• RIO, un coup d’épée dans l’eau

    juin 25, 2012 by · Commentaires fermés sur RIO, un coup d’épée dans l’eau
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    Fun facts about Rio de Janeiro | NewYorker-2-Carioca

    RIO : ECHEC ET MAT

    Les médias se lamentent sur l’échec de la conférence de RIO, censée marquer le vingtième anniversaire du premier sommet de la terre. Elle réunissait moins de participants que les parlottes antérieures. Selon la vulgate officielle, la planète serait en danger et faute d’accord international le danger perdurerait. En fait il n’y a pas eu d’accord sinon à minima. Réjouissons nous de cet échec qui éloigne le vrai danger, en vue, à savoir les progrès d’un pouvoir dictatorial mondialiste.

    L’IDEOLOGIE

    La chimère du réchauffement climatique affirme qu’il y a un réchauffement et qu’il est dû aux activités humaines et non au soleil ou autres manifestations de la nature. Cette double affirmation est contraire aux faits. Des milliers de savants américains ont envoyé une pétition à Obama pour le mettre en garde contre les erreurs ainsi formulées et les conséquences dévastatrices qu’elles pourraient avoir pour l’économie américaine ; Obama, d’ailleurs, n’est pas venu à RIO, ni Angela Merkel.
    Vaclav Klaus, président tchèque, qui fut président de l’Europe pendant six mois, est un savant et a examiné les études concernant le prétendu réchauffement et son rattachement au CO2 élevé au rang d’ennemi public numéro un ; il a montré dans plusieurs livres que c’était pure fantaisie. !
    Il est vrai que des savants fort honorables se sont engagés inversement à lutter contre le réchauffement. Comme dans d’autres chimères des forces puissantes agissent pour la consolider.
    Une chimère reposant sur un pur mensonge au départ, peut se consolider au fur et à mesure du temps jusqu’à devenir du béton ; nul, alors, ne se soucie plus d’aller aux sources pour vérifier. Les personnes qui tirent avantage de la chimère du prétendu réchauffement sont très nombreuses. Il n’est pas possible de faire une carrière paisible dans un domaine scientifique, quel qu’il soit, si l’on marque du scepticisme vis-à-vis du réchauffement climatique et de ses causes humaines : les éditeurs se dérobent et les postes intéressants vous échappent.
    Un grand nombre de firmes importantes se sont engouffrées dans l’occasion. Des sociétés ont un directeur du « développement durable ». Elles investissent dans la promotion de leur action dans ce domaine et prétendent faire des produits « durables » ou « eco-responsables », personne ne s’avisant de l’absence de signification de ce termes. Il serait inimaginable que ces sociétés se mettent brusquement à semer le doute sur la solidité de l’édifice. La presse aussi est invitée au festin, par le canal de la publicité.
    Des Danois s’étaient vantés, lors de la réunion de Copenhague, de prendre des douches très brèves pour sauver la planète (sic) : comme la douche était brève, ils n’avaient pas le temps de réfléchir à l’ineptie de leur propre comportement !

    L’HISTORIQUE

    De nombreuses parlottes internationales eurent lieu autour de l’imposture : Copenhague, Kyoto, Cancun et Durban, celle-ci avec 194 pays représentés.
    En fait, aucun pays n’est vraiment enthousiaste.
    Les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil sont très réticents à s’engager dans un accord international et mettent en accusation les pays développés de vouloir cruellement les freiner. Les États-Unis ne font pas partie du protocole de Kyoto, puisqu’ils sont les seuls à ne pas l’avoir ratifié : ils veulent seulement s’engager dans un accord global si tous les pays du monde s’y engagent de la même façon, ce qui est impossible. Le Canada et le Japon, qui sont très liés aux États-Unis, ne veulent pas s’en différencier. A la clôture de la conférence de Durban, le Canada s’est retiré spectaculairement du protocole de Kyoto.
    Chaque réunion est l’occasion de belles vacances pour les milliers de participants. Ces vacances ont lieu dans des lieux prestigieux, ceci, aux frais des contribuables du monde entier, transportés à grand renfort de CO2.

