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Sarkozy: « MAM doit partir ».

En visite hier en Turquie, le chef de l’Etat a réclamé la démission de Michèle Alliot-Marie et de Patrick Ollier tout en excluant une intervention judiciaire et policière.
Venu présenter hier au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, les priorités de la présidence française du G20, Nicolas Sarkozy a été fraîchement accueilli à Ankara avant de parvenir à dissiper en fin de journée la tension ambiante. Interpellé sur son refus persistant de la candidature turque à l’Union européenne (Sarkozy préfère « un partenariat privilégié » à une « intégration »), le chef de l’Etat a ouvert la voie au « dialogue » et à un « compromis ».
Serpent de mer des relations entre Paris et Ankara depuis le début des négociations avec l’UE en 2005, cette question a été balayée par la gravité des événements en Libye et la fragilisation de Michèle Alliot-Marie au Quai d’Orsay du fait des prises d’intérêts dans des affaires internationales. Le président français, qui n’était pas accompagné de sa ministre des Affaires étrangères, a refusé de commenter les éventuelles enquêtes judiciaires en Tunisie.
En revanche, il a élevé la voix pour condamner l’attitude « inacceptable » de Michel Alliot-Marie et de Patrick Ollier qui refusent de démissionner. « Ils doivent partir », a-t-il martelé avant d’évoquer des « sanctions individuelles et collectives contre ses deux ministres ». « Il me semble qu’il faudra saisir la Cour pénale », a précisé Nicolas Sarkozy.

Mais le Président exclut – à ce stade – une intervention policière au quai d’Orsay. « Vous savez à quel point la France considère avec énormément de prudence et de réserve toute tentative de cette nature », a-t-il répondu à un journaliste, estimant que cela « aurait pour seul résultat de crédibiliser ceux qui, à l’intérieur, crient de manière folle aux diverses magouilles à l’étranger ».
La corruption à l’intérieur de l’hexagone, ç’est normal, mais il ne faudrait pas ternir l’image du pays à l’étranger…
« C’était un rêve… »