• Christine Lagarde, chef de bande et du FMI

    mai 28, 2013 by · Commentaires fermés sur Christine Lagarde, chef de bande et du FMI
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    Mise en examen de Christine Lagarde | Contribuables Associés

    On l’avait compris, les juges en charge de l’affaire Christine Lagarde ne l’ont pas mise en examen par égard pour le FMI, institution dont l’activité principale est de sabler le champagne et de s’en mettre plein les poches avant de redistribuer les fonds versés par les états membres. Un travail très difficile qu’un employé de bureau de poste pourrait remplir et c’est pour cela que l’on recrute des gens ayant fait preuve de leurs incompétences….

    Christine Lagarde si comme on a pu le constater était nulle comme ministre des finances durant quatre ans sait par contre très bien mener sa barque, étant à la tête d’une jolie fortune…. Il ne serait pas étonnant que Bernard Tapie, une crapule notoire est lui aussi participé par un geste à la consolidation de cette fortune, lui même ayant touché quatre cent millions du seul fait de Christine Lagarde…

    « Le Canard enchaîné » indique que, l’Etat a décidé de se constituer partie civile dans le dossier Tapie, sur ordre du président François Hollande. Le 22 mai dernier, le ministre des Finances Pierre Moscovici avait évoqué cette possibilité. Dans cette affaire, « s’il s’avérait que les intérêts de l’Etat ont été lésés, alors Bercy utilisera les voies de droit qui sont à sa disposition, parmi lesquelles la constitution de partie civile dans le volet non ministériel du dossier », avait expliqué le ministre.

    Dans cette affaire,  le juge arbitre Pierre Estoup, ce magistrat à la retraite, âgé de 86 ans, avait été désigné fin 2007 par Christine Lagarde et avait donc à l’époque… 81 ans. Décidément dans l’entourage Sarkozy, les vieux ont la parole, après Madame Bettencourt… Toujours est-il que cet honorable vieillard a été mis en garde à vue aujourd’hui tout comme l’avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne.

    Mediapart donne quelques précisions sur Maurice Lantourne qui serait un avocat spécialisé dans le droit des faillites, le contentieux commercial et le droit pénal des affaires. Il a créé sa société en 1991 et a notamment assuré la défense de Gérard Longuet et Loïk Le Floch-Prigent, et s’est également impliqué dans les dossiers Moulinex et Eurotunnel.

    Quant à L’Express, le journal a affirmé que lors d’une perquisition effectuée le 14 mai dernier dans l’un des domiciles de Pierre Estoup, les policiers auraient saisi un livre dédicacé par Bernard Tapie le 10 juin 1998 dans lequel il louerait le « courage » du « président Estoup » et l’assurerait de son « infinie reconnaissance ». Ce qui tendrait à confirmer que l’homme d’affaires connaissait Pierre Estoup avant qu’il ne soit désigné arbitre, contrairement à ce qu’il a clamé haut et fort récemment sur Europe 1, le 23 mai, et dans « Le Parisien », le 24 mai. Mais à 86 ans, on mélange un peu et c’est ce qui arrange Christine Lagarde.

    Afin de redonner un peu de crédibilité au FMI, il aurait été salutaire que la justice française soit sans compromission et mette Christine Lagarde en examen devant un tel faisceau d’accusations. Après DSK, le FMI n’avait vraiment pas besoin d’une Christine Lagarde. La France reste toujours un exemple pour les républiques bananières.

    William Cardspeare

    2013, l’Apocalypse de François Hollande.

    mai 22, 2013 by · Commentaires fermés sur 2013, l’Apocalypse de François Hollande.
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    francois-hollande-vise-dans-la-chanson.jpg | NPA
    Le président François Hollande sent le parquet s’écrouler sous ses pieds. Les sondages sont au plus bas ; la croissance bienfaisante devient un mirage et les mauvaises nouvelles déferlent sur l’emploi, de surcroît les statistiques sont douteuses. Jérôme Cahuzac a fait mine un moment de se représenter ; cette simple tentative détruit toute crédibilité pour le pouvoir en place, car elle montre que tout le monde connaissait ses mensonges depuis longtemps, sauf ceux qui prétendaient ne pas savoir. Pour reprendre la main, voici donc le président devant la presse le 16 mai. Le mode incantatoire fut choisi. La consigne était à l’offensive ; pour être offensif, il faut manier de vraies armes et non des sabres de bois. Les commentaires des médias et de la prétendue opposition furent fort drôles ; c’était principalement sur les apparences, la gestuelle, la grammaire et très peu sur les annonces. En fait, celles-ci ressemblaient à une série de véritables farces.