    LE MONDIALISME

    A l’abri de la chimère, les efforts pour l’installation d’un pouvoir totalitaire mondial sont manifestes. Avant RIO, l’ONU a affirmé que c’était pour la communauté internationale « une opportunité historique », permettant de définir « des voies plus sûres » pour s’acheminer « vers un monde plus propre, plus écologique et plus prospère pour tous ». C’était les termes du Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, Sha Zukang, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York.
    Il a rappelé que les États membres de l’ONU s’étaient entendus par une résolution de l’Assemblée générale sur les trois objectifs prioritaires de Rio 2012 -renouveler l’engagement politique international en faveur du développement durable, évaluer les progrès réalisés et les lacunes qui persistent dans la mise en œuvre des engagements préalablement convenus, et relever les nouveaux défis qui ont émergé.
    Les forces travaillant à l’extension de la chimère sont considérables. Il existe une Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui est au centre de l’édifice. Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un poids lourd bourré d’argent ; il s’est fait prendre il y a deux ans dans un trafic de données. La France compte un Ambassadeur en charge des négociations sur le changement climatique (sic) ; il serait étonnant qu’il n’ait pas des collègues dans d’autres pays.
    Derrière toute ces manigances, c’est bien l’installation d’un pouvoir totalitaire mondial qui est visé avec l’ONU au centre de la toile. Ce n’est, certes, qu’un des aspects de ce mouvement, mais il est déterminant.
    Les effets sont dévastateurs. Les coûts gigantesques engagés dans la chimère dépassent l’imagination. Il s’ajoute les dégâts occasionnés par les interventions étatiques. En effet, tous les États, même plus ou moins réticents, sont poussés par la propagande pour agir dans le sens de la chimère mondiale.
    La seule façon de réagir aux changements du climat, s’ils existent, est de créer de la richesse. Cette richesse permet aux gens de s’adapter et elle ne peut se créer que dans la liberté.
    L’échec de RIO est en quelque sorte une victoire de la liberté.

    Michel de Poncins

    L’Espagne dans la tourmente…

    juin 20, 2012 by · Commentaires fermés sur L’Espagne dans la tourmente…
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    My Madrid: our expert's favourite places - Telegraph

    NE PAS AIDER L’ESPAGNE

    Il y a peu nous avons montré qu’il ne fallait pas aider la Grèce. L’aide versée l’est dans un trou noir sans fond. Elle assassine en quelque sorte le peuple grec par une médecine inopérante et pour des fautes dont il n’est pas responsable.
    C’est bien à un véritable assassinat auquel le monde entier assiste médusé, accompagné d’une véritable humiliation pour ce peuple, la police anti-émeute le matraquant sans pitié. Le meurtre est organisé et, même, célébré par un groupe de gens hétéroclites, sous le vocable imprécis et abusif de « communauté internationale ». Nous avions prévu que l’incendie allait se propager ailleurs, ce qui se produit avec l’Espagne qui va recevoir 100 milliards ; le Portugal recevra 78 milliards et l’Irlande 85 milliards. L’Italie est menacée.
    La même erreur est en train de se produire pour les malheureux espagnols. Sous le faux prétexte de les sauver, cette prétendue communauté internationale va les écraser.
    Les chiffres sont dans tous les journaux et varient tous les jours. Qui peut prévoir si les 100 milliards seront suffisants ? Les marchés doutent sur ce point et ont raison. Bien que les gérants financiers soient eux-mêmes souvent vérolés par la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.) ils ont assez de jugeote pour savoir qu’une fuite en avant ne s’arrête pas si facilement.
    LES MOTIFS DE L’AIDE

