Press "Enter" to skip to content

Sarkozy, un magicien de pacotille.

Nicolas Sarkozy a décidé d’emprunter pour financer l’avenir, alors qu’il y a quelques mois il prétendait rembourser et désendetter l’état.

Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d’un grand emprunt national pour financer tout une série d’investissements jugés indispensables pour l’avenir. Un emprunt qui sera soit lancé auprès des Français, soit auprès des marchés.

Il est à la tête d’un Etat en crise, et nous avons la certitude qu’il ambitionne d’être réélu en 2012.

Gagner la faveur de la foule est un problème récurrent pour les politiques.

Mais heureusement pour nous, la solution a été trouvée il y a bien longtemps déjà, par les Romains : du pain et le jeu.

Le peuple a envie de gagner sa vie, d’avoir des conditions matérielles confortables et de dépenser son argent sans se soucier du lendemain.

Le bon peuple a besoin de savoir que l’Etat se soucie de son bien-être.

Oui, mais voilà, le peuple – qui décidemment est bien difficile à satisfaire – n’a pas envie de payer pour toutes ces politiques et ces grands chantiers d’avenir. L’Etat, c’est bien, mais hors de question de lui donner toutes ses économies.

Conclusion, impossible de se lancer dans une politique qui risquerait de froisser nos administrés. En tant que chef d’Etat, nous sommes donc tenu de rassurer : pas de politique de rigueur en vue, « elle a toujours échoué », a commenté Nicolas Sarkozy.

Voilà, le peuple est content : pas de restrictions budgétaires, pas d’augmentation d’impôts… mais, malheureusement, pas de rentrée budgétaire non plus. Or rien n’est plus dangereux pour un gouvernement que des caisses vides : comment fournir du pain et des jeux dans ce cas-là ?

Et c’est là que Nicolas Sarkozy a un éclair de génie : nous allons emprunter ! Et encore mieux, nous allons emprunter au bon peuple. Et cela risque même de fonctionner si l’on se fonde sur le succès du précédent emprunt aux particuliers initié en 1993 par Edouard Balladur. L’Etat avait pensé récolter 40 milliards de francs, il en avait en fait obtenu presque trois fois plus. Il faut croire que le bon peuple aime prêter de l’argent à son Etat.

Et voilà, au nom d’un avenir radieux, nous décidons donc de nous endetter sur plusieurs générations. En 2010, la dette publique devrait atteindre les 77,5% du PIB, et le déficit 7,5% du PIB au bas mot.

Du beau boulot, mais comme dit Carla à Nicolas, « après nous le déluge ».