• Hollande-Ayrault, la Ruine….

    mai 21, 2012 by · Commentaires fermés sur Hollande-Ayrault, la Ruine….
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    JEAN-MARC AYRAULT : LA RUINE ANNONCEE

    Il est clair que la constitution du « premier » gouvernement Ayrault ne présage rien de bon pour le pays. La ruine acceptée, accompagnée, organisée, voulue peut-être par les pouvoirs énarcho-socialisants depuis des décennies va se poursuivre.
    Au risque de lasser, énumérons quelques unes des manifestations de cette ruine sans ignorer qu’il en est bien d’autres : chômage récurrent en particulier des jeunes et des seniors, désindustrialisation, compétitivité en danger, impôts et charges insupportables, déficit chronique, justice en lambeaux, éducation nationale pratiquement détruite, grèves permanentes, retraites en déshérence, agriculture ruinée, endettement public en folie, faible durée du travail, salaires insuffisants, prospérité insolente des restos du cœur. Toutes ces manifestations de la ruine se recoupent étant à la fois conséquences et causes. Elles reflètent l’existence du Tout-Etat cause majeure de la ruine : rien ne peut fondamentalement bouger si le pouvoir s’occupe de tout, l’équilibre global est alors perpétuellement instable et sur la corde raide.

    LE NOMBRE DES MINISTRES

    Un trait commun de tous les gouvernements, indépendamment de l’idéologie sous-jacente, est le nombre de ministres souvent inutiles. Ce nombre excessif reflète pour une grande part à la fois l’idéologie et la cupidité des camarades autour du butin étatique immense.
    Ils sont 34 à présent : un chiffre pair s’impose désormais à cause de la parité ! Les précédents clament qu’ils étaient moitié moins nombreux. Nous n’en sommes pas sûrs : il y avait des secrétaires d’État et des sous-secrétaires moins coûteux mais tout aussi actifs. Chez Ayrault, nous prépare-t-on de ces sous-ministres ? Nous l’ignorons pour l’heure.
    Avant de voir comment ce nombre même conduit à la ruine, examinons la liste pour déterminer les ministères superfétatoires.
    Au premier chef, le ministère de la culture. La culture est une affaire exclusivement privée : la nationaliser pour en faire une annexe de l’État entraîne que des cuistres nous imposent leurs films, leurs pièces de théâtres, leurs prétendues œuvres d’art… Les personnes qui veulent se cultiver doivent pouvoir le faire dans une totale liberté et sans être ponctionnées au préalable par un ministère. Le fait que cela existe depuis longtemps en France et ailleurs n’est nullement une excuse ; cette généralisation montre seulement la force implacable avec laquelle les parasites étatiques ne cessent de progresser.
    Autre exemple : les PME. Les entreprises sont les seules à pouvoir créer de la richesse ; l’État quand il intervient dans l’économie ne peut qu’amoindrir voire annihiler la richesse. Parmi les entreprises, les PME ont une place de choix étant donné leur formidable potentiel d’emplois. Elles n’ont nul besoin d’aides, ni de lois ; leur seul souci est d’être libérées fiscalement et socialement. Les lecteurs habituels du flash savent ce que veut dire cette libération. Le nouveau pouvoir promet le contraire : impôts nouveaux et complications accrues dans le contrat de travail.
    Ces PME verront plusieurs ministères « se pencher » sur elles. Certes, dans deux ministères seulement l’intitulé le souligne : artisanat et PME, mais plusieurs autres seront clairement appelés à se « pencher » avec de puissants verrous parfois. Il faut comprendre l’intensité de la ruine résultant de ce foisonnement ; plus il y a de ministères, plus il y a de recouvrements ; chacun perd un temps considérable pour défendre son territoire. Les malheureux porteurs de dossiers et la base souffrent délais, coûts et compromis douteux.
    Le nombre est donc bien une cause de ruine.

    LE POIDS FINANCIER

    Le poids financier de ce cirque s’observe depuis longtemps et s’exprime par une fiscalité perpétuellement galopante. Il se décompose en plusieurs postes.
    D’abord l’enrichissement personnel indu (EPI) des politiques et de leur cour. Les 34 ministres avoués officiellement auront un cabinet limité. Mais, il y aura la suite des secrétaires d’État. L’ensemble peut être évalué à 1000 personnes. Passons sur la prétendue réduction de salaire qui, comme la presse l’a montré, n’est qu’un trompe l’œil. Le salaire de ces gens n’est, au demeurant, nullement l’essentiel ; leur train de vie est largement pris en charge par l’État. Le total de cet EPI est impossible à calculer et au nom du « pas vu, pas pris » personne le fera jamais.
    Il faut compter avec l’environnement : bureaux, locaux parfois somptueux, circulations en tout sens, fêtes, salles à manger de direction, pyramides de fonctionnaires, échanges multiples de documents.
    C’est là que l’on arrive aux satellites. Un ministère qui se respecte à d’innombrables démembrements dans tout le territoire sous l’œil des préfets et sous-préfets. S’il s’agit d’un petit, voire d’un nouveau, il n’aura de cesse de se gonfler ailleurs. Les « grands » ministères polluent largement les ambassades.