    On retrouve les mêmes que pour la Grèce.
    C’est d’abord la fausse idéologie européenne. La doctrine officielle est qu’il faut sauver l’euro, lequel n’est qu’un appendice de l’édifice européen ; lors de la création de cette monnaie unique maints analystes avaient prévu avec nous qu’elle était vouée à l’éclatement ; nous n’en sommes pas loin.
    Derrière l’euro, se profile l’objectif fondamental de sauver l’Europe. Selon la doctrine officielle, l’édifice européen, qui n’en finit pas de se bâtir, serait l’horizon indépassable d’un continent de 500 millions d’habitants. C’est de la pure propagande et maints signes, s’exprimant parfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.
    Nous avons souvent observé que l’hydre européenne et son extension permanente ne s’expliquent en définitive que par la voracité financière des eurocrates, dont le nombre est si grand. Le prix à payer pour cette cupidité est la ruine pour le continent par les impôts nécessaires et par le déluge de lois imposées par l’Europe. Cette ruine se manifeste notamment par la panne de croissance.
    La mafia des eurocrates objectera que l’Europe favorise la liberté des échanges, laquelle est certes absolument nécessaire. C’est de la désinformation car la gigantesque machinerie par son coût et par le flot des directives est objectivement un obstacle à la libre circulation des biens.
    L’autre motif invoqué est de sauver les banques. Mariano Rajoy souffre dans le cas particulier de la ruine mise en place par son prédécesseur, le socialiste Luis Zapatero. Il se laisse aller toutefois à un mauvais jugement sur les banques. Elles sont dirigées par de mauvais banquiers puisqu’ils ont accordé de mauvais crédits en particulier pour l’immobilier. Il faudrait les punir en laissant les banques se vendre. Il ne manque pas de milliardaires chinois on indiens capables de les racheter et de leur faire jouer leur rôle normal de financement de l’économie. Au lieu de cela, Mariano Rajoy va ruiner l’Espagne par l’acceptation d’une aide qu’il faudra rembourser plus tard ce qui pèsera sur le peuple pendant longtemps et le fera souffrir par une austérité inévitable et indue.
    Le plus grave arrive : l’aventure européenne est un échelon de plus dans la mise en place d’un pouvoir mondialiste totalitaire aboutissant à la destruction des nations. A un peu plus de deux siècles de distance, c’est le rêve révolutionnaire en voie de réalisation !

    LES CONSEQUENCES DE CETTE AIDE ABUSIVE

    Elles sont nombreuses et terribles.
    Le peuple espagnol va souffrir peut-être autant que le peuple grec, même s’il est apparemment mieux armé. C’est d’autant plus probable que le gouvernement est aveuglé par l’inondation d’argent représentée par l’aide accordée et y voit le salut. Certes, cet argent est littéralement volé aux autres européens et même ailleurs par le truchement du FMI : peu lui importe.
    Or le salut ne pourrait venir que d’une vue objective des faits. Cette vue conduite par un gouvernement non aveuglé lui inspirerait de mettre en place une libération fiscale et sociale permettant aux entrepreneurs espagnols de créer de la richesse. Cette libération de la création de richesse en Espagne aurait à son tour une bonne influence sur le continent tout entier.
    En lieu et place, l’Espagne voit, malgré les dénégations officielles, sa souveraineté entachée par l’intervention d’une troïka. Les remèdes imposés par la doctrine officielle sont de matraquer l’économie par des impôts. Les médecins de Molière savaient déjà tuer le malade par leurs remèdes !
    Les autres nations européennes vont s’enfoncer davantage dans la crise par les impôts ou l’endettement. Panne de croissance et chômage vont s’amplifier. L’exemple va faire tâche d’huile : Portugal, Italie et ailleurs… .
    Le message est clair pour les autres pays et les autres banques. Il y a de l’argent et allez-y gaiement avec cet argent créé artificiellement et venant de nulle part.
    L’assassinat en cours du peuple grec est crime. L’assassinat en route du peuple espagnol le rejoint. A la différence des autres crimes, les criminels sont très nombreux et dans leurs mains entrelacées, personne n’est seul responsable.
    S’il existe un tribunal de l’histoire ils ont donc de grandes chances d’échapper au châtiment mérité !

    MICHEL de PONCINS

    Europe, chomage et ruine….

    juin 12, 2012 by · Commentaires fermés sur Europe, chomage et ruine….
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    Phoenix Europe - transport international

