• François Hollande et sa croissance…

    février 26, 2013 by · Commentaires fermés sur François Hollande et sa croissance…
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    Portrait d'un nain assis en terre - Diego Velazquez

    Si ce n’était tragique, ce serait vraiment un spectacle du plus grand comique. Chacun des acteurs plus ou moins officiels brandit son chiffre au sujet de la croissance. C’est l’occasion d’un nouveau couac dans le gouvernement. Laurent Fabius, dont personne ne comprend ce qu’il vient faire dans cette galère, minore les chiffres du gouvernement. Moscovici bien dans son rôle proteste vigoureusement. Décidément, le chef d’orchestre Jean-Marc Ayrault  a bien du mal avec ses musiciens. La Cour des Comptes s’en mêle et affiche son pessimisme. Quant à l’Europe, elle a communiqué ses prévisions le 22 février et elle écrase tous les chiffres avec mépris : son pouvoir en extension permanente lui permet de jouer les gendarmes. Comme la France aux yeux de tout le monde ne se réforme pas, elle la menace de sanctions financières ce qui est aberrant et insupportable. Ces péripéties montrent une fois de plus que l’adhésion à la CEE conduit à  une destruction lente mais régulière des nations, ce que beaucoup de peuples ne veulent pas malgré les votes plus ou moins truqués ici ou là.

    De toute façon et quelles que soient les nuances tous les chiffres annoncés sont ridiculement bas. La sainte croissance disparaît sous le tapis. L’Europe, dans son ensemble, est presque en récession et cela montre aussi son rôle négatif sur le plan économique sans parler du reste. Un vrai gendarme doit être au-dessus de tout soupçon. Or la situation est si grave que les autres continents qui sont plus prospères se plaignent de la faiblesse du nôtre. Pendant ce temps plusieurs pays sont l’objet d’émeutes. Personne ne comprend l’austérité imposée par l’Europe et la rigueur qui s’ensuit. Des dirigeants corrompus échappent eux-mêmes à la rigueur et le fossé se creuse entre les classes politiques et les simples citoyens.

     

     LA FOLIE TAXATIVE

    Le pire si l’on peut dire est que le pouvoir, tout en versant légitimement des larmes sur la croissance perdue, organise tout ce qu’il faut pour l’assassiner. Dès la préparation du tsunami fiscal que ce pouvoir avant l’élection avait promis, chacun des acteurs, que ce soit une entreprise ou un particulier, a commencé à lever le pied. Ensuite quand la menace est passée dans les faits ce fut terrifiant ; malheur aux riches, chasse aux entrepreneurs, actionnaires punis, retraités rognés, classe moyenne étranglée. S’ajoute une inventivité fiscale délirante. En dernière nouvelle il est question d’attaquer les familles. Le Président, en visite au salon de l’agriculture, a prévu un nouveau tour de vis fiscal pour 2014 !

    Globalement la chasse aux riches fabrique des pauvres et la paupérisation est bien le signe de la faible croissance. Le prétexte invoqué est qu’il faut équilibrer les comptes ou au moins revenir dans la règle du  3 %. Bien que ce 3 % soit un objectif très insuffisant nous l’enregistrons. Croire que l’ouragan fiscal équilibrera les comptes est une funeste illusion : trop d’impôts tue l’impôt.  En outre, le Président et son entourage sont drogués à la dépense publique et ils volatilisent l’argent de tous côtés contrairement à leur objectif prétendu.

    Dans cette situation délétère et tout soudain, le même pouvoir se réveille sentant le parquet qui s’effondre et il commande un rapport. L’auteur, Louis Gallois, est un haut fonctionnaire socialiste n’ayant pas l’expérience de la direction d’entreprises capitalistes, mais uniquement d’entreprises publiques comme la SNCF. Il ne peut donc connaître le fonctionnement réel des entreprises privées.

    Il a, d’ailleurs, montré son incompétence en brandissant son rapport sur le perron de l’Elysée avec 22 mesures. Ces  22 mesures  ne sont que du copier coller de nombreux rapports antérieurs sur le même sujet et ressemblent toutes à des usines à gaz. Elles ne peuvent  remédier à la désindustrialisation, au chômage et à la paupérisation.

    Le pouvoir  sans rire du tout a  proposé 35 mesures pour restaurer la compétitivité perdue ! Il n’est plus question de choc : les  principales mesures concernent le budget 2013. Alors que des entreprises meurent tous les jours, on leur promet des lendemains qui chanteront en 2014 ! L’illisibilité est totale  dans un nuage d’usines à gaz, le nuage voguant selon le vent des déclarations et des votes.

