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Buren, l’Art de se foutre du monde !

Frédéric Mitterrand qui est à la culture ce que sont les allumettes à l’ébénisterie, vient d’inaugurer la foutaise vieille de plus de vingt ans et qui avait fait scandale à l’époque.
Dépenser l’argent des contribuables aussi stupidement avait choqué bon nombre de français épris de culture, mais cela n’a pas servi de leçon, on remet ça 23 ans après…

Donc, vendredi 8 janvier, le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, qui a ses bureaux juste au-dessus, devait dévoiler, place du Palais-Royal, à Paris, la foutaise rafraichie de Daniel Buren, intitulée Les Deux Plateaux (???).

Comme un farceur n’est jamais seul, Jean-Christophe Denise, un disciple de l’immense génie qu’est Buren, supervisait le chantier de terrassement…

Pour ceux qui ne connaissent pas ce chef d’œuvre du comique, il s’agit de 260 bouts de colonnes de différentes hauteurs, et retenez votre soufle, zèbrées de marbre noir et de granit blanc. On reste sans voix!

Donc le groupie de Buren, Denise s’émerveillat de l’importance des travaux payés par le contribuable pour la foutaise de son maître.

« L’Etat a fait les travaux en grand, mieux qu’à l’époque de la construction des colonnes ».

Jean-Christophe Denise connait bien le dossier puisque en 1986, il était un stagiaire de Buren. C’est lui qui avait réalisé la maquette des Deux Plateaux.

Daniel Buren indique qu’il ne retiendra que le nom du ministre « qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout » : C’est Christine Albanel. « Il y a deux ans, J’avais menacé de faire un procès contre l’Etat pour défaut d’entretien. »

Le peuple français pourrait envisager de porter plainte pour escroquerie, tandis que « l’artiste » édifierait un truc en guise de statue à Christine Albanel.

Le chantier a démarré en novembre 2008. Classée monument historique, la « chose » a dû être rénovée sous la direction de l’architecte en chef des monuments historiques, Alain-Charles Perrot. Cela n’a rien d’un conte…

Dans le même temps, Jean-Christophe Denise surveillait le gagne-pain!
Il nous apporte cette importante précision de Daniel Buren qui justifie amplement sa présence: » Certains, au ministère, ont ainsi proposé de remplacer le sol en asphalte par du granit. Je m’y suis opposé, c’était contraire à l’esprit de l’œuvre, inscrite dans l’urbain ».

Le coût s’élève à 5,3 millions d’euros pour l’Etat. Les français apprécieront!

Décidément avec Nicolas Sarkozy, c’est la continuité dans tous les domaines.

Annexe: Droit de réponse d’un anonyme.

Bonjour,
vous avez le droit de ne pas apprécier le travail de Daniel Buren. Il est cependant d’une importance capitale pour les jeunes générations d’artistes du monde entier. Ils peuvent évidemment se tromper. Je m’étonne simplement que personne ne réagisse à ces fontaines, grosses boules réfléchissantes qui ont, elles, bien plus de difficultés à s’intégrer que les stries bureniennes.
J’ajoute, que j’aurais du mal à imaginer cette cours sans ces colonnes aujourd’hui, et que l’architecture classique y a trouvé une nouvelle lecture.
Cordialement.

El Dia
Bonjour,
L’article dont vous parlez ayant comme sujet les colonnes de Buren n’a pour but non pas de disserter sur une affaire de goût, mais plutôt
sur la façon de fonctionner de l’état. Que les gouvernements, les élus en général dépensent des fonds publics pour l’entretien de monuments
qui font partie de l’histoire ou qui par leur ancienneté ont une valeur de mémoire, c’est leur but. Par contre un créateur contemporain se doit de
trouver des mécènes que l’on appelle aujourd’hui sponsors. Avec le taux d’endettement qui est celui de la France, on ne peut se permettre de telle
plaisanterie. Je vous rappelle que l’Etat ne parvient pas à entretenir ses châteaux (Versailles par exemple) et fait appel à des dons privés. Le sous-sol
du Louvre regorge de trésors qui ont besoin de restauration et qui n’ont pas de locaux pour les accueillir… Très récemment lors d’une visite à Aix en Provence, nous avons pu observer que le Maire a dépensé son enveloppe Culture auprès d’un « artiste » ferrailleur qui découpe des bouts de tôle de grande taille sans formes particulières, sans géométrie, juste de la ferraille découpée et
que la mairie à exposer sur les rond-point, salopant ceux-ci, exactement comme si quelqu’un avait jeté ses « encombrants » (ordures d’un gros gabarit) sur la voie publique.
Il est certain qu’il y aura toujours des amateurs de tout et de n’importe quoi. Mais la question sous-jacente quand l’art n’est pas flagrant, est-ce qu’il n’y aurait pas
des petits profiteurs, usant de relations privilégiées?
La réponse est oui!
Et c’est là qu’est le problème.
Cordialement.