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Il faut en finir avec l’Euro…

L’EUROPE EN CLAMEURS

L’Europe est en clameurs de tous les côtés. Chacun s’était accoutumé au vrai martyr de ces malheureux Grecs qui ne comprenaient rien à rien. Ils étaient noyés sous une pluie d’argent volé ou emprunté aux autres européens ; les fonds venaient aussi d’ailleurs par le truchement du FMI. Le tam-tam médiatique bien orchestré par la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T.) leur expliquait que c’était pour les sauver. Les sauver de quoi ? Mystère. Ils ne comprenaient pas d’autant plus que la Troïka débarquait à grands frais pour imposer ses conditions à la prétendue aide. L’incompréhension était si grande que la police devait charger contre les récalcitrants.

La nouveauté dans ce mouvement des « indignés » est que les mêmes causes produisent les mêmes effets en Espagne et au Portugal. Mariano Rajoy applique à peu près la même politique que son prédécesseur, le socialiste Luis Zapatero. La seule différence qu’on pourrait trouver par rapport à la Grèce est une différence de niveau. Espagnols et Portugais, héritiers d’une vieille civilisation, ne sont guère plus intelligents que leurs cousins Grecs. Les voici aussi pourchassés par la police.

Dans ces trois pays et dans toute l’Europe, c’est l’austérité que les gouvernements imposent alors qu’en fait toutes les ressources existent pour qu’une grande prospérité règne si ces mêmes gouvernements ne s’y opposaient pas de toutes leurs forces. En France, pays qui nous est le plus cher, nous subissons le sort cruel et injuste de l’austérité générale ; apparemment, nous échappons aux matraques mais, en fait, les victimes les subissent. Il arrive régulièrement que la police disperse des salariés licenciés pour la fermeture inévitable d’un site industriel : la désindustrialisation dramatique est bien le fruit amer de l’austérité imposée depuis longtemps au pays.

Pour terminer le panorama, observons que la paupérisation de l’Europe a des répercutions dans le monde entier. Même la Chine en souffre. Il en est entre les nations comme entre les personnes ; la pauvreté des unes n’enrichit pas les autres bien au contraire.

UNE IDEOLOGIE MEURTRIERE

La première explication de cette incroyable situation est clairement et officiellement idéologique. La doctrine ressassée sans cesse est qu’il faut sauver l’euro, lequel n’est qu’un appendice de l’édifice européen ; à ce propos et malgré la tornade de milliards déversés il est de plus en plus probable qu’il ne sera pas sauvé !

Derrière l’euro, se profile l’objectif fondamental de sauver l’Europe. Selon la vulgate, l’édifice européen, qui n’en finit pas de se bâtir, serait l’horizon indépassable d’un continent de 500 millions d’habitants. C’est de la pure propagande et maints signes, s’exprimant parfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.

Nous avons souvent observé que l’hydre européenne et son extension permanente ne s’expliquent en définitive que par la voracité financière des eurocrates, dont le nombre est très grand. Le prix à payer pour cette cupidité est la ruine pour le continent par les impôts nécessaires et par le déluge de lois imposées par l’Europe. Cette ruine se manifeste notamment par la panne de croissance.

La mafia des eurocrates objectera que l’Europe favorise la liberté des échanges, laquelle est certes absolument nécessaire. C’est de la désinformation car la gigantesque machinerie par son coût et par le flot des directives est en fait un obstacle à la libre circulation des biens.

Nous savons certes que les européistes avancent que la France, par exemple, ne s’en sortirait pas sans la CEE ; ce n’est pas vrai. L’économie française souffre doublement du socialisme. Elle subit le socialisme de l’Europe. A l’intérieur elle souffre depuis des décennies des politiques socialisantes de tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur apparente. Si elle se débarrassait de ce double carcan elle deviendrait très riche avec des marges de manœuvre considérables.

UNE ANALYSE PLUS FINE

Un autre aspect des politiques ambiantes est la lutte légitime contre les déficits budgétaires. Mais les méthodes préconisées et employées sont directement contraires à l’objectif. Elles reviennent à sur fiscaliser, ce qui est un non sens : trop d’impôts tue l’impôt. Quant aux économies, elles sont « peanuts » par rapport aux immenses et rapidement possibles des économies nécessaires.

Enfin il n’est pas possible de terminer sans évoquer Angela Merkel. Celle que nous surnommons la reine de Prusse est l’architecte suprême derrière une entente franco-allemande où, hélas, la France ne joue que les utilités.

Il se trouve que la reine de Prusse, pour des raisons purement électoralistes, participe activement à toute l’idéologie signalée plus haut.

Michel de Poncins