    LA SOLUTION

    La solution pour restaurer la croissance perdue et la compétitivité des entreprises, uniques créatrices de richesses est connue des économistes.

    Il faut pour l’essentiel libérer fiscalement les entreprises par la suppression totale de deux ou trois grands impôts. Pour au minimum équilibrer les comptes, il s’impose de faire des économies. Celles-ci ne doivent pas se limiter à des mesurettes. Elles doivent être liquides, immédiates et massives. Dans un pays socialisé à 75 % le champ est immense.

    Très rapidement alors le peuple français retrouvera la prospérité à laquelle il a droit au lieu d’une austérité qui lui est imposée par la force

    Michel de Poncins

    Mario Draghi est-il ou fait-il l’idiot?

    février 19, 2013 by · Commentaires fermés sur Mario Draghi est-il ou fait-il l’idiot?
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    Mario Draghi's historic choice | Gavyn Davies

    Une révolution à la BCE et le mot n’est pas trop fort!  Mario Draghi, le Gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré que la monnaie devait être forte, que la planche à billets devait rester dans le tiroir et que les taux bas ne pouvaient perdurer sans conséquences.

    Après avoir imprimé ce qu’il convient d’appeler de la fausse monnaie à tour de bras, Mario Draghi se rétracte et joue à l’économiste responsable….

    Mario Draghi déclarait: « Soyons clairs : des changements de politique de taux d’intérêt ne sont pas normalement le meilleur instrument pour répondre à des déséquilibres financiers. Si ces déséquilibres ne menacent pas directement la stabilité des prix au niveau de l’ensemble de la zone euro, c’est aux Etats d’y faire face ». Ce qui veut dire en clair qu’il se désengage de toute responsabilité dans la catastrophe qui va arriver à l’Europe et à l’Euro.

    Au début de sa mandature, on a pu prendre sérieusement Mario Draghi pour un incompétent, un simple d’esprit pour avoir accepté un tel poste sans en avoir pesé les conséquences.

    Aujourd’hui, avec ce revirement, Mario Draghi semble donner tort à tout le monde… Et si il n’était qu’un escroc, intellectuellement parlant bien sur? Mais l’Europe n’est-elle pas une immense escroquerie?

     

    Février 2011 : « L’Italie n’est pas un pays à risque ». C’est Mario Draghi, qui était alors gouverneur de la Banque d’Italie, et membre du conseil de gouvernance de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui avait fait cette déclaration. Un an et demi plus tard, les taux d’intérêt sur les obligations italiennes étaient au plus haut, et Draghi, devenu entretemps gouverneur de la BCE, s’est engagé à faire « tout ce qu’il faudrait pour sauver l’euro », c’est-à-dire, à racheter des montants illimités d’obligations d’Etat des pays en difficulté sur les marchés financiers.

     

    A Noter: Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avait été informé des doutes des inspecteurs de la Banque d’Italie  sur Monte dei Paschi di Siena, au coeur d’un scandale politico-financier, alors qu’il dirigeait la banque centrale italienne, a déclaré à Reuters l’un de ses responsables.

     

    Ramon Lacontessa

     

     

     

     

    L’euro fort contre un François Hollande faible….

    février 12, 2013 by · Commentaires fermés sur L’euro fort contre un François Hollande faible….
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    De nouveau, revoici sur le devant de la scène la bataille des idées et des faits sur le front des monnaies. Les journaux et médias bruissent à l’envi de calculs et de courbes montrant que l’euro serait trop fort et détruirait nos capacités exportatrices ; évidemment cela se prolongerait dans le chômage, dans les fermetures accélérées de sites industriels et dans la panne de croissance.

    Le débat est international et envahit l’Europe ; c’est le moment où la Chancelière allemande, Angela Merkel, vient de donner vertement une leçon au  Président Hollande. Ce fut très exactement le 6 février au stade de France où ils se rencontraient pour un match de football France-Allemagne que nous avons perdu ! Hollande ayant plaidé pour une quasi dévaluation de l’euro, elle a fait savoir avant son arrivée qu’il ne pouvait en être question.