    CHOMAGE : JEREMIADES SUR JEREMIADES

    Le prophète Jérémie pleurait sur le malheur des temps mais ne le créait pas lui-même. Les lamentos publics sur le chômage ne cessent pas et ne sont pas près de cesser à mesure que les mauvaises nouvelles déferlent. Ces lamentations sont d’autant plus fortes qu’elles proviennent de ceux-là mêmes qui créent le drame, tout en veillant avec soin à y échapper personnellement.
    Les chiffres sont mauvais dans toute la zone euro. fin avril, 17,4 millions de personnes se trouvaient sans emploi soit 11 % de la population active et 110 000 personnes de plus qu’en mars. La France, comme souvent, est en pointe si l’on peut dire. Avril est le douzième mois de hausse consécutive aboutissant à un total de 2,75 millions de chômeurs ; toutes les catégories de la population sont touchées mais surtout les jeunes et les séniors.
    Le phénomène n’est pas nouveau. Depuis longtemps et quelle que soit la couleur apparente ou réelle du gouvernement le problème s’aggrave. Or, ce n’est pas du tout une fatalité comme nous allons le voir.
    En novembre 2011, il y eut trente mille demandeurs d’emploi supplémentaires les jeunes étaient particulièrement touchés. Le taux de chômage « officiel » était de 10 %. En fait ce pourcentage est faux, car les 10 % se rapportent à la population active laquelle comprend les fonctionnaires ou assimilés qui ne risquent pas le chômage ; rapporté aux salariés du privé, le pourcentage réel deviendrait de 20%. L’Allemagne de son côté affichait alors un taux officiel de 6,4 % et connaissait une pénurie de main d’œuvre.
    Antérieurement, en avril 2009, le Président Sarkozy présentait un plan d’urgence destiné prétendument à atténuer le taux de chômage. Il visait à faciliter le recrutement de jeunes dans les entreprises par le biais de l’apprentissage et de contrats aidés. Il était promis 320 000 contrats d’apprentissage en un an, grâce à une exonération de charges et à une prime spéciale ; de l’argent fut déversé dans une campagne d’information sur l’apprentissage ; personne ne peut savoir si des contrats d’apprentissage supplémentaires ont été conclus. Des sortes de nouveaux fonctionnaires, sous le nom de « référents », devaient faire la promotion de l’alternance.
    En remontant le temps, le 4 juillet 1977, Raymond Barre avait lancé le premier « pacte national pour l’emploi des jeunes », Ses successeurs à Matignon ont inventé une kyrielle de dispositifs : contrats de qualification, stages d’insertion dans la vie professionnelle, travaux d’utilité collective, contrats emploi-solidarité, emplois-jeunes, contrats jeunes en entreprise, contrats d’insertion dans la vie sociale, contrat de professionnalisation. Dominique de Villepin plus tard mit en œuvre un « plan d’urgence pour l’emploi des jeunes ».

    POURQUOI LE CHOMAGE ?

    Arrêtons ce désolant historique et voyons les causes. Cela conduira aux remèdes lesquels existent malgré la propagande officielle contraire.
    Les explications le plus souvent citées sont nombreuses : désindustrialisation, atonie de l’investissement, chute des exportations, coût du travail excessif, nombre excédentaire des fonctionnaires, les 35 heures, immigration sauvage, Smic en accroissement constant, code du travail et son incroyable complexité, grèves permanentes chassant les investisseurs hors de France, nuée d’organismes publics souvent immortels et prétendant s’occuper de la calamité .
    En fait cette énumération mélange les causes et les effets. Il y a trois causes majeures : la fiscalité en folie, le code du travail et l’immigration sauvage.
    Dans le cadre restreint de ce flash, il n’est pas possible de tout traiter et nous allons parler uniquement de la fiscalité. Nous allons voir ainsi que François Hollande en héritant d’une catastrophe nationale s’est empressé de l’aggraver.

    LA CREATION D’EMPLOIS

    Seules les entreprises peuvent créer des emplois. Nous excluons les entreprises du Cac 40 ; celles-ci ont tout compris et gagnent leur argent à l’étranger. En plus, structurellement, les très grandes entreprises ne sont guère créatrices d’emplois.
    L’immense tissu des autres entreprises est prêt à créer des emplois en grand nombre si on ne les en empêche pas par les lois fiscales et sociales. Cela peut concerner aussi bien des firmes de milliers de personnes que des PME ou des TPE.
    Comment se prend la décision d’embaucher ou pas ? Le processus est le même qu’il y ait un décideur, le patron, ou un groupe de décideurs. Il faut légitimement que l’embauche maximise les profits. Chaque décision d’embauche répond à un challenge : produit nouveau, marché à l’extérieur, concurrent agressif, acquisition d’une licence, opportunité à saisir… .
    Le risque est toujours important. Il est très grand pour l’entreprise personnelle ou familiale, car souvent le patrimoine du patron est dans la balance.
    En clair et pour résumer, il faut que les risques et le coût de l’embauche soient largement inférieurs aux profits espérés, ceci si possible d’une façon pérenne. C’est là que la fiscalité intervient dans le cadre de la centaine d’impôts que paient les entreprises. Elle intervient aussi avec bien d’autres impôts : un impôt sur les super riches les chassent hors de France et crée du chômage en conséquence.
    Si le décideur sait que le fisc le privera de la totalité ou de l’essentiel de ses efforts, il restera l’arme au pied en rongeant son frein. C’est ce qui s’est passé tant de fois avec les Chirac, Sarko et compagnie ; le résultat est connu avec la croissance désolante du chômage engendrant à son tour d’autres calamités.

