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Pupponi, DSK, la mafia PS attend Hollande…

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Dans une écoute téléphonique sur le sieur Pupponi, il est clair que tous les truands socialistes, et ils sont nombreux, attendent l’avènement de François Hollande pour régler les comptes avec les journalistes, la police, et la justice. Après quoi, les combines pourront reprendre de plein droit, comme du bon temps de François Mitterrand.
Mais qui est donc ce personnage de polar?
Longtemps inspecteur des impôts (catégorie A), devenu directeur divisionnaire des impôts en 2003 (arrêté ministériel du 4 avril 2003), François Pupponi entre au conseil municipal de Sarcelles lors de l’alternance de 1995, élu premier adjoint de Dominique Strauss-Kahn. Il lui succède à la tête de la mairie le 3 juin 1997 et devient conseiller général du canton de Sarcelles-Nord-Est l’année suivante.

Donc, le mardi 4 octobre 2011, deux semaines avant que ne soit cité dans la presse le nom de Dominique Straus-Kahn dans l’affaire du Carlton de Lille François (décidément!) appelle Dominique. Une semaine plus tôt, en revanche, la mairie de Sarcelles et les domiciles de François Pupponi ont été perquisitionnés dans le cadre de l’affaire du cercle de jeux Wagram, où un ami corse du maire de Sarcelles est actuellement détenu à la prison de la Santé.

— François Pupponi : « Oui, Dominique, c’est François. Ça va ? »

— Dominique : « Ouais, ouais, ça va. T’es pas couché là ? »

— François Pupponi : « Non, non, non. Il y avait un spectacle d’Yves Duteil à [la salle de concert André] Malraux, j’en sors là. »

François Pupponi explique à son interlocuteur qu’il n’a rien à voir avec l’affaire « Wagram », pour laquelle il n’est à ce jour pas mis en examen (il doit de nouveau être entendu, le 29 février, par le juge Serge Tournaire). « Bon, correct les mecs [de la brigade de police], ils me paraissent pas dupes, si tu veux, après ils font leur enquête c’est normal quoi (…), ils vérifient quoi… mais avec des fuites organisées par la haute hiérarchie policière. »

— Dominique : « Je vois, notamment corse ».

— François Pupponi : « Eh ouais mais pas… ouais mais pas tant que ça », répond François Pupponi, qui entretient avec Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, de bonnes relations.

— « Y a plus aucun secret, c’est terrible… », soupire « Dominique ».

— François Pupponi : « Tu sens que derrière c’est c’est, ça fuite de partout… Mais y a plus aucun respect, c’est un pays qui part en vrille complètement… »

— Dominique : « Absolument, [inaudible] déliquescence complète putain. Je suis placé pour le savoir. »

— François Pupponi : « Putain t’as raison (…) Et quant aux journalistes (…), c’est..  »

— Dominique : « C’est vraiment des pourris tous. »

— François Pupponi : « C’est, c’est… Ça part en vrille, là je pense, là. »

— Dominique : « Ceci dit on va pas les rater, moi… »

— François Pupponi : « Ah mais moi non plus, alors là, bon. »

— Dominique : « Ouais. »

— François Pupponi : « Moi je commence à avoir quelques infra, ah pis je les dis à tout le monde, je vais pas les louper, je… je… je vais faire ma petite enquête, après ce que je suis en train de faire et puis on va rigoler, je te jure… »

— Dominique : « Fais juste gaffe un peu, fais juste gaffe un peu aux écoutes téléphoniques. (…) Tu dis bonjour… bonjour monsieur Squarcini, bonjour monsieur [inaudible]… »

— François Pupponi : « Ah ouais mais ça, ouais mais ça, ça je vais pas me gêner, non mais ça les écoutes, je vais te dire… heu… y compris que ma petite enquête je la fais bien au téléphone pour montrer qui je recherche et comment. »

— Dominique : « Exactement, exactement tu as raison. »

— François Pupponi : « Qu’ils soient bien au courant que ça se rapproche… »

— Dominique : « D’accord (…) Je rentre, je rentre… je rentre à Paris demain. Et de toute façon je viendrai voter dimanche donc on pourra se voir samedi si tu veux… »

C’est on ne peu plus clair, il y a du rififi dans l’air en cas de victoire de François… non, l’autre, pas le mort, celui de la Corrèze. Et Dodo la Saumure, va-t-il être ministre à la condition féminine?