créer de la richesse pour tous. La troisième résultera de la poursuite du déluge de lois qui démantibulent la France depuis bien longtemps. Pour créer de la richesse, il faut, en plus de la décrue fiscale, supprimer des lois et non en créer de nouvelles. A cet égard aucun des candidats n’indique qu’il va réduire d’une façon marquante le nombre des 38 ministres ou quasi ministres et certains promettent des ministères nouveaux ; or, il existe probablement une quinzaine de ministres inutiles qui nous assassinent par leur activité législative.
    Une autre offense grave à la démocratie est le barrage opposé soit aux nouveaux candidats, soit aux petits candidats, soit encore à ceux qui sont soupçonnés de ne pas être « républicains » : ce qualificatif meurtrier leur est asséné par les détenteurs provisoires du pouvoir et selon leur propre « bon plaisir » inspiré de leur intérêt électoral. Les instruments utilisés pour ce barrage sont nombreux. Le financement public des partis est le premier ; la force fiscale vole de l’argent aux citoyens pour le distribuer largement aux anciens partis. Citons, aussi, la condition abusive des 500 signatures, véritable digue contre les nouveaux ou les petits.

    DES COUTS FABULEUX

    Une autre caractéristique de cette comédie électorale, avant même son ouverture officielle, est son coût fabuleux. Ce coût repose sur une chaîne de détournements que voici.
    En premier le détournement de fonds. Les personnages présentés abusivement comme des « candidats de gouvernement », utilisent pour faire leur campagne des sommes immenses arrachées aux contribuables. Le président, lui-même circule dans son magnifique tapis volant. Les moindres seigneurs en font autant avec moins de moyens.
    S’ajoute le détournement du temps. Le candidat socialiste confie détester les riches ; il doit se détester lui-même compte tenu des avantages formels et informels offerts par ses diverses fonctions. Or, si l’on a la générosité de penser que, malgré leur action souvent négative, il arrive que ces gens rendent de temps en temps des services véritables, comment s’expliquer qu’ils consacrent plusieurs mois de leur vie et depuis déjà longtemps à la campagne électorale ? La moindre honnêteté voudrait qu’ils renoncent pendant cette période à leurs émoluments.
    Enfin, intervient aussi le détournement de l’information .Toute la presse et les médias sont vent debout pour informer des faits et gestes des candidats. Bien entendu, les « petits » candidats et ceux qui n’ont pas été adoubés par le pouvoir sont relégués à la portion congrue. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), certes, est censé améliorer l’équilibre. Mais il n’intervient vraiment qu’à partir de l’ouverture officielle de la campagne et pour les candidats alors déclarés. Il n’est, lui-même, qu’une coûteuse bureaucratie pour une tâche humainement impossible, à savoir découper artificiellement des temps de parole dans des médias classiques ; quand le collaborateur d’un candidat est dépêché à grands frais sur le lieu d’une catastrophe, il n’est pas décompté, alors que c’est de la compassion électoraliste pure ! En outre, les réseaux sociaux lui échappent par nature.
    Le résultat de tout le micmac électoral est que le vote final ne peut pas avoir de signification intelligible. Les candidats visent successivement tous les problèmes et l’on arrive forcément à des moyennes de moyennes.
    Où est l’explication ultime de cette déroute de la démocratie ? L’on trouve inévitablement le « Tout-Etat » ou le socialisme ce qui revient au même. Dans « La  République Fromagère », je montre que le socialisme offre aux politiques et à leurs courtisans un butin immense. La campagne déjà ouverte n’est qu’une course éperdue et collective pour saisir le butin. Parallèlement et sans attendre les futures législatives, les parachutages dans tous les camps illustrent cette course au butin.
    Le peuple, à qui l’on fait croire qu’il est souverain, jugera-t-il sur la couleur d’une cravate ? A lire les commentateurs de la presse, ce n’est pas loin de la vérité.

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