    L’INCERTITUDE DU CHATIMENT

    Avec François Hollande un facteur nouveau apparaît, à savoir une incertitude maximum sur la punition réservée aux entrepreneurs. Cette longue incertitude dure depuis les primaires socialistes mais elle s’est durcie pendant la campagne officielle. Depuis l’élection elle s’envole dans le nuées. Tous les jours les médias parlent de la menace fiscale détaillant le menu des réjouissances avec toutes les variantes possibles. Dans ce menu les entreprises sont particulièrement visées !
    Tout récemment Martine Aubry vient de lâcher une véritable bombe en disant que les impôts déjà prévus ne suffiront pas et elle a fait allusion à d’énormes marges de manœuvre fiscales (sic). C’est si grave qu’il est permis de s’interroger : la « Kamarade » ne fait-elle pas payer au président son ingratitude en lui savonnant par avance la planche ? Tout ce micmac se déroule sous l’œil goguenard de la CEE, elle-même source connue du chômage dans le continent.
    Dans ce tintamarre aucune mesure d’économie réelle et immédiate n’est prévue alors que cela permettrait aux entreprises d’éviter le déluge fiscal. Le résultat immédiat est le freinage ou l’arrêt des embauches, avec le chômage en folie.
    Il n’est pas possible que les polittiques au pouvoir ignorent le lien cruel entre la courbe du chômage et la chasse fiscale ouverte contre les entrepreneurs. Certes, manipulant l’opinion par médias interposés, ils répandent le gros mensonge d’une prétendue fatalité et finissent peut-être par y croire. A l’abri de ce mensonge, se trouve un problème de culture : la chasse aux entrepreneurs fait partie de la chasse aux riches, tous étant suspects par nature.
    D’étranges souvenirs resurgissent en cette occurrence. Lors de la révolution dite française, Robespierre dut sa chute à l’incertitude qu’il laissa planer sur ses futures victimes qui se révoltèrent à temps ! D’âge en âge, l’idéologie révolutionnaire se transmet.
    Ce flash attire principalement l’attention sur l’aspect fiscal évident du chômage avec l’adjonction dramatique de l’incertitude. Simultanément il montre que la voie pour l’atténuer, voire l’éradiquer, est largement ouverte surtout si on s’attaque aussi aux autre causes citées ci-dessus.
    Un peu d’optimisme peut cependant apparaître. L’évidence est telle que les victimes peuvent se réveiller malgré la propagande.
    Encore faut-il que leurs cris ne tombent pas dans l’oreille de sourds !

    MICHEL de PONCINS

    Taxe Tobin, un serpent de mer

    juin 4, 2012 by · Commentaires fermés sur Taxe Tobin, un serpent de mer
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    TO BIN OR NOT TO BIN

     

     

    La taxe TOBIN est un vieux serpent de mer qui refait surface indéfiniment et revient soudain dans l’actualité par la volonté de la CEE. L’idée meurtrière charrie toutes les luttes contre le capital et les capitalistes dont, cependant, nous avons tant besoin. En même temps, elle montre une nouvelle fois la folie taxatoire de tous les pouvoirs. Elle reflète leur furie dépensière, la dépense publique étant leur pain quotidien dans tous les sens du terme. Une autre idée mensongère est inscrite dans les gènes de l’opération ; l’argent enlevé par la force aux riches irait nourrir les pauvres. Les lecteurs réguliers de ces flashs savent très bien comment et pourquoi un tel transfert ne s’est jamais vu.

    En 2002, le gouvernement a demandé l’instauration d’une taxe sur les mouvements de capitaux ou sur le développement mondial, tout en prenant soin de dire que ce n’était nullement une taxe Tobin : comprenne qui pourra. En 2005, Villepin a demandé à l‘ONU de créer une taxe Tobin, sous forme de 5 dollars sur chaque billet d’avion, et promettait de la mettre en route en France sans perdre de temps dès 2006, éventuellement avant les autres pays. En 2012, lors de la campagne présidentielle, la chasse aux riches et aux capitalistes fut ouverte chez tous les candidats. Le candidat, François Hollande, rêvait d’une taxe spéciale lors de l’achat d’une action d’une entreprise française à quel qu’endroit dans le monde que cet achat se produise. Il faudra clairement expliquer aux tribunaux ce qu’est une entreprise française et aux gestionnaires des grandes bourses mondiales comment s’y prendre pour ramasser les sous.