    Son hostilité à toute manipulation de ce genre s’explique par l’histoire. Les allemands ont tellement souffert de l’hyper-inflation de la république de Weimar qu’ils en sont vaccinés de génération en génération. C’est pour cette même raison que le siège de la BCE fut fixé à Francfort. S’ajoutait aussi dans le désaveu assez humiliant imposé à la France la preuve par les faits. La prospérité coutumière, malgré des ratés, de l’industrie germanique s’explique certes par certaines causes comme des choix stratégiques heureux, mais ce sont des causes secondes ; l’existence  régulière d’une monnaie forte est largement explicative.

     

      LE DETAIL DES VERTUS

    Venons en à détailler les vertus d’une monnaie forte ce qui va directement à l’encontre de  la vulgate officielle. Plaider en effet pour une monnaie forte et, encore mieux, réputée pour telle sur la longue durée, est une entreprise difficile et nécessaire tant l’idée erronée des dévaluations réputées compétitives est ancrée dans les esprits par une propagande incessante.

    Un pays, la Suisse, encore une fois vient à notre secours.

    Un des facteurs principaux du succès suisse est l’existence d’une monnaie forte. Depuis des lustres et très régulièrement, le franc suisse se trouve réévalué dans les faits par rapport aux autres monnaies et ceci pour le bien de la richesse nationale. Cela n’empêche pas, d’ailleurs, de  temps à autres des industriels suisses de protester contre une nouvelle appréciation du franc : personne ne leur reprochera de céder aux difficultés du court terme.

    L’intérêt d’une monnaie forte est double. D’abord, dans la compétition mondiale, que la Suisse ne refuse pas bien au contraire, les  entrepreneurs sont conduits à l’excellence à la fois dans les décisions et dans les investissements : c’est cette course à l’excellence qui crée la vraie richesse. Le petit pays  déborde largement le cadre bancaire et est à l’origine d’entreprises tout à fait considérables dans le domaine pharmaceutique, dans la haute technologie  ou dans d’autres domaines : ce n’est pas un hasard.

    Un autre avantage est de donner aux acteurs économiques la possibilité de réaliser des investissements à l’étranger dans des conditions perpétuellement favorables étant donnée la force de la monnaie nationale. Là aussi, la compétitivité issue de la liberté joue un rôle et permet justement aux entreprises suisses de devenir des géants mondiaux sans payer trop cher la place à conquérir. Ce point est essentiel car la richesse d’une nation repose largement sur des investissements en capital bien conduits ; comme expliqué dans le livre « Tous capitalistes ou la réponse au socialisme ».

     

    LES DEVALUATIONS INEFFICACES

    Il faut ajouter un point essentiel et que personne ne met en lumière. Les dévaluations pratiquées par le pouvoir politique sont immorales. Il y a bien longtemps, Moïse reçut sur le Mont Sinaï les commandements de Dieu, dont le célèbre : « Tu ne voleras pas ». Depuis ce fait historique, toutes les législations ont imposé, à la fois aux croyants et aux incroyants, le respect des contrats privés et de la propriété. Or, la dévaluation imposée par les pouvoirs politiques est une rupture de contrat et une atteinte à la propriété. Comme l’exemple de la Suisse le montre, elle est inopérante ; ceci est une conséquence de cela et ce n’est donc pas non plus un hasard. Le capitalisme réussit par ses qualités intrinsèques et aussi parce qu’il est moral, reposant sur la fiabilité des contrats.

    En outre, la dévaluation revient à donner la clé de la monnaie aux politiques et c’est donc ouvrir la boite de Pandore, ceux-ci agissant selon leur bon plaisir momentané et  changeant, avec toutes les combines possibles.

    Enfin, la dévaluation un jour dans un pays pousse les autres pays à riposter souvent par du protectionnisme et la course ne s’arrête ainsi jamais.

     

    POURQUOI CE CHARIVARI ?

    Le pouvoir tourne en rond sur le plan économique gérant une crise et un chômage dont il est largement responsable. Il refuse par idéologie et par intérêt les solutions que les économistes connaissent bien. Sur le plan de la communication, il lui faut un bouc émissaire et il est trouvé dans la fausse théorie de l’euro fort.

