• Stéphanie Gibaud « La Donneuse »…

    mars 6, 2015 by
    Filed under: Politique 

    Pire qu'un viol » | L'Observateur de Monaco
    UNE BELLE TETE DE DONNEUSE

    Le conseil des prud’hommes a attribué 30.000 euros à ce qu’il faut bien appeler une « donneuse », Stéphanie Gibaud que le FISC français tente de requalifier en « Lanceur d’alerte ».

    Cette femme travaillant pour la banque UBS a choisi de cafter ses employeurs, ses clients, et on peut penser que tout cela n’est que le résultat d’un chantage non abouti…

    Responsable du Marketing de la banque UBS, rien n’aurait dû choquer cette employée et surtout pas ce qui existe depuis des lustres et dans toutes les catégories de la population française, à commencer par le monde politique et du showbiz.

    Jalousie, mesquinerie, vengeance des faibles, les donneurs ont toujours trouvé de bonnes raisons et ça commence dans la cour d’école.

    Stéphanie Gibaud déclare avoir pris conscience qu’elle était un rouage essentiel dans un système d’évasion fiscale; une employée de banque n’est jamais un rouage essentiel, tout juste un larbin plus ou moins efficace au service de ses clients…

    En admettant qu’elle ait eu des problèmes de conscience, ce qu’on ne peut pas croire, il était facile et plus cohérent de démissionner!

    Cette invitation à la délation en France est des plus regrettable et rappelle une période ou la population était appelée à dénoncer ses voisins à l’autorité en place, la Gestapo.

    Stéphanie  Gibaud s’en sort mieux, elle ne sera pas fusillée par qui que se soit mais indemnisée à hauteur de 30000 euros.

    Ce qu’il y a de plus vil, de plus laid en France a trouvé une nouvelle dénomination pour ses donneuses, des lanceurs d’alerte!

    A l’heure ou on ne parle que de paradis fiscaux et d’évasion fiscale, ce qui n’a rien de répréhensible hormis pour les racketteurs du FISC, n’importe quel pays pour un français est un paradis fiscal; le nombre de français à Londres ou en Belgique en témoigne…

    D’autre part, ne pas mettre toutes ses économies dans le même panier (et pour ce qui est de la France, un panier percé) est la preuve d’une saine et responsable gestion.

    Pour les enfants de Stéphanie Gibaud, et on ne peut pas croire qu’elle n’y ait pas pensé avant, il reste la solution de changer de nom car aujourd’hui il est certain que personne n’a envie de s’appeler Gibaud.

    William Cardspeare

    Mise à jour: Ce que nous écrivions plus haut est confirmé par la déclaration de Stéphanie Gibaud ci-dessous, elle escomptait bien ramassé le pactole par cette dénonciation!

    La colère de Stéphanie Gibaud, 

    Auteure d’un livre-choc sur les pratiques de la banque suisse UBS dont elle était salariée, Stéphanie Gibaud vient de créer avec Hervé Falciani, Edwy Plenel de Mediapart et le Consortium des journalistes d’investigation (lire ci-contre) Pila, une plate-forme internationale pour les défenseurs d’alerte.

    Car, estime cette Lilloise d’origine de 48 ans, ceux-ci ne sont pas assez protégés : « Hervé Falciani comme moi, nous regrettons d’avoir été sur-médiatisés en étant sous-protégés. Avec notre plate-forme, les lanceurs d’alerte sauront à qui s’adresser tout en étant sûr que leurs informations tombent entre de bonnes mains. C’est très important. Encore récemment, il y a eu des gens qui sont venus vers moi en me demandant de planquer des documents, vous imaginez ? Avec Pila, nous avons les contacts et la volonté de faire avancer la loi. »

    Ou tout du moins de la modifier : car, souligne Stéphanie Gibaud, la loi ne propose aucun dédommagement à ceux qui ont, souvent, défié leur entreprise et ont perdu plus que leur emploi : « Je fais peur aux entreprises privées parce que j’ai dit non, que je n’ai pas accepté de détruire mes fichiers clients avec les noms de ceux qui étaient mis en contact avec des banquiers suisses. Mon histoire est une affaire d’état et l’état ne me reconnaît pas non plus. J’ai travaillé avec les douanes judiciaires, la France a déjà touché plus d’un milliard grâce à mes révélations et moi je touche quoi de tout ça ? Si je n’avais pas été là, il n’y aurait pas eu d’affaire en France et moi, pendant ce temps, je suis au RSA avec deux enfants. Après avoir travaillé avec Gervais Martel pour le RC Lens et avoir géré pendant plus de dix ans le marketing événementiel d’UBS France. »

     

    AGEFI

    Comme Birkenfeld, Stéphanie Gibaud, ex-salariée d’UBS France, se présente comme dénonciatrice éthique. Début 2014, elle publie «La femme qui en savait vraiment trop», alors qu’UBS était déjà sous enquête depuis un an pour démarchage illicite en France. Réclamant 18 ans de salaire à son ex-employeur, soit plusieurs millions, elle s’associe à Falciani pour demander de l’argent à l’Etat français, pour services rendus, selon nos sources (!).

     

     

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