• Woerth: j’ai confiance dans la justice!

    mars 25, 2015 by · Commentaires fermés sur Woerth: j’ai confiance dans la justice!
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    Eric Woerth déclarait: « J’ai confiance dans la justice de mon pays » et il a raison!

    Gérard Aldigé, procureur de son état, a plaidé pour une relaxe d’Eric Woerth, oubliant les fausses déclarations de l’ancien ministre du budget…

    Contrairement aux juges qui ont instruit le dossier Woerth, le procureur Aldigé ne voit aucun trafic d’influence dans cette affaire et s’empresse de préciser pour les mauvais esprits, qu’il n’est pas à la botte de la puissance politique….

    « Ce n’est pas une séance de rattrapage », par rapport au premier procès Bettencourt qui s’est tenu il y a un mois, commence Gérard Aldigé. Ce premier dossier, d’abus de faiblesse et blanchiment de fraude fiscale notamment, sera tranché le 28 mai. Le procureur tente d’évacuer la question du financement politique, qui n’a pas pu être établi par les juges, mais que le président du tribunal correctionnel de Bordeaux, Denis Roucou, a tenté de ramener dans les débats… ce qui a donné lieu à des échanges un peu vifs entre les deux magistrats.

    Gérard Aldigé qui a oublié les déclarations d’Eric Woerth affirmant qu’il ne connaissait pas Patrick de Maistre avant de reconnaître que si, il le connaissait, n’a pas oublié de charger le fameux Patrick de Maistre… Deux poids, deux mesures, histoire d’équilibrer la balance de la justice.

    Pour le procureur, Patrice de Maistre est « un intrigant » :  «ça le valorisait d’employer la femme d’un ministre ». Néanmoins « sa carrière le rendait éligible à l’attribution de la légion d’honneur », avant que l’on ne découvre qu’il avait caché les comptes suisses des Bettencourt.

    Gérard Aldigé ne s’est pas non-plus penché sur le passé affairiste des époux Woerth en Suisse…

    Gérard Aldigé s’est dit meurtri par certains articles de presse qui ont mis en doute son indépendance. Il conclut : « le parquet n’est pas le bras armé, servile des puissants du moment ».

    On se souvient des circonstances rocambolesques dans lesquelles cette affaire d’État avait été retirée au tribunal de Nanterre pour être confiée à celui de Bordeaux, censé être plus à l’abri de possibles pressions.

    Or depuis le premier jour, la hiérarchie judiciaire bordelaise a accumulé les décisions contestables et les faux pas, donnant l’impression de n’avancer que sous la contrainte, et de vouloir mettre l’affaire sous l’étouffoir. D’emblée, le chef de la section économique et financière du parquet, jugé trop à gauche car syndiqué, avait été écarté du dossier Bettencourt par le procureur Claude Laplaud.

    Encore plus surprenant, le procureur de Bordeaux en personne rendait public le 10 mai un long communiqué pour annoncer des réquisitions de non-lieu en faveur d’Eric Woerth et Patrice de Maistre, cela alors que l’instruction de ce volet est toujours en cours .

    Les trois juges d’instruction indépendants chargés du dossier, n’ont pas apprécié, et l’ont fait savoir.

    Concernant les six autres personnes épinglées par les juges d’instruction (MM. Sarkozy, Woerth, Courbit, Wilhelm, Thurin, Bonduelle), le parquet, cette fois, fait une analyse diamétralement opposée à celle des magistrats instructeurs et requiert six non-lieux.

    En tête des non-lieux, celui de Nicolas Sarkozy, mis en examen en mars pour abus de faiblesse. Dans son réquisitoire, le procureur rappelle d’abord les « faits nouveaux », survenus selon les juges, entre la première audition de l’ancien président, le 13 novembre 2012, comme témoin assisté, et la seconde, jour de sa mise en examen, le 21 mars 2013. Ces faits « nouveaux » sont nés des « contradictions » entre deux témoignages des deux majordomes des Bettencourt, Bruno Lantuas et Pascal Bonnefoy, explique le procureur. Selon les agendas de Nicolas Sarkozy et d’André Bettencourt, les deux hommes se sont rencontrés le 24 février 2007.