     

    Michel de Poncins

    L’inutile mois de janvier de François Hollande

    février 7, 2013 by · Commentaires fermés sur L’inutile mois de janvier de François Hollande
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    Depuis le premier Janvier 2013, le Président actuellement en vigueur, François Hollande, va presque tous les jours  visiter une  catégorie de la population pour lui présenter ses vœux. Les jeunes, les syndicats, les gendarmes : tout le monde y a droit. Il a depuis belle lurette abandonné le train utilisé seulement pour quelques belles photos et emprunte souvent son magnifique objet volant, ceci à grand renfort de kérosène. C’est l’occasion de lancer des banalités ridicules du genre « La jeunesse est l’avenir ». S’y ajoutent à chaque fois des promesses intenables comme celle de terrasser le chômage avant la fin de l’année, alors qu’il sait bien qu’il ne pourra pas le faire ; les médias énamourés dégustent ces promesses.

     

    DES VOEUX ET DES BUFFETS

    Ces vœux du Président ne sont que la pointe de l’iceberg des innombrables vœux publics français, véritables scandales générant l’effet de ruine dans toutes les catégories de la population avec par ricochet le chômage et la pauvreté.

    Si, depuis le premier janvier, vous avez essayé de contacter votre député ou votre maire, vous avez constaté qu’il était « in-tou-chable » parce que, justement, il était à la fête. Vœux et ensuite « galettes des rois » se succèdent sans interruption, les galettes des rois ne gênant guère ces fameux républicains dès lors qu’elles sont gouleyantes. Un ministre, naguère, s’est vanté d’avoir invité pour recevoir « ses » vœux 10 000 personnes au total, dans « son » ministère, « sa » ville et « sa » présidence de région. Il était présenté avec gourmandise par la  presse comme un « pro », tant son adresse était grande dans la préparation et la tenue de ces multiples fêtes.

    Dans les fêtes et réceptions publiques, il peut, certes, arriver que les simples contribuables soient invités. Cela fait partie de ce que l’on dénomme « la stratégie des miettes » : les prédateurs publics spéculent sur leur modeste joie pour continuer à les spolier en paix. Il s’agit, d’ailleurs, de « miettes » en bonne et due forme et parfois, on les aperçoit voleter au coin des vestons. En dehors de ces quelques contribuables invités par erreur, les Hommes de l’État se retrouvent entre eux dans ces réceptions de début d’année : le Président du Conseil Général donne la main au Député, qui la transmet au Chef Syndicaliste. Le Président d’association subventionnée la saisit au passage et la repasse au directeur de société d’économie mixte ; tiens voici le Sous-Préfet qui tend la main au Président du Conseil Général, terminant ainsi la boucle. La balade des mains se produit entre gens qui vivent tous des impôts. On écoute les discours d’une oreille distraite en lorgnant sur le buffet.

    Certains pourraient se demander si le total des frais occasionnés par ces vœux représente un chiffre assez significatif pour générer  la pauvreté dans le corps social. Or le calcul montre qu’en fait les frais occasionnés par les vœux publics en France, lesquels constituent une véritable exception française, représentent à peu près 0,2 % du PIB ce qui est tout à fait considérable et suffisant pour faire partir des industries et engendrer du chômage et de la pauvreté.

     

    LE CALCUL

    Voici les termes du calcul approximatif.

    Il y a d’abord les buffets : pas de vœux réussis sans buffets bien garnis. Pour évaluer le coût des buffets il faut d’abord savoir combien il y a de « puissances invitantes » suivant la terminologie prétentieuse de ces gens. Bien entendu au départ il y a les 40 ministres chacun offrant ses vœux ici ou là ; mais il faut ajouter bien d’autres puissances invitantes comme les dirigeants de l’opposition qui vivent aussi des fonds publics, les dirigeants d’un grand nombre d’assemblées et puis les dirigeants de groupes parlementaires et des Hautes Autorités Administratives. L’évaluation approximative de toute cette population nous amène à 300. Il faut maintenant ajouter le millefeuille administratif qui pèse si lourdement sur toute la France. Un rapport Balladur avait évalué à 591 unités le millefeuille administratif ; nous pouvons arrondir à 600 et nous voilà à un total de 900. Que penser des 36 000 communes ? Les communes les plus importantes, les syndicats des communes, et l’intercommunalité nous conduisent probablement à 1000 puissances invitantes supplémentaires ce qui nous porte à 1900 ; arrondissons  à 2000.

    D’autres éléments doivent être pris en compte. Président et Ministres font la fête tous les jours mais les puissances invitantes de moindre catégorie ne font pas la fête tous les jours : il faut faire une moyenne. Soyons modestes et limitons nous à quatre fêtes en moyenne ce qui nous porte le total à 8000 fêtes. Combien de fêtards dans chacune des fêtes ?  L’on se précipite en général pour être invité et il est vexant dans les provinces de ne pas serrer la louche du préfet à cette occasion. Là aussi nous sommes obligés de prendre des moyennes et nous supposons 200 fêtards par séance. Nous voici avec 1 600 000 fêtards.