     

    UN PEU D’HISTORIQUE

    Historiquement, la taxe Tobin fut imaginée par James Tobin, un professeur américain de l’université de Yale, comme un outil de lutte contre la spéculation financière ; pour ce prix Nobel de l’économie en 1981, il s’agissait de taxer toutes les transactions de change pour décourager les spéculateurs qui effectuent des allers et retours en quelques semaines ; aujourd’hui c’est en quelques secondes ! La taxe de faible taux redistribuerait ses recettes vers les pays les plus pauvres. C’était une période d’euphorie boursière. Oubliant que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, il était facile de s’indigner de ces capitalistes aux privilèges injustifiés.

    L’un des mécanismes envisagés annonçait une nouvelle bureaucratie ce qui est le signe de toute action étatique. Pour être efficace cette taxe devait avoir une assiette, un taux et un recouvrement identiques dans tous les pays. Elle serait collectée et administrée par chaque gouvernement sur toutes les opérations concernant le marché des changes des résidents dans sa juridiction. On voit la future usine à gaz ! Les produits de cette taxe seraient reversés à un fond central contrôlé soit par le FMI, soit par la Banque Mondiale, soit par une structure démocratique et responsable sous le contrôle des Nations Unies.

    Cet organisme devrait ensuite redistribuer le produit collecté, étant précisé que les pays pourraient garder une partie de leur récolte. Le taux devrait résulter d’un compromis entre la volonté de stopper la spéculation, de ne pas gêner les autres opérations et de rapporter des recettes fiscales d’un certain montant. Pour la France, les recettes d’une taxe au taux de 0,2 % représenteraient la bagatelle de 68 Milliards de F, de l’époque soit plus de 8 fois l’ISF !

    Elle serait, si elle était instituée, le seul impôt vraiment international qui permettrait de décourager la spéculation, de favoriser le développement économique des pays et d’aider, par un système redistributif, les pays les plus pauvres.

    L’EUROPE A LA MANOEUVRE

    Quelle est la nouveauté aujourd’hui qui justifie ce flash ? C’est l’intervention fracassante de la CEE. Elle se produit par une prise de position officielle du commissaire européen à la fiscalité, ce qui introduit dans le tableau général des nuances nouvelles. D’abord, pourquoi un tel commissaire ? Parce que l’extension indéfinie de la CEE oblige à multiplier le nombre de commissaires inutiles. Un commissaire à la fiscalité ne peut que rêver d’impôts nouveaux, ce qui est le contraire de toute action économique raisonnable et logique.

    Pour justifier la taxe Tobin, il n’hésite pas à évoquer un prétendu « vide fiscal », le secteur financier n’étant pas assez taxé (sic). En plus, le but inavoué de tout organisme public est d’avoir « une taxe bien à soi », gage d’action sans contrôle, ce qui serait le cas. La modestie initiale du projet est mise en avant : au départ, 0,1 % sur les actions et obligations avec 0, 01 % sur les produits dérivés. Cela rapporterait tout de même 57 milliards d’euros à la France : la ficelle est grosse car « petit impôt devient toujours plus grand ». Le gaspillage est largement ouvert : les États bénéficiaires pourraient faire des investissements ciblés autant dire des investissements publics. La présentation va jusqu’à prétendre faciliter la croissance alors que le projet assècherait les financements privés uniques gages de croissance.

    En fait, la taxe Tobin est une très mauvaise idée. Lutter contre la spéculation est aussi difficile que de construire un château de sable pour lutter contre la marée. En outre, la spéculation et les spéculateurs sont nécessaires pour lubrifier l’économie. Si, malgré bien des réticences exprimées, elle était instituée, ce sont les paradis fiscaux qui en profiteraient. L’enthousiasme des Eurocrates reflète seulement leur appétit insatiable pour le pouvoir et la richesse qui s’ensuit.

    Il faut, certes, aider les pauvres. Pour atteindre ce but, il faudrait détaxer au maximum et non surtaxer.

     

    MICHEL DE PONCINS

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