    Le majordome Bruno Lantuas, présent le 24 février, se souvient d’un Nicolas Sarkozy en chemise cravate. Mais ce jour-là, l’autre majordome, Pascal Bonnefoy, qui assure avoir accueilli Nicolas Sarkozy vêtu d’un « col roulé noir », n’était pas de permanence. Devant les juges, Pascal Bonnefoy a donc évoqué une possible « seconde visite », « sans doute un autre samedi où il était de permanence, peut-être le samedi 10 février 2007 », écrit le parquet. Lors de son audition, poursuit le procureur, Nicolas Sarkozy a maintenu qu’il n’était venu « qu’une seule fois ». « Il s’était souvenu, écrit le procureur, qu’il avait reçu, ce samedi 10 février 2007, au ministère de l’Intérieur, une institutrice victime d’une agression, puis qu’il s’était rendu à 11 h 30 à son QG de campagne rue d’Enghien, et, enfin, pour déjeuner à 13 heures, au Polo de Bagatelle où il avait rencontré, par hasard, Alain Weil, patron de BFM TV, sa femme et ses deux filles, lesquelles avaient souhaité se faire photographier avec lui. Il ne pouvait, en conséquence, soutenait-il, se trouver en fin de matinée du 10 février à la fois chez les Bettencourt, à son QG de campagne, puis au Polo de Bagatelle. »

    Le parquet mentionne que les juges ont effectué des vérifications « par consultation du Guide Michelin » estimant à « trente-quatre minutes » le temps de parcours du QG de campagne au Polo de Bagatelle lui permettant bien d’effectuer en chemin une « seconde visite chez les Bettencourt ». Selon les juges, la première visite, du 10 février, aurait eu lieu « cinq jours » après la mise à disposition de Liliane Bettencourt de 400.000 euros et trois jours après la rencontre entre de Maistre et Woerth du 7 février 2007. Les magistrats, explique le parquet, soupçonnent donc l’ancien président d’avoir réclamé et obtenu des fonds de la milliardaire…

    le parquet estime pour sa part qu’elles (les charges) ne sont pas suffisantes à l’encontre de Nicolas Sarkozy : « Il n’existe aucune certitude qu’il ait reçu cet argent ou qu’il en ait disposé », écrit d’entrée le parquet.

    Le parquet balaie aussi les autres indices relevés par les juges, comme la mention, sur le journal intime de Banier, d’une phrase de Liliane Bettencourt, qui lui aurait dit que « NS a encore demandé de l’argent ».

    NS, qui cela peut-il être?

    William Cardspeare

    Stéphanie Gibaud « La Donneuse »…

    mars 6, 2015 by · Commentaires fermés sur Stéphanie Gibaud « La Donneuse »…
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    Pire qu'un viol » | L'Observateur de Monaco
    UNE BELLE TETE DE DONNEUSE

    Le conseil des prud’hommes a attribué 30.000 euros à ce qu’il faut bien appeler une « donneuse », Stéphanie Gibaud que le FISC français tente de requalifier en « Lanceur d’alerte ».

    Cette femme travaillant pour la banque UBS a choisi de cafter ses employeurs, ses clients, et on peut penser que tout cela n’est que le résultat d’un chantage non abouti…

    Responsable du Marketing de la banque UBS, rien n’aurait dû choquer cette employée et surtout pas ce qui existe depuis des lustres et dans toutes les catégories de la population française, à commencer par le monde politique et du showbiz.

    Jalousie, mesquinerie, vengeance des faibles, les donneurs ont toujours trouvé de bonnes raisons et ça commence dans la cour d’école.

    Stéphanie Gibaud déclare avoir pris conscience qu’elle était un rouage essentiel dans un système d’évasion fiscale; une employée de banque n’est jamais un rouage essentiel, tout juste un larbin plus ou moins efficace au service de ses clients…

    En admettant qu’elle ait eu des problèmes de conscience, ce qu’on ne peut pas croire, il était facile et plus cohérent de démissionner!

    Cette invitation à la délation en France est des plus regrettable et rappelle une période ou la population était appelée à dénoncer ses voisins à l’autorité en place, la Gestapo.

    Stéphanie  Gibaud s’en sort mieux, elle ne sera pas fusillée par qui que se soit mais indemnisée à hauteur de 30000 euros.

    Ce qu’il y a de plus vil, de plus laid en France a trouvé une nouvelle dénomination pour ses donneuses, des lanceurs d’alerte!