    LE CHOMAGE

    Nous eûmes droit à un couplet sur les emplois d’avenir. Le point de départ est la croissance perpétuelle et récurrente du chômage. Point besoin de donner des chiffres qui se trouvent dans tous les médias. La calamité est franchement l’œuvre du pouvoir en place qui, par la fiscalité en folie, en mouvement perpétuel et par les charges excessives, écrase littéralement l’économie. Ce faisant, ce pouvoir prolonge en l’aggravant l’action de ses prédécesseurs. Il est inévitable que la catastrophe touche principalement les plus jeunes et les moins formés. Poursuivant son idéologie socialiste, le gouvernement met alors sur pied ce qu’il dénomme des outils ou des dispositifs, termes abominables pour les économistes. Les emplois d’avenir, entre autres, font partie de ces outils.
    Le résultat est une usine à gaz avec énormément de complications et alimentée par des subventions. François Hollande s’était engagé, très imprudemment, à inverser la courbe du chômage avant la fin de 2013 et comptait sur 100 000 emplois d’avenir. Ce n’était qu’une plaisanterie ; certes cela devait faire 100 000 chômeurs de moins, mais probablement dans des emplois de fonctionnaires ou assimilés. En outre, c’est faire bon marché des chômeurs créés ailleurs par les impôts nécessaires pour financer la mesure.
    Le démarrage est si lent que de l’argent public est déversé par les ministères dans une campagne de communication pour convaincre les réticents. Il faudra beaucoup communiquer car l’usine à gaz est trop complexe. Y-a-t-il, même pour des subventions, intérêt à utiliser des jeunes précisément peu employables ? Du coup le bel outil est déjà en réparation pour lever les obstacles et ouvrir davantage aux privés ! N’oublions pas qu’à force de détester les riches les socialistes fabriquent des pauvres qu’il faut ensuite aider ! Rappelons, aussi, que le code du travail comporte 4200 pages et augmente de 500 pages chaque année ; il est rempli d’obstacles à l’emploi.

    LES RETRAITES

    Sur le plan des retraites, ce n’est pas mieux. Une grande parlotte nationale est prévue qu cours de l’été. Une parlotte a-t-elle jamais résolu un problème ? Elle aboutira au potage habituel : recul de l’âge de départ, hausse des cotisations, baisse des pensions, ce qui est contradictoire avec l’emploi. Il est promis qu’aucun sujet ne sera tabou et c’est un gros mensonge ; le passage progressif et rapide à la capitalisation seul moyen connu de résoudre le problème sera exclu ; pourtant, les exemples à l’étranger sont nombreux.
    Les autres annonces font rire. Il ne manque même pas le choc de simplification alors que l’on crée de nouvelles usines à gaz. Il faudra d’ailleurs une loi pour l’organiser ; cela veut dire : décrets d’application, circulaires et contentieux… .

    L’EUROPE

    Pour se dépêtrer de l’idéologie où il s’enferme, François Hollande s’enfuit vers l’Europe. Il demande une gouvernance économique de la CEE . C’est habile de sa part, car il caresse l’idéologie à la mode. C’est hélas directement contraire aux intérêts des Européens. Nous avons souvent montré en détail comment et pourquoi la CEE est à l’origine de la ruine de l’Europe. Lors de ce jour mémorable, la dernière incantation était que la crise se trouvait derrière nous, ceci grâce aux USA et aux asiatiques. Faute de vouloir se réformer, les Gaulois espèrent que le ciel ne leur tombera pas sur la tête !

    Michel de PONCINS

    Georges Tron, réquisitoire

    mai 17, 2013 by · Commentaires fermés sur Georges Tron, réquisitoire
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    EXCLUSIF:   requisitoire Georges Tron

     

    George Tron, secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique à ...
    Comme à son habitude le Parquet réclame un non-lieu pour un politique, qu’il soit de droite ou de gauche… Cette fois, c’est pour Georges Tron, l’homme qui a ses petites manies et dont vous trouverez un imposant dossier dans El Dia.

    Dossier complet Georges Tron

    Extrait:

    RÉFLEXIONS SUR LA PERSONNALITÉ DE GEORGES TRON

    Les victimes de pervers narcissiques subissent un véritable « assassinat » psychique
    Introduction
    Tout semblait sourire à Georges Tron. Archétype du notable installé, fils de bonne famille né à Neuilly, il se présente, le pas assuré et la chevelure argentée, fort d’un diplôme universitaire, un titre d’avocat et une position de ministre.
    Après avoir conquis à la hussarde le siège de député en 1993, il devient le maire de Draveil, ville de 28 000 habitants, avant d’accéder à la présidence de l’UMP départemental.
    Balladurien, puis bras droit de Dominique de Villepin, à la faveur d’un remaniement, il avait hérité du maroquin ministériel de la fonction publique, portefeuille technique et humainement sensible dépendant de son ministre de tutelle Eric Woerth.
    Ceux qui le croisent le décrive comme un homme politique maniant bien la parole, souriant, toujours bronzé et tiré à quatre épingles ; courtois jusqu’à en être parfois obséquieux, « un séducteur » diront même un certain nombre de femmes souvent honorées d’être gratifiées d’une bise, d’un regard imperceptiblement complice ou, a-t-on pu dire, d’un frôlement équivoque.

     

    Le parquet a justifié cette sentence dans un communiqué. Pour lui, au terme « d’une enquête approfondie menée par la direction inter-régionale de la police judiciaire de Versailles et d’une information judiciaire au cours de laquelle de nombreux témoignages, auditions et confrontations ont été effectuées, et après un examen très minutieux du dossier, le parquet a conclu à l’insuffisance des charges pesant sur Monsieur Georges Tron et Mme Brigitte Gruel. La réalité de certains faits dénoncés par les parties civiles n’a ainsi pu être formellement rapportée et les éléments constitutifs de certaines infractions n’ont pu davantage être réunis. » Il appartient désormais aux deux juges d’instruction de suivre ces réquisitions ou bien de renvoyer Georges Tron et son adjointe devant un tribunal.

    François Hollande l’agité.

    mai 17, 2013 by · Commentaires fermés sur François Hollande l’agité.
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    François Hollande - Biographie - Présidence de la République
    LES BIJOUX DE LA COURONNE

    Le Président de la République, françois Hollande très provisoirement en place, tente désespérément de reprendre en mains les rênes d’un pouvoir qui lui échappe à cause de calamités dont il est largement l’auteur. Il en résulte une cascade d’annonces diverses, chacune d’entre elles étant saluée comme il se doit par les camarades en perdition.

    A présent c’est la vente des bijoux de la couronne.

    Nos lecteurs habituels savent que nous sommes favorables à la vente d’une immense quantité de biens étatiques dont des participations. Nous applaudissons donc mais à certaines conditions.

    LES CONDITIONS

    La première est que les oligarques de l’UMP, du PS et d’autres grands partis ne captent pas à leur profit tout ou partie du fruit de la vente. Le déroulement réel, depuis des années, de la vente de participations d’Etat n’est guère encourageant à cet égard. Les compagnons de route et les amis des gens au pouvoir objecteront que tout est bien balisé avec des expertises et des procédures précises, et sous l’œil des tribunaux. Nous savons bien pour notre part qu’il s’agit de barrières de papier qu’une bande bien organisée de politiques avides bouscule sans problème en toute légalité. Que vaut une expertise pour une entreprise mondiale accompagnée souvent d’une pyramide de filiales ? Elle vaut ce qui fait plaisir au commanditaire de l’expertise.

    La deuxième condition est que, si le bel argent des bijoux de la couronne arrive sur la table, il soit utilisé exclusivement pour rembourser des dettes publiques ; Ajouté à bien d’autres propriétés publiques, il sera nécessaire pour libérer la France du poids insupportable de ces dettes engendrées par des décennies de gaspillages gouvernementaux.

    La dernière est que le pouvoir en place arrête de creuser les déficits en jetant l’argent par la fenêtre comme cela se passe depuis si longtemps. Il n’est pas besoin de citer des exemples tant ils sont nombreux.

    UN PROGRAMME POUR DIX ANS

    Le moins qu’on puisse dire est que le pouvoir en place ne remplit aucune des conditions énoncées ci-dessus. La ruine est alors garantie. Bien mieux il projette d’utiliser les sommes dégagées pour réaliser un programme d’investissements sur dix ans. Il se fait fort de sélectionner des types d’investissement générant de la croissance. Ce type de démarche fut utilisé maintes fois dans le passé avec en conséquence des foyers de pertes. Sarkozy en 2010 avait utilisé le grand emprunt pour des investissements baptisés d’avenir !

    Les objectifs officiels sont imprécis et fumeux à souhait : l’emploi, la jeunesse, la préparation de l’avenir, le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures, les nouvelles technologies. Le président François Hollande s’est souvenu pour une fois qu’il avait un premier ministre, Jean-Marc Ayrault est donc prié de mettre rapidos en musique cette utopie.

    De belles bagarres sont à prévoir.

    Elles se déclencheront d’abord entre les ministres, leur cour et leurs fonctionnaires avec les élus locaux en embuscade. Le président veut des résultats et chacun tentera de se signaler. Il s’ajoutera les batailles pour le butin étatique entre les firmes espérant bénéficier de la manne. Une opération aussi vaste ne peut pas s’imaginer sans faveurs publiques diverses. Le gaspillage du temps va être colossal avec des délais insupportables.

    On hésite à citer les chiffres dont les médias sont friands ; la vente des participations peut varier du simple au double selon les aléas ; quels que soient les chiffres il y aura assèchement du financement pour de vrais investissements demandés par le marché.

    Notons aussi l’énorme machinerie étatique attelée aux investissements publics : Banque Publique d’Investissement ou BPI, Fonds Stratégique d’Investissement ou FSI, CDC, OSEO. Tout ce beau monde parlotte entre soi, chaque structure choyant dans les sommets des camarades bien au chaud. Le marché libre est le grand absent et fait place aux lendemains qui chantent les choix étant du plus total arbitraire.

    NE PAS BOUGER

    Tout le monde presse la France de se réformer. Bien qu’ayant toute capacité de le faire, le pouvoir en place ne veut pas le faire. Il est prisonnier de la bulle idéologique où il s’enferme volontairement. La seule façon d’en sortir à ses yeux est de se lancer dans de la communication. Il en résulte cette opération douteuse de la vente des bijoux de la couronne qui, dans la mesure où elle se réaliserait, handicaperait l’avenir.

    La seule solution serait de ne pas bouger. Espérons que comme lors des expériences précédentes, l’agitation retombera, les idéologues galopant ailleurs !

    Michel de PONCINS

    L’INSEE, une entreprise de désinformation….

    mai 15, 2013 by · Commentaires fermés sur L’INSEE, une entreprise de désinformation….
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    Comme on l’a souvent démontré dans El Dia de la Republica, l’INSEE est une entreprise au service du gouvernement qui ne dit que ce que le président désire. C’était vrai pour la mise en place de l’euro, l’INSEE expliquant que la nouvelle monnaie ne coûterait rien aux français; on a vu ce qu’il en était, un euro devenant l’équivalent d’un franc…

    Un excellent article de Challenges.fr. démontre une fois de plus la désinformation constante de cet établissement de statistiques bricolées.

    Les Français n’avaient jamais été autant touchés au portefeuille depuis 1984. A l’époque, le « tournant de la rigueur » impulsé par le président socialiste François Mitterrand prenait sa pleine mesure. Tout un symbole pour l’actuel locataire de l’Elysée, pressé sur sa gauche de relancer la croissance à coup de dépenses publiques.

    En 2012, le pouvoir d’achat global des ménages a donc enregistré un recul de 0,9%, selon les dernières données de l’Insee publiées mercredi 15 mai. Un repli plus important que la première estimation réalisée par l’institut, qui tablait en mars dernier sur une baisse du pouvoir d’achat global de 0,4%. Cependant, lorsqu’on prend en compte certaines données comme les dépenses contraintes, la chute apparaît bien plus brutale que celle officiellement annoncée. Démonstration.

    Pour calculer l’évolution du pouvoir d’achat, l’Insee compare la progression du revenu disponible brut des ménages à celle des prix à la consommation. Si l’inflation progresse plus rapidement que les revenus, le pouvoir d’achat diminue. Le revenu disponible brut des ménages comprend ainsi selon la définition de l’Insee la somme des revenus d’activités (les salaires), des revenus du capital (dividendes, intérêts de l’épargne ou encore loyers immobiliers perçus hors plus value latentes ou réalisées), des prestations sociales (allocations familiales, chômage, pensions, etc.) ainsi que des autres transferts courants (comme les indemnités d’assurance) auxquels l’Insee retranche les impôts et les cotisations sociales qui pèsent sur les ménages.

    Or, malgré une très forte hausse des impôts de près de 10% en 2012 (contre +6,6% en 2011), le revenu disponible brut continue de progresser de 0,9%, passant de 1.326,3 à 1.338,4 milliards d’euros. Le problème c’est que cela ne compense plus la hausse des prix de consommation finale qui a été de 1,9% l’année dernière. Résultat: les Français peuvent s’acheter moins de choses qu’il y a un an, avec une diminution donc du pouvoir d’achat de 0,9% sur l’année. Une situation quasiment inédite en France depuis la deuxième guerre mondiale puisque le pouvoir d’achat global des Français ainsi calculé n’a baissé que deux fois depuis 1960: en 1983 et en 1984.

    La démographie camoufle la perte de pouvoir d’achat

    Le problème, c’est que ces données ne prennent pas en compte la démographie. Ce pouvoir d’achat correspond à l’ensemble de la population. Et si cette dernière augmente plus rapidement que les revenus disponibles, cela signifie que chaque personne dispose de moins de revenus. C’est pourquoi l’Insee mesure également l’évolution du pouvoir d’achat par personne. Avec une augmentation de la population d’environ 0,5% en 2012, le pouvoir d’achat par personne baisse alors non pas de 0,9% mais de 1,4%.

    C’est encore pire si l’on recalcule le pouvoir d’achat par ménage. En effet, le nombre de ménages français a tendance à progresser plus rapidement que la population du fait du vieillissement de la population (par exemple, des femmes âgées restent seules après la mort de leur mari et comptent toujours pour un foyer) et du phénomène de décohabitation avec les divorces. Ainsi, le nombre de ménages a progressé de 1% en 2012, soit presque deux fois plus vite que la population. Le pouvoir d’achat par ménage recule ainsi de près de 1,9%.

    Des dépenses contraintes qui augmentent

    Ces données ne semblent toutefois pas suffisantes pour traduire le ressenti des Français quant à leur capacité à supporter le coût de la vie. Cela s’explique notamment par les dépenses contraintes comme le logement qui semblent toujours augmenter plus rapidement que l’inflation. Un indicateur, rarement mis en avant par les autorités, existe pourtant bel et bien pour en rendre compte. L’Insee calcule chaque année ce qu’elle appelle les dépenses de consommation finale « pré-engagées », autrement dit les dépenses contraintes.

    Il s’agit selon la définition de l’Insee des dépenses liées au logement, au chauffage, à l’électricité, aux services de télécommunications, aux frais de cantine, à la redevance télévisuelle ou encore aux frais d’assurance. Le reste est considéré par l’institut comme le revenu « arbitrable », c’est-à-dire le budget dont disposent réellement les ménages à leur guise.

    Et là, surprise: si les revenus bruts disponibles augmentent de 0,9%, le revenu « arbitrable » progresse beaucoup moins vite : de seulement 0,2% en 2012. Cette différence s’explique par le fait que les dépenses contraintes ont augmenté de leur côté de plus de 2,8% sur un an.

    Du coup, l’évolution du pouvoir d’achat, en dehors des dépenses incompressibles, est encore plus alarmante. Le pouvoir d’achat « arbitrable » a ainsi diminué de 2,6% par personne et de 3,1% par ménage. Soit, là encore, la plus forte baisse observée depuis 1984, où cet indicateur avait enregistré un repli de 3,6%.

    http://www.challenges.fr/economie/20130515.CH…

    William Cardspeare

    Claude Guéant, un lieutenant de police ou de Sarkozy?

    mai 15, 2013 by · Commentaires fermés sur Claude Guéant, un lieutenant de police ou de Sarkozy?
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    UNEF » Etudiants étrangers : l'UNEF demande le retrait de la ...
    Claude Guéant : La partie visible de l’iceberg Sarkosy

    Tandis que El Dia y faisait (déjà il y a quelques mois) une    allusion certaine, l’enquête sur l’affaire (une des affaires, devrais-je plutôt dire) Claude Guéant semble loin d’être à son terme :
    Après les « justifications » vaseuses quant aux sommes en liquides découverte chez lui (20 à 25.000 euros), aux soi-disantes primes qu’il aurait touché entre 2002 et 2004 (144.000 euros), les 500.000 euros provenant d’une obscure  vente de tableaux (grâce à la complicité d’un « confrère » malaisien), une perquisition chez l’ex-ministre de l’intérieur vient de révéler l’existence d’un versement de  25.000 euros (une bagatelle par rapport au reste…) en provenance de Jordanie.
    On se rapproche doucement d’un million d’euros survenus magiquement ou incompréhensiblement (choisissez le terme qui vous convient, le résultat est le même) dans l’escarcelle de l’un des truands du moment…
    Tout cela pour protéger (ou tenter de protéger) l’ex-président qui affirmait abandonner la politique s’il était battu, qui n’a de cesse à ronger son frein depuis sa défaite et dont l’ego a du mal à s’en remettre. On imagine difficilement l’importance de  son escroquerie.
    Nonobstant, il ne faut pas retenir « l’information » à son premier degré :Le système fonctionne bien et est parfaitement huilé ; les chiffres révélés et offerts en pâture au quidam ne correspondent pas à coup sûr avec la réalité, n’ayant pour but (encore une fois) que de tenter de faire croire que politique et justice assument chacune leur rôle et sont outrées face à de telles « malversations ».
    La presse s’en fait le relais, le citoyen s’offusque face à des chiffres qu’il peut assimiler, et le tour est joué…
    Après le choc des révélations, le « scandale » qu’il provoque, tentant fallacieusement d’enterrer l’affaire Cahuzac , la suite logique voudra qu’un non lieu soit prononcé envers cet ex-dirigeant et la vie reprendra son cours en attendant un nouveau scoop qui à son tour inhumera cette imposture. Il ne faut pas cependant s’y tromper et imaginer, comme on nous laisse l’entendre, que les politiques sont stupides au point de se laisser piéger par une enquête menée par  leurs propres employés.
    Tout (si vous appartenez à cette caste politique) est prévu. Les transactions sont tellement complexes et sécurisées qu’il est matériellement impossible d’en retrouver la trace. Seuls en subsistent les vestiges (outranciers pour le « tout un chacun » mais tellement négligeable pour les protagonistes).
    Ne demeure finalement que la mémoire des témoins, à l’instar des déclarations de Mouammar Kadhafi ou celles de  Ziad Takieddine
    Si le premier s’est vu offrir la destinée qu’on lui connaît, le deuxième croupira-t’il bientôt dans une geôle « républicaine »…
    Dans cet imbroglio juridico-politico-financier, difficile alors d’appréhender le niveau de la corruption, d’imaginer les tricheries, d’évaluer les impostures, de quantifier les détournements…
    Tandis que la potiche qui sert actuellement de Président à la France, « wenig Charismatisch » (« manquant de charisme ») tel que le surnomme le célèbre magazine d’outre Rhin « Der Spiegel », ne peut s’éloigner de ses prédécesseurs (au point de passer ses vacances l’été dernier à quelques kilomètres seulement du « nain de jardin » et de « Jacquou le Rockant »), le navire France est semble-t’il destiné à l’épilogua du Titanic…
    La cour des miracles, en la matière, est une bien triste évidence et si les Mille et une nuit restent imaginaires, les quarante voleurs, formés à l’ENA, eux, sont bien réels.
    Ali en resterait baba…

    Eric Woerth et la justice….

    mai 11, 2013 by · Commentaires fermés sur Eric Woerth et la justice….
    Filed under: Politique 

     Ce n’est pas nouveau, parler d’indépendance de la justice en France est une blague. De tous temps, la justice et la politique sont étroitement liées, les uns roulant pour la droite et les autres pour la gauche….
    Dans l’affaire Bettencourt, Eric Woerth avait sciemment menti et c’est logiquement une forme d’aveu; pas pour la justice française et notamment pour le parquet de Bordeaux.

    Patrice de Maistre, ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt, a-t-il obtenu sa Légion d’honneur en échange de l’embauche de Florence Woerth ? Rien n’est moins sûr, pour le parquet de Bordeaux. Celui-ci vient de requérir des non-lieux, estimant que « le lien de corrélation entre les deux faits n’est pas formellement démontré ».  Pourtant le mensonge d’Eric Woerth prouve bien que celui-ci avait quelque chose a cacher…

     

    Il a également requis un non-lieu dans un sous-dossier concernant la mise à disposition, par l’Etat, d’une parcelle destinée à construire un auditorium financé par Liliane Bettencourt.

     

    Dans un communiqué, le procureur de Bordeaux fait savoir que ces soupçons ne reposent sur aucune preuve et que au cas ou cela ne suffirait pas à blanchir Eric Woerth, ces faits seraient prescrits aujourd’hui….

     

    La crapule qu’est Eric Woerth peut continuer en toute impunité à venir commenter l’actualité sur les plateaux télé. C’est l’avantage de la république bananière, on peut être une crapule et être considéré par les médias comme un personnage respectable….

     

    William Cardspeare

     

     

     

    Valls-Montebourg, aux champs….

    mai 9, 2013 by · Commentaires fermés sur Valls-Montebourg, aux champs….
    Filed under: Politique 

    Montebourg, euro-crítico como Valls, espera una reorientación de ...

     

    Lors de la cérémonie du 8 mai,Montebourg-Valls se sont crus obligés de jouer au citoyen normal, mais entourés d’une meute de gardes du corps et d’aller prendre un café sur les Champs-Elysées.

    Pour Montebourg-Valls, un citoyen normal doit être un abruti ! C’est ce qui ressort du visionnage de cette fausse promenade impromptue ou Montebourg et Valls s’essayent à des plaisanteries grasses et lourdes, se forcent à rire à gorge déployée, tout cela étant plus faux que faux. Deux pauvres types en ballade, ce ne serait pas si grave si ce n’était deux représentants du gouvernement français…. Pour François Hollande qui se veut un président normal, s’entourer de crétins doit être une condition nécessaire pour être crédible…

    Avec une impopularité record en un an de pouvoir, François Hollande qui va devoir faire face à la pire année pour l’Europe, l’Euro et la France pourrait bien marquer la fin de la cinquième république et ne pas finir un mandat présidentiel. Il rejoindrait De Gaulle et ainsi la boucle serait bouclée…

    Fin de la cinquième république, oui mais pas pour une sixième à la mode Mélenchon. Comme pauvre type, celui-là c’est l’apogée. Comme quoi en Politique en France, tout est possible…

    William Cardspeare

    De Gaulle à Hollande….

    mai 7, 2013 by · Commentaires fermés sur De Gaulle à Hollande….
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    40ème anniversaire de la mort de Charles De Gaulle | Christian ...

    A évoquer les niches politiques nous touchons aux fondements de la prétendue démocratie à la française. Le point de départ, le vrai socle est le financement  public des partis politiques. Ce financement est une véritable escroquerie en bande organisée. Un petit groupe de manipulateurs a décidé de prendre par la force à tous les autres des sommes d’argent immenses et non connues pour financer ses propres actions politiques. Bien entendu l’argent est réservé pour l’essentiel aux partis qui s’autoproclament «partis de gouvernement». Les autres se contentent de miettes : le barrage aux hommes nouveaux ainsi qu’à leurs  idées fonctionne parfaitement.

    L’origine de cette imposture est dans la focalisation de la cérémonie politique sur l’élection présidentielle. Celle-ci est devenue au fil du temps un vrai rite à cause de l’importance de l’enjeu. Gloire et richesse découlent sur le vainqueur et sur ses feudataires. Ce n’est pas pour oublier les autres élections qui obéissent, à un moindre degré, aux analyses que nous faisons aujourd’hui. Étant donnée son importance, l’élection présidentielle coûte de plus en plus cher fournissant un prétexte facile à l’imposture du financement. Plus il y aura d’argent sur la table, plus les prédateurs publics dépenseront et plus ils en voudront : la ruine infligée au peuple français par le financement des partis a de beaux jours devant elle.

    Cherchons à apprécier l’importance de la richesse apportée par les fonctions du sommet. Celle-ci est formée bien sûr par les salaires importants mais surtout par les avantages indirects ; citons entre autres : les retraites, les cumuls, les missions, le train de vie, le droit absolu au reclassement en cas de panne. Les bénéficiaires n’en parleront guère observant le principe du « pas vu, pas pris ».  Nous avons naguère calculé que la pyramide incroyable d’élus qui pèse sur le peuple français prélevait abusivement plus de cinq pour cent du PIB.

    POUR GAGNER LE GROS LOT

    C’est pour gagner le gros lot qu’il faut ratisser le plus large possible, à savoir exploiter toutes les niches politiques. Lors de l’élection de 2012 les deux candidats restant en lice, Sarkozy et Hollande, avaient pratiquement le même  programme qui était de poursuivre la ruine de la France. Seuls les séparaient  des postures dans le discours. Les médias, acteurs et esclaves de l’orchestre, accusaient  Sarkozy d’être de droite ce que l’intéressé rejetait hautement, ayant d’ailleurs souvent montré par ses actes qu’il était de gauche. Quoiqu’il en soit, chacun  pour attirer le chaland devait additionner des voix d’où les promesses insensées  aux uns et aux autres : ce sont les niches politiques.

    Listons quelques promesses faites par Hollande qui fût au finish le plus adroit puisqu’il gagna le gros lot. A grand renfort de l’argent qui nous était dérobé, il courait partout chasser les « niches politiques « : entrepreneurs, pauvres, chômeurs, Florange, raffineries, patriotes, européistes, maîtres des écoles, fonctionnaires ; chacun eût son petit lot bien à soi. Personne n’attira l’attention, et pour cause sur les contradictions entre les niches. Chaque  niche correspond à des promesses électorales et les calculateurs en ont compté  531 ce qui n’est pas mince.

    Il faut reconnaître qu’il n’a pas ajouté à ces niches celle des riches. Il a avoué tout tranquillement sa haine des riches. Nous nous trouvions en pleine comédie.  Il est immensément riche par lui-même et ses fréquentations et, donc, en cacophonie intérieure : chacun  en rigole comme il peut.

    UN FAUX DÉMOCRATE

    Les gens au pouvoir depuis longtemps se proclament farouchement attachés à  la démocratie quitte à envoyer parfois des bombes sur les peuples assez obtus puisqu’ils ne comprennent pas leur conception de la démocratie.

    Hollande, bien que dit normal, manifeste une particularité. Il est tellement démocrate qu’il est président depuis un an et reste toujours candidat à sa propre succession. Nous n’avons pas de président mais un perpétuel candidat. Il existe à l’Élysée plusieurs fonctionnaires grassement payés qui font le compte des promesses qui sont tenues ou ne le sont pas, ou seulement à moitié tenues. Les niches politiques sont toujours là. La plupart de ces niches sont bien gardées par les chiens de garde de la gauche et, de ce fait, le candidat Hollande est tiré vers la gauche.

    En témoigne le  pas de danse qu’il a fait le premier mai vers les entrepreneurs. Cherchant des sous partout, il voulait taxer à mort les plus-values de cession. Il y a là de quoi geler toute l’économie qui est faite d’aller et retours incessants. Après des protestations il a accepté d’atténuer la punition dans un système complexe à souhait. Les patrons présents à la cérémonie ont applaudi. Ce ne sont pourtant que des misères à côté de l’ouragan fiscal qui écrase doublement leurs entreprises. Une première fois en les matraquant, une deuxième fois en appauvrissant leurs clients.

    DEVENIR PRÉSIDENT

    Après un an de pouvoir, la situation de François Hollande est étrange. Il s’écroule de partout dans les sondages et navigue au hasard des évènements, balloté entre des vents contraires en se heurtant au mur des réalités. Toutefois, il dispose encore d’une quasi totalité des pouvoirs.

    Il pourrait laisser tomber la défroque du candidat et revêtir les habits d’un Président. Il faudrait abandonner la pyramide des niches politiques et gouverner dans l’intérêt de l’ensemble du peuple français. Comme nous l’avons souvent montré la marge de manœuvre est immense et la richesse pour tous est au bout du chemin. Les titulaires des niches en profiteraient largement comme tous les autres.

    S’il ne le fait pas, soit par intérêt, soit par incapacité, soit par idéologie,  il va se  fracasser et il nous restera les larmes.

    MICHEL de PONCINS

    Fessenheim, les irresponsables ont voix au nucléaire….

    mai 5, 2013 by · Commentaires fermés sur Fessenheim, les irresponsables ont voix au nucléaire….
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    Fessenheim, présentation de la centrale

    La centrale nucléaire de Fessenheim conçu pour une durée de vie de vingt  ans par ses concepteurs est mise à toutes les sauces à tel point qu’on pourrait la comparer à la putain de la république, condamnée à « servir » tous les gouvernements….

    La centrale nucléaire de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire française en exploitation,depuis 1978, et la seule en Alsace. Sa construction décidée à la fin des années 1960 par les présidents De Gaulle puis Pompidou repose sur la technologie à eau pressurisée, rendue possible par son implantation, sur le territoire de la commune de Fessenheim, en bordure du Grand Canal d’Alsace. Ses deux réacteurs fournissent une puissance de 900 MWe chacun, soit 2,88 % de la production électronucléaire française.

    En 2003, la centrale de Fessenheim a produit 11 564 GWh, soit 64,2 % de la production d’électricité en Alsace. En raison de son âge et de son implantation sur un site à risque sismique, l’Allemagne et la Suisse réclament sa fermeture et son démantèlement. L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) considère qu’il n’y a pas de risques justifiant la fermeture de la centrale. Elle a donné son accord à la poursuite de l’exploitation de la centrale pour 10 ans supplémentaires…

    En cas d’explosion, de fuite radio active, que risquent les dirigeants de l’ASN?  Rien, comme les politiques responsables de cette situation. Fessenheim est construite sur un radier de 1,50 d’épaisseur alors que l’on s’est aperçu actuellement et  provisoirement qu’il fallait un radier de 3,50 m. Cela n’a pas empêché Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de décréter que Fessenheim pouvait fonctionner encore pour des années sans avoir la moindre compétence dans ce domaine et on pourrait ajouter dans tous les domaines….

    Les écolos enfourchent leur cheval de bataille favori mais pour eux, c’est une question de religion. Le nucléaire, les OGM, le gaz de schiste tout ce qui est technique est l’œuvre du diable,; un véritable écologiste s’angoisse dès qu’il quitte l’environnement rassurant des cabinets au fond du jardin.

    La CGT opposée à la fermeture supprimant quelques centaines d’emplois brille comme à son habitude par sa stupidité. Le monde en ruine, ce n’est pas grave si on peut continuer à aller au travail, même si cela ne sert à rien ou nuit à la collectivité…..

    L’article reproduit ci-dessous paru dans le Journal du dimanche reflète assez bien la situation: Nous vivons dans un monde d’abrutis, prêt à détruire la planète par égoïsme, je m’enfoutisme ou intérêt personnel. Inutile donc de se casser les pieds à faire des économies d’énergie, à faire des économies tout court, cette planète est condamnée par la surpopulation et avec une surpopulation d’abrutis, ça devrait aller assez vite….

    Philippe Penciolelli

     

     

    EDF prépare une facture salée pour compenser l’arrêt de sa centrale nucléaire. La date butoir de fin 2016 sera difficile à tenir. 

    Samedi, à Fessenheim, des élus et des habitants de la région manifestaient contre la fermeture de la centrale nucléaire. Leur vœu sera peut-être exaucé par… EDF. Un an après l’élection de François Hollande, la promesse de celui-ci de fermer le site fin 2016 s’annonce déjà difficile à tenir. D’abord parce que la facture risque d’être salée car EDF, opérateur du site, compte réclamer une indemnité pour fermeture anticipée (postérieure de 20 ans). L’électricien s’engage certes à « respecter la loi » et à arrêter l’exploitation de Fessenheim si on l’y oblige. Mais l’État devra en payer le prix fort. La menace plane. « Nous n’entrons pas dans ces débats, réplique-t-on chez EDF. Nous ne donnons pas de chiffres. » Mais dans l’entourage de l’électricien, plusieurs sources avancent celui de 5 milliards d’euros. Certains font monter les enchères jusqu’à 8 milliards, sans toutefois justifier une telle somme.

    Un grand bluff qui agace la ministre de l’Écologie. « Je ne partage pas cette vision qui est différente de la nôtre, confie Delphine Batho au JDD. Nous discuterons d’une indemnisation une fois la loi votée début 2014. » Pour l’heure, EDF est en position de force. En début de semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lui a donné son feu vert pour prolonger l’exploitation de Fessenheim jusqu’en 2022. Déjà cinq années de gagnées au-delà de la date fatidique. L’électricien, lui, considère qu’il peut exploiter les réacteurs alsaciens pendant encore vingt ans. Selon ses calculs, une fermeture anticipée le priverait de 200 millions d’euros par an. S’ajouteraient à cela le remboursement de 150 millions d’euros d’investissements non amortis et l’indemnisation des clients allemands et suisses qui achètent l’électricité produite dans le Haut-Rhin. Même si cette facture est gonflée pour entamer les négociations, l’addition risque d’être salée. D’autant qu’EDF espère recevoir l’autorisation d’exploiter Fessenheim jusqu’en 2032. Pourquoi pas jusqu’en 2050?

    Reste que le gendarme du nucléaire ne se prononcera pas avant le vote de la loi l’an prochain.

    Quand EDF joue la montre

    Le délégué interministériel chargé de la fermeture de Fessenheim s’agace de cette spéculation. « Les discussions sont compliquées avec EDF, concède Francis Rol-Tanguy. Mais je n’ai toujours pas été saisi d’une demande d’indemnisation. » Pour sa part, le gouvernement n’avait pas anticipé ce coût à plusieurs milliards. « Il croyait que ça serait gratuit », admet un proche des pouvoirs publics. Le sujet crée un malaise auprès de plusieurs députés socialistes. « C’est tabou, reconnaît la petite main d’un pilier de la majorité. Rien ne sera dit avant les municipales pour éviter de fragiliser l’accord avec les Verts. » EDF le sait. Son PDG, Henri Proglio, est soutenu par la puissante CGT, qui vient de lui offrir sa carte d’adhérent!

    Le gouvernement doit aussi gérer un calendrier très serré. Dans trois ans et demi, la centrale doit fermer, alors que la procédure prend environ cinq ans… « La balle est dans le camp d’EDF qui peut boucler son dossier en un an, assure le directeur général adjoint de l’ASN, Jean-Luc Lachaume. Ils nous ont dit qu’ils allaient mettre des équipes en place… » L’électricien joue la montre en attendant la présidentielle de 2017. Le temps presse. L’ASN doit recevoir la demande de fermeture de Fessenheim de la part d’EDF au plus tard mi-2014 pour enclencher ses contrôles, qui dureront entre deux et trois ans. « Le calendrier de fin 2016 reste réaliste mais il n’est pas évident à tenir », avoue Francis Rol-Tanguy.

    L’obstacle de l’EPR de Flamanville

    Un dernier obstacle s’invite dans la bataille : l’EPR de Flamanville. François Hollande avait promis son ouverture en 2016 pour apaiser les craintes d’un manque d’électricité lié à la mise à l’arrêt de la centrale alsacienne. « Il n’est pas nécessaire que Flamanville ouvre pour que Fessenheim ferme, affirme Francis Rol-Tanguy. Mais leur concomitance fait partie des engagements du président. » Les connaisseurs du dossier craignent que le lancement de l’EPR dérape encore. « Le dôme [toit] de Flamanville sera posé en août 2013. Jamais une commercialisation n’a eu lieu trois ans plus tard, mais plutôt quatre ou cinq ans, estime Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace. Le délai atteint sept ans en Finlande. » De son côté, EDF maintient son planning. Francis Rol-Tanguy pointe une solution de secours. « On peut décréter l’arrêt de Fessenheim fin 2016 quitte à prolonger la centrale jusqu’en avril 2017 pour couvrir les mois d’hiver », explique-t-il. Un retard du calendrier est déjà dans toutes les têtes.

    JDD.

     

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