    LES REGLEMENTATIONS

    Au poids financier intrinsèque du cirque viennent se surajouter les réglementations. Tout ce beau monde s’active et même considère qu’il a le devoir de s’activer. La fabrication des lois avec leurs multiples dépendances se déchaine et le nombre des ministres en est une cause. Un ministre n’existe que s’il fabrique des lois. A peine le nouveau gouvernement est-il installé, que certains d’entre eux ont pris de l’avance en annonçant de nouvelles lois. François Fillon avait voulu juger les ministres selon leur capacité à fabriquer des lois : une vraie gaminerie !
    Une loi n’est jamais complète avant de multiples « dépendances » : décrets d’application, circulaires, interprétations jurisprudentielles et usage de recours divers allant parfois jusqu’à l’Europe. Si les lois ont besoin de dépendances, c’est parce qu’elles s’inscrivent dans une galaxie d’usines à gaz. Il existe 61 codes avec 10 millions de mots ! Beaucoup de textes sont contradictoires et inapplicables. Il s’ajoute la bougeotte permanente. Cette bougeotte se renforce par la complexité du système qui est ingérable par nature : les galaxies d’usines à gaz ont besoin sans cesse d’être ajustées.
    Le dommage causé à la richesse nationale est considérable. Créateurs de richesse et particuliers ont besoin de stabilité et de clarté. C’est si vrai que des voix autorisées commencent à s’élever pour la demander ; il est hélas bien tard.
    Sauf surprise majeure, rien ne va changer sinon par une gauchisation plus accentuée que jamais. Pour terminer, rappelons que, malgré toute propagande trompeuse, la ruine d’origine publique a toujours frappé davantage les pauvres que les riches.

    MICHEL DE PONCINS

    De Sarkozy à Hollande, de Charybde en Scylla

    mai 17, 2012 by · Commentaires fermés sur De Sarkozy à Hollande, de Charybde en Scylla
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    Charybde et Scylla (

    Que dire de cette élection, justement rien tant elle n’avait aucun intérêt et elle a pourtant ramené un important bataillon d’électeurs aux urnes contre toute attente.

    Nicolas Sarkozy et sa bande d’incapables (sauf pour leurs propres intérêts) s’en est allé et François Hollande en contradiction avec ce qu’il avait clairement indiqué, nomme un premier ministre qui a été condamné à des mois de prison dans le passé…. Comprend qui pourra!

    En 1997, il est condamné (Jean-Marc Ayrault) à une peine de six mois de prison avec sursis et 30 000 F d’amende pour l’octroi, de décembre 1991 à décembre 1993, sans mise en concurrence, du marché d’impression du journal municipal nantais à Daniel Nedzela, homme d’affaires proche du PS, pour un budget d’impression évalué à six millions de francs par an et ne fait pas appel, craignant peut-être que cela soit pire à moins qu’il n’ait trouvé que ce n’était pas très cher pour les royalties empochées?

    Nantes contrairement à ce que l’on a pu entendre était une très jolie et moderne ville avant l’arrivée de Jean-Marc Ayrault, et l’actuel premier ministre a continué une action menée par son prédécesseur. Sa seule réelle qualité pour occuper ce poste est son amitié pour François Hollande.

    Tout un tas de gens sont nommés ministre en remerciement de leur soutien mais pas pour leur compétence, Cécile Duflot en est un flagrant exemple.

    Un poste important et pour tout dire le seul, le ministère des finances confié à Pierre Moscovici, ancien communiste et qui collabora à la mise en place du traité de Nice. Pierre Moscovici sera l’un des négociateurs français du traité constitutionnel européen. On craint le pire….

    Fidèle soutient de DSK, Moscovici est ambitieux, calculateur, c’est le modèle politique français parfait: vivre quoi qu’il arrive aux crochets des contribuables. Comme tous les politiques, il est avocat sans en avoir fait les études; de Gauche à droite la république ne cesse d’être bananière.

    Cumulant les fonctions qui ne nécessitent pas de travail effectif, mais profitant des diverses rétributions, Pierre Moscovici est riche, très riche.

    Mandats électoraux:
    Député européen
    19 juillet 1994 – 5 juin 1997 : député européen élu en France
    20 juillet 2004 – 25 juin 2007 : député européen de la circonscription « Est » de France
    Député
    12 juin 1997 – 4 juillet 1997 : député de la quatrième circonscription du Doubs
    Depuis le 20 juin 2007 : député de la quatrième circonscription du Doubs
    Conseiller régional
    28 mars 1998 – 15 mars 2004 : membre du conseil régional de Franche-Comté
    Conseiller général
    27 mars 1994 – 18 mars 2001 : membre du conseil général du Doubs (élu dans le canton de Sochaux-Grand Charmont).
    Conseiller municipal
    18 juin 1995 – 18 mars 2001 : membre du conseil municipal de Montbéliard
    19 mars 2001 – 8 mars 2008 : membre du conseil municipal de Montbéliard
    Depuis le 9 mars 2008 : membre du conseil municipal de Valentigney
    Communauté d’agglomération
    Depuis le 12 avril 2008 : président de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard
    Fonctions ministérielles[modifier]
    4 juin 1997 – 6 mai 2002 : ministre chargé des Affaires européennes du gouvernement Lionel Jospin

    Autres fonctions lucratives:
    Représentant français à la Convention européenne.
    Président du Mouvement Européen-France 2004-2006.
    Secrétaire national aux relations internationales au Parti s
    Président du SMAU de juin 2009 à juin 201118.
    Président de l’Agence de Développement et d’Urbanisme du pays de Montbéliard.
    Vice-président du lobby patronal le Cercle de l’industrie.

    Un gouvernement qui commence bien et qui ne changera rien. Heureusement la Grèce va se charger de mettre un peu d’ordre dans cette pagaille européenne.

    William Cardspeare

    François Hollande, quel avenir?

    mai 16, 2012 by · Commentaires fermés sur François Hollande, quel avenir?
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    Le soir du 6 Mai, la rue à partir de 20 heures offrait un spectacle irréaliste. Des gens très riches à bord de motos surpuissantes et de splendides voitures clamaient leur joie et criaient victoire. A la Bastille ils accouraient pour applaudir le nouveau président sur fond de drapeaux rouges et de poings levés en signe de haine. Quelles étaient leurs motivations ? Il y avait bien sur tout un mélange de diverses tendances. La déception vis-à-vis de Sarko était bien là ; ayant outrageusement favorisé ses ennemis, ce dernier avait perdu ses amis ; et puis le bling-bling et le Fouquets… . Le coup par derrière de François Bayrou était déterminant ; dans ce bazar électoral où tout est sans cesse à vendre, ce dernier avait sans doute estimé le prix éventuellement proposé inférieur à ses ambitions !

    Par delà toutes les explications possibles et en filigrane, il devait y avoir une dominante : l’espoir de devenir plus riche grâce à la chasse aux riches promise par le nouveau président. Cela vaut la peine de l’analyser.

    LA CHASSE AUX RICHES

    Remarquons d’abord que le nouveau président doit avoir un problème psy. Il est très riche lui-même par ses multiples fonctions dont les avantages directs ou indirects sont immenses. Dès le soir de son élection, il l’a montré en louant pour 120 000 euros un jet privé spécial pour aller de Tulle à la Bastille sans que personne ne trouve cela anormal. Etre très riche et détester les riches le place devant un dilemme psychologique grave !

    Chacun légitimement peut espérer devenir plus riche quitte, ensuite, à faire bon usage de sa richesse. La richesse collective ne peut résulter que de l’addition des efforts de chacun dans ses objectifs personnels. Adam Smith écrivait que ce n’était pas de la bienveillance du boucher qu’il attendait son diner mais de son intérêt. Dans l’ordre normal et moral des choses, cela doit arriver par plus de travail, plus d’épargne, plus de talents, plus d’efforts. Un des moyens principaux d’accroître à la fois sa propre richesse et celle de la nation est l’intervention des entrepreneurs ; en combinant sans cesse des capitaux, du travail, de la recherche, et maints autres éléments, ils créent des surplus qui n’existeraient pas sans eux ; ce type d’action est aussi bien valable pour l’entreprise d’un seul que pour celle de milliers de personnes.

    Avec François Hollande la sagesse immémoriale des nations est renversée. La meilleure façon d’améliorer son diner deviendrait de voler le boucher. En effet, en chassant les riches de toutes les manières l’on entretient l’espoir fou de partager la richesse comme un gâteau dont la dimension est connue et que des enfants turbulents se disputeraient.

    Les erreurs de raisonnements sont évidentes et les riches fêtards de la Bastille devraient le savoir.

    D’abord, la richesse collective et personnelle varie sans cesse ; tel qui est riche aujourd’hui l’est moins demain et peut-être plus du tout. Ensuite, les super riches étant chassés définitivement ne seront plus là pour irriguer l’économie. Plus grave encore, cette chasse ouverte touche les jeunes entrepreneurs ; à l’heure où la circulation des gens et des capitaux est au maximum, pourquoi fonder son business en France avec la quasi certitude de se voir priver soi-même ou sa famille de ses efforts ? Reste l’espoir déraisonnable et peu charitable de ruiner son voisin de palier dont la voiture est spectaculaire et qui dispose de trois résidences : il faut être obtus pour ne pas comprendre que cet espoir ne donnera rien de plus à l’immense foule des moins riches. Quant aux pauvres ils seront laminés et iront faire le succès des restos du cœur.

    DES TAXES EN CASCADE

    La vérité sur le vrai programme n’a pas tardé et les médias ont révélé le véritable déluge fiscal qui va s’abattre dès juillet et qui atteindra 14 milliards d’impôts. De la taxation à 75 % des revenus annuels dépassant 1 000 000 d’euros; on nous dit que ce n’est pas grave car cela ne touche que 10 000 personnes ; évidement les avocats Suisses, Belges et Britanniques se frottent les mains et attendent les bras ouverts de nouveaux clients. Plusieurs niches fiscales seront rognées avec une agression particulière contre la niche favorisant les aides à la personne qui sont très créatrices d’emplois. S’ajoute un système compliqué de plafond global des niches fixé à 10 000 euros par an et par ménage. Au menu, aussi, une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45 % pour les revenus de plus de 150 000 euros par part. L’ISF sera rétabli dans son ancien barème ce qui l’alourdira. Les droits de succession seront aggravés. aussi. Les sociétés seront à la fête avec une modulation de l’impôt selon leur taille et les bénéfices redistribués (sic). Une loi de décentralisation à l’automne verra de nouvelles modifications : la perpétuelle bougeotte fiscale et sociale est une des causes majeures de la panne de croissance.

    LA PENSEE UNIQUE TOTALITAIRE

    L’explication ultime tient dans certains articles de la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T). Le nouveau président y adhère de tout son cœur et le tam-tam médiatique les répand sans vergogne.

    L’austérité est un passage obligé pour le peuple, les politiciens n’en souffrant pas, sauf à la marge. Pas de véritables économies mais des dépenses à tout va. La politique publique de croissance doit résoudre tous les problèmes : c’est faux car la croissance ne peut venir que du privé, toute politique publique de croissance étant vouée à l’échec. Enfin, l’Europe et son appendice monétaire, l’euro, sont l’objet de tous les espoirs, alors qu’elle crée, elle-même, la panne de croissance.

    La « Reine de Prusse », Angela Merkel, qui est au centre du dispositif, adhère totalement à cette « P.U.T. ».

    En France nous avons un espoir d’échapper à la tornade rouge, ce sont les législatives, qui offrent l’occasion d’un troisième tour. Profitons en pour donner de bonnes leçons.

    Il faut reconnaître, cependant, que les candidats de toutes sortes ne sont guère favorables à la vérité économique, laquelle conduit à la liberté et donc à la richesse pour tous !

    MICHEL DE PONCINS

    Hollande, quelle marge de manoeuvre?

    mai 8, 2012 by · Commentaires fermés sur Hollande, quelle marge de manoeuvre?
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    Durant la campagne, des chiffres faux pour la plupart ont éclaté avec pas mal d’injures : menteries dans le brouillard. La crise fut invoquée car elle empêcherait de faire mieux. Les promesses intenables n’ont pas manqué en particulier sur le plan des économies et parfois sous une forme incantatoire. Ces promesses ne sont pas tenables à cause des candidats eux-mêmes qui, dans leur vie publique, ont montré maintes fois qu’ils étaient drogués à la dépense publique.
    En fait, le nouveau président, François Hollande disposera d’une marge de manœuvre considérable s’il veut bien s’en servir.
    Dans le système énarcho-socialiste en vigueur depuis des décennies et, ceci, quelle que soit la couleur apparente des gouvernements il n’y a jamais de marge de manœuvre : l’argent coule de source par des impôts et charges ; les dépenses s’enchainent sans limite. Aujourd’hui les prélèvements publics représentent grosso modo 56 % de la richesse nationale ; ce pourcