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Sarkozy-Karachi, Hollande-Olfi, deux guignols pour 2012

Par Ramon Lacontessa

 

Alors que le juge Van Ruymbeke tente de démêler l’affaire « Karachi » ou les rétrocommissions auraient servi à financer la campagne d’Edouard Balladur (et pas seulement), un haut fonctionnaire, Gérard-Philippe Menayas précise que Nicolas Sarkozy avait donné son aval en tant que ministre du budget pour la création d’une société au Luxembourg (HEINE), dont le but (Eric Woerth nous l’a assez rappelé est de blanchir de l’argent) pour encaisser ces fameuses rétrocommissions…

Qu’est-ce que cela prouve ? Que Nicolas Sarkozy combine, mais qui en doutait ? Surement ceux qui ne connaissait pas le passé professionnel du président qui en son temps conseillait les investisseurs français désireux de diversifier leurs activités, principalement en Suisse…

Eric Woerth, grand ami et ministre du budget de Nicolas Sarkozy, lui aussi connaît bien la filière Suisse (son épouse en était un des piliers), alors qu’il prétendait être le chevalier blanc de cette cinquième république, la plus pourrie de toutes.

Nicolas Sarkozy, face à son bilan de cinq ans de règne et à son passé est définitivement carbonisé… s’il avait à faire face à des électeurs responsables et un minimum informés.

Ce corps électoral, mesquin, égoïste, jaloux, dont la petitesse qu’elle soit de gauche ou de droite, n’a d’égal que ses représentant politiques.

Il était donc normal qu’en face de Nicolas Sarkozy on trouve un François Hollande, d’autant que le système mis en place par toute cette racaille interdit à quiconque de se présenter. En effet les 500 signatures délivrées par des élus inféodés aux partis politiques sont aux ordres de leurs dirigeants CQFD.

Manuel Valls, le cocu de service que l’on a récompensé en le nommant porte-parole du candidat socialiste déclarait au sujet de l’affaire Karachi: »Il est temps que le président, je l’exige, s’explique sur cette affaire d’Etat ».

Manuel Valls exige, Nicolas Sarkozy méprise, nous avons affaire à un combat de nains pour l’élection d’un roi.

Jacques Chirac déclarait il y a quelques années, bien avant de déclarer qu’il voterait Hollande en 2012, que François Hollande était moins connu que le labrador de Mitterrand, mais le cabot a fait son chemin n’hésitant pas à se compromettre dans toutes sortes d’affaires. Avec son père, un militant d’extrême droite, François Hollande était promoteur immobilier à travers la SCI Olfi qui investissait non pas dans des quartiers ou des banlieues sensibles, mais on vous le donne en mille, à Neuilly, l’infâme bled tenu par le non-moins infâme Nicolas Sarkozy…. Pour un type qui n’aime pas les riches, François Hollande les préfère tout de même comme locataires.

El Dia de la Républica qui avait révélé l’affaire en son temps indiquait qu’il s’agissait d’une surface de 1500 m2. voir l’article  http://www.el-dia.com/2007/02/881/ .

Incompétent, magouilleur, faisant de la politique par prétention personnelle et volonté de s’enrichir sont les points communs des deux candidats.

Mettre à bas cette république bananière aurait été un projet enthousiasmant pour 2012 mais ce ne sont pas Christine Boutin et ses révélations fracassantes qui en viendront à bout, à moins qu’une faillite financière généralisée décide enfin les citoyens à établir une sixième république interdite à tous les anciens élus, dont le mandat présidentiel sera de deux ans, non renouvelable, afin que cette fonction occasionnelle devienne un sacerdoce, un don de soi à la nation et non pas cette carambouille qui dure depuis plus de cinquante ans.