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Napoléon Adolphe Sarkozy après la Libye, va pacifier l’Orient.

Nicolas Sarkozy veut dans un premier temps être candidat et vainqueur des élections présidentielles de 2012. Depuis tout petit, il voulait être président de la république confiait-il, mais depuis qu’il a rencontré Carla Bruni, il se sent pousser des ailes de géant…
A l’image de Napoléon Bonaparte, d’Adolphe Hitler, il rêve d’un grand pays, d’une nation forte et plus modestement comme le général de Gaulle ou François Mitterrand, rentrer dans l’histoire.
A y regarder de plus près, la deuxième solution lui semble la meilleur (rentrer dans l’histoire) ne réaliser aucun fait d’arme glorieux ni couronné de succès, et rater à peu près tout ce que l’on a entrepris comme mesures politiques, les français non seulement ne vous en tiennent pas rigueur mais vous encensent. A vaincre sans péril, on peut profiter de la gloire disait le célèbre général.
Donc la Libye est le premier objectif et à la manière des grands stratèges dont nous parlions plus haut, Nicolas Sarkozy a demandé et obtenu une résolution de l’ONU (qui n’existait pas aux époques citées plus haut), l’accord de principe de la Ligue Arabe, ce qui lui laisse les mains libres pour rejoindre un autre grand de l’histoire, Attila le roi des Huns. On rase tout et l’union européenne reconstruira. L’union européenne, cette chose qui n’existait pas non-plus aux époques précitées, organisation qui finance le reconstruction régulière du Liban et de la Palestine.
Comptant raser à peu près tout ce qui a été construit en Libye, Nicolas Sarkozy voit la ligue Arabe prendre ses distances, et c’est un handicap pour l’avenir, car la prochaine étape c’est la Syrie.
On ne comprendrait pas que ce grand homme politique défenseur sur le tard des droits de l’homme et des peuples opprimés, s’arrête en si bon chemin alors que les violences continuent à Deraa, en Syrie, en proie à de violentes protestations contre le pouvoir depuis vendredi.
Hier, pour la troisième journée d’affilée, des milliers de manifestants, inspirés par les mouvements en Tunisie et en Egypte, ont défilé dans cette ville située à 120 km au sud de Damas, pour réclamer libertés et réformes politiques.
Selon un militant des droits de l’homme, les forces de l’ordre ont ouvert le feu « à balles réelles » et tiré des gaz lacrymogènes, faisant un mort et une centaine de blessés, dont deux dans un état très grave. Au total, cinq manifestants ont été tués en trois jours.
Le mouvement de protestations commencé le 15 mars à Damas après que, depuis une page Facebook intitulée « La révolution syrienne contre Bachar al-Assad 2011 », un appel à manifester a été lancé pour « une Syrie sans tyrannie, sans loi d’urgence ni tribunaux d’exception, sans corruption, ni vols, ni monopole des richesses ».
Nicolas Sarkozy qui a raté le coche en Tunisie et en Egypte ne peut ne serait-ce que pour 2012 rester sans réagir aux libertés bafouées en Libye comme en Syrie.
Du temps ou il recevait Kadhafi, l’auteur de la tentative de viol contre la journaliste française Memona Hintermann, les libertés, les droits de l’homme, Sarkozy avait d’autres priorités, 2012 c’était loin…

Philippe Penciolelli