    A l’heure ou on ne parle que de paradis fiscaux et d’évasion fiscale, ce qui n’a rien de répréhensible hormis pour les racketteurs du FISC, n’importe quel pays pour un français est un paradis fiscal; le nombre de français à Londres ou en Belgique en témoigne…

    D’autre part, ne pas mettre toutes ses économies dans le même panier (et pour ce qui est de la France, un panier percé) est la preuve d’une saine et responsable gestion.

    Pour les enfants de Stéphanie Gibaud, et on ne peut pas croire qu’elle n’y ait pas pensé avant, il reste la solution de changer de nom car aujourd’hui il est certain que personne n’a envie de s’appeler Gibaud.

    William Cardspeare

    Mise à jour: Ce que nous écrivions plus haut est confirmé par la déclaration de Stéphanie Gibaud ci-dessous, elle escomptait bien ramassé le pactole par cette dénonciation!

    La colère de Stéphanie Gibaud, 

    Auteure d’un livre-choc sur les pratiques de la banque suisse UBS dont elle était salariée, Stéphanie Gibaud vient de créer avec Hervé Falciani, Edwy Plenel de Mediapart et le Consortium des journalistes d’investigation (lire ci-contre) Pila, une plate-forme internationale pour les défenseurs d’alerte.

    Car, estime cette Lilloise d’origine de 48 ans, ceux-ci ne sont pas assez protégés : « Hervé Falciani comme moi, nous regrettons d’avoir été sur-médiatisés en étant sous-protégés. Avec notre plate-forme, les lanceurs d’alerte sauront à qui s’adresser tout en étant sûr que leurs informations tombent entre de bonnes mains. C’est très important. Encore récemment, il y a eu des gens qui sont venus vers moi en me demandant de planquer des documents, vous imaginez ? Avec Pila, nous avons les contacts et la volonté de faire avancer la loi. »

    Ou tout du moins de la modifier : car, souligne Stéphanie Gibaud, la loi ne propose aucun dédommagement à ceux qui ont, souvent, défié leur entreprise et ont perdu plus que leur emploi : « Je fais peur aux entreprises privées parce que j’ai dit non, que je n’ai pas accepté de détruire mes fichiers clients avec les noms de ceux qui étaient mis en contact avec des banquiers suisses. Mon histoire est une affaire d’état et l’état ne me reconnaît pas non plus. J’ai travaillé avec les douanes judiciaires, la France a déjà touché plus d’un milliard grâce à mes révélations et moi je touche quoi de tout ça ? Si je n’avais pas été là, il n’y aurait pas eu d’affaire en France et moi, pendant ce temps, je suis au RSA avec deux enfants. Après avoir travaillé avec Gervais Martel pour le RC Lens et avoir géré pendant plus de dix ans le marketing événementiel d’UBS France. »

     

    AGEFI

    Comme Birkenfeld, Stéphanie Gibaud, ex-salariée d’UBS France, se présente comme dénonciatrice éthique. Début 2014, elle publie «La femme qui en savait vraiment trop», alors qu’UBS était déjà sous enquête depuis un an pour démarchage illicite en France. Réclamant 18 ans de salaire à son ex-employeur, soit plusieurs millions, elle s’associe à Falciani pour demander de l’argent à l’Etat français, pour services rendus, selon nos sources (!).

     

     

    Video, Los Angeles et les SDF

    mars 2, 2015 by · Commentaires fermés sur Video, Los Angeles et les SDF
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    A los Angeles comme dans le reste des Etats-Unis, on a le doigt sur la gâchette et probablement des restes de l’époque western, le shérif ou la police fait feu dès que l’on remue le petit doigt…

    En l’occurrence, c’était un SDF, couché sur des cartons qui n’a pas bougé comme il fallait et pan pan pan, le cas du SDF est réglé.

    La cité des Anges? Dans tous les cas il y a des brebis galeuses et il semble bien que dans la Police, c’est le démon des armes qui ait le dessus.

    El Dia

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    Fessenheim au bord de l’explosion?

    mars 2, 2015 by · Commentaires fermés sur Fessenheim au bord de l’explosion?
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    La centrale de Fessenheim a un problème de refroidissement et a du être arrêté en urgence ce samedi. Le communiqué laconique d’EDF ne rassure personne et encore moins les pays étrangers riverains qui réclament depuis des années la fermeture de cette centrale obsolète…

    « Les équipes de la centrale réalisent actuellement un diagnostic pour préciser les causes exactes de cet événement », a ajouté EDF, précisant que celui-ci n’avait « aucune conséquence sur la sûreté des installations, l’environnement et la sécurité du personnel ». Ca nous rappelle quelque chose….

    Ce n’est pas la première fois que Fessenheim se retrouve complètement à l’arrêt. En avril 2014, deux incidents avaient touché ses deux unités de production à quelques jours d’intervalle. L’un provenait déjà d’un problème d’étanchéité de sa tuyauterie d’alimentation en eau.

    El Dia.

     

    Un article en Mai 2013 de Philippe Penciolelli:
    Fessenheim, présentation de la centrale

    La centrale nucléaire de Fessenheim conçu pour une durée de vie de vingt  ans par ses concepteurs est mise à toutes les sauces à tel point qu’on pourrait la comparer à la putain de la république, condamnée à « servir » tous les gouvernements….

    La centrale nucléaire de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire française en exploitation,depuis 1978, et la seule en Alsace. Sa construction décidée à la fin des années 1960 par les présidents De Gaulle puis Pompidou repose sur la technologie à eau pressurisée, rendue possible par son implantation, sur le territoire de la commune de Fessenheim, en bordure du Grand Canal d’Alsace. Ses deux réacteurs fournissent une puissance de 900 MWe chacun, soit 2,88 % de la production électronucléaire française.

    En 2003, la centrale de Fessenheim a produit 11 564 GWh, soit 64,2 % de la production d’électricité en Alsace. En raison de son âge et de son implantation sur un site à risque sismique, l’Allemagne et la Suisse réclament sa fermeture et son démantèlement. L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) considère qu’il n’y a pas de risques justifiant la fermeture de la centrale. Elle a donné son accord à la poursuite de l’exploitation de la centrale pour 10 ans supplémentaires…

    En cas d’explosion, de fuite radio active, que risquent les dirigeants de l’ASN?  Rien, comme les politiques responsables de cette situation. Fessenheim est construite sur un radier de 1,50 d’épaisseur alors que l’on s’est aperçu actuellement et  provisoirement qu’il fallait un radier de 3,50 m. Cela n’a pas empêché Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de décréter que Fessenheim pouvait fonctionner encore pour des années sans avoir la moindre compétence dans ce domaine et on pourrait ajouter dans tous les domaines….

    Les écolos enfourchent leur cheval de bataille favori mais pour eux, c’est une question de religion. Le nucléaire, les OGM, le gaz de schiste tout ce qui est technique est l’œuvre du diable,; un véritable écologiste s’angoisse dès qu’il quitte l’environnement rassurant des cabinets au fond du jardin.

    La CGT opposée à la fermeture supprimant quelques centaines d’emplois brille comme à son habitude par sa stupidité. Le monde en ruine, ce n’est pas grave si on peut continuer à aller au travail, même si cela ne sert à rien ou nuit à la collectivité…..

    L’article reproduit ci-dessous paru dans le Journal du dimanche reflète assez bien la situation: Nous vivons dans un monde d’abrutis, prêt à détruire la planète par égoïsme, je m’enfoutisme ou intérêt personnel. Inutile donc de se casser les pieds à faire des économies d’énergie, à faire des économies tout court, cette planète est condamnée par la surpopulation et avec une surpopulation d’abrutis, ça devrait aller assez vite….

    Philippe Penciolelli

    un article du JDD
    EDF prépare une facture salée pour compenser l’arrêt de sa centrale nucléaire. La date butoir de fin 2016 sera difficile à tenir.

    Samedi, à Fessenheim, des élus et des habitants de la région manifestaient contre la fermeture de la centrale nucléaire. Leur vœu sera peut-être exaucé par… EDF. Un an après l’élection de François Hollande, la promesse de celui-ci de fermer le site fin 2016 s’annonce déjà difficile à tenir. D’abord parce que la facture risque d’être salée car EDF, opérateur du site, compte réclamer une indemnité pour fermeture anticipée (postérieure de 20 ans). L’électricien s’engage certes à « respecter la loi » et à arrêter l’exploitation de Fessenheim si on l’y oblige. Mais l’État devra en payer le prix fort. La menace plane. « Nous n’entrons pas dans ces débats, réplique-t-on chez EDF. Nous ne donnons pas de chiffres. » Mais dans l’entourage de l’électricien, plusieurs sources avancent celui de 5 milliards d’euros. Certains font monter les enchères jusqu’à 8 milliards, sans toutefois justifier une telle somme.

    Un grand bluff qui agace la ministre de l’Écologie. « Je ne partage pas cette vision qui est différente de la nôtre, confie Delphine Batho au JDD. Nous discuterons d’une indemnisation une fois la loi votée début 2014. » Pour l’heure, EDF est en position de force. En début de semaine, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lui a donné son feu vert pour prolonger l’exploitation de Fessenheim jusqu’en 2022. Déjà cinq années de gagnées au-delà de la date fatidique. L’électricien, lui, considère qu’il peut exploiter les réacteurs alsaciens pendant encore vingt ans. Selon ses calculs, une fermeture anticipée le priverait de 200 millions d’euros par an. S’ajouteraient à cela le remboursement de 150 millions d’euros d’investissements non amortis et l’indemnisation des clients allemands et suisses qui achètent l’électricité produite dans le Haut-Rhin. Même si cette facture est gonflée pour entamer les négociations, l’addition risque d’être salée. D’autant qu’EDF espère recevoir l’autorisation d’exploiter Fessenheim jusqu’en 2032. Pourquoi pas jusqu’en 2050?

    Reste que le gendarme du nucléaire ne se prononcera pas avant le vote de la loi l’an prochain.

    Quand EDF joue la montre

    Le délégué interministériel chargé de la fermeture de Fessenheim s’agace de cette spéculation. « Les discussions sont compliquées avec EDF, concède Francis Rol-Tanguy. Mais je n’ai toujours pas été saisi d’une demande d’indemnisation. » Pour sa part, le gouvernement n’avait pas anticipé ce coût à plusieurs milliards. « Il croyait que ça serait gratuit », admet un proche des pouvoirs publics. Le sujet crée un malaise auprès de plusieurs députés socialistes. « C’est tabou, reconnaît la petite main d’un pilier de la majorité. Rien ne sera dit avant les municipales pour éviter de fragiliser l’accord avec les Verts. » EDF le sait. Son PDG, Henri Proglio, est soutenu par la puissante CGT, qui vient de lui offrir sa carte d’adhérent!

    Le gouvernement doit aussi gérer un calendrier très serré. Dans trois ans et demi, la centrale doit fermer, alors que la procédure prend environ cinq ans… « La balle est dans le camp d’EDF qui peut boucler son dossier en un an, assure le directeur général adjoint de l’ASN, Jean-Luc Lachaume. Ils nous ont dit qu’ils allaient mettre des équipes en place… » L’électricien joue la montre en attendant la présidentielle de 2017. Le temps presse. L’ASN doit recevoir la demande de fermeture de Fessenheim de la part d’EDF au plus tard mi-2014 pour enclencher ses contrôles, qui dureront entre deux et trois ans. « Le calendrier de fin 2016 reste réaliste mais il n’est pas évident à tenir », avoue Francis Rol-Tanguy.

    L’obstacle de l’EPR de Flamanville

    Un dernier obstacle s’invite dans la bataille : l’EPR de Flamanville. François Hollande avait promis son ouverture en 2016 pour apaiser les craintes d’un manque d’électricité lié à la mise à l’arrêt de la centrale alsacienne. « Il n’est pas nécessaire que Flamanville ouvre pour que Fessenheim ferme, affirme Francis Rol-Tanguy. Mais leur concomitance fait partie des engagements du président. » Les connaisseurs du dossier craignent que le lancement de l’EPR dérape encore. « Le dôme [toit] de Flamanville sera posé en août 2013. Jamais une commercialisation n’a eu lieu trois ans plus tard, mais plutôt quatre ou cinq ans, estime Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace. Le délai atteint sept ans en Finlande. » De son côté, EDF maintient son planning. Francis Rol-Tanguy pointe une solution de secours. « On peut décréter l’arrêt de Fessenheim fin 2016 quitte à prolonger la centrale jusqu’en avril 2017 pour couvrir les mois d’hiver », explique-t-il. Un retard du calendrier est déjà dans toutes les têtes.

    JDD.

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