    Dans notre évaluation à la louche, si l’on peut dire, il reste à savoir à combien nous évaluons la place. Il faut tenir compte non seulement des frais des traiteurs mais des transports pour amener les fêtards avec souvent des fonds publics et prendre en considération l’amortissement ainsi que l’entretien des fabuleux palais dans lesquelles se passent ces multiples fêtes. Nous supposons en moyenne un coût de 200 € par place et nous voici à 320 millions d’euros simplement pour le prix des buffets bien garnis.

     

    LE TEMPS

    Nous allons surprendre nos lecteurs car nous n’en sommes qu’au début du scandale et encore au sommet de l’iceberg. Un économiste honnête, doublé d’un comptable scrupuleux, doit prendre en compte le temps des fêtards. En effet, faisant preuve pour une fois de gentillesse, nous pensons que ces fêtards sont des personnes de très grand talent même si ils appartiennent aux branches mortes de la nation et exercent parfois leurs talents d’une façon nuisible : voire les chefs syndicalistes ou les dirigeants de l’éducation nationale. Au lieu de passer la journée bouche bée devant une puissance invitante dont ils n’ont rien à faire ils pourraient, avec leurs talents propres,  créer de la richesse dans leur domaine de compétence. Nous ne prendrons pas pour l’évaluation de la valeur de ce temps le tarif d’un PDG du CAC 40, ce qui ne voudrait rien dire. Nous prenons seulement 2000 € par vacation de fêtard ; 2 000 euros multiplié par     1 600 000 nous donne 3,2 milliards d’euros

    Avec le coût des buffets nous voici à 3,52 milliards d’euros.

     

    D’AUTRES FRAIS

    Nous n’avons pas encore fini car lorsque l’on détricote les causes du désastre français l’on n’est jamais au bout. Une troisième catégorie d’autres frais doit être prise en compte.

    Que les lecteurs sceptiques prennent la peine de sortir de chez eux. A la campagne, début janvier ils reçoivent en pleine figure, par voie d’affiche sur les routes, les vœux du Conseil Général  dont ils n’ont rien à faire et à Paris, pendant huit jours, les vœux du Maire. Il faut voir les dames du quartier remercier avec effusion le Maire pour la boîte de chocolat qu’il leur a « offerte » avec l’argent qu’il a ramassé dans toutes les rues, non sans en garder précautionneusement une part pour lui.

    Ajouter les cartes de vœux avec frais d’envoi à toute la population, les frais de dessinateurs et de logos, les affiches, les services de communication. Un ministre, naguère, voulant sans doute montrer son attachement aux valeurs de la République avait envoyé en France et à l’étranger des milliers de cartes de vœux avec des images obscènes mettant en jeu certaines de nos gloires nationales. Quand l’on voit, dans le journal local, la photo d’un Conseiller Général venu « offrir » les vœux du Conseil Général dans un asile de vieux, il faut bien comprendre de quoi il s’agit. Ce Conseiller Général reçoit pour cette tâche sympathique une prime, plus ses frais de déplacement, le tout probablement sans impôt. Ne pas oublier le temps des attachés de cabinet chargés de préparer les discours et d’y semer les phrases idiotes habituelles.

     

    LE  TOTAL GENERAL

    Personne n’a intérêt à nous informer sur cette dernière catégorie de frais qui se perd dans le marécage nauséabond de la comptabilité publique. L’on peut imaginer que cela nous conduit à un total général de 4 milliards d’euros soit  0,2 % du PIB. Les impôts et charges nécessaires pour financer cette insupportable spécificité française mènent à due concurrence aux délocalisations, au chômage, voire à la pauvreté. Les innombrables fêtards objecteront que nous parlons de gouttes d’eau : objection classique. Mais de multiples gouttes d’eau forment le torrent de la ruine que les prédateurs publics infligent aux autres.

    Un diplomate allemand rencontré par hasard il y a quelques années lors d’un mois de janvier avait dit que les vœux publics dans son pays se réduisaient à presque rien mais avait du abréger l’entretien pour courir entendre des phrases banales lors d’une cérémonie !

     

    Michel de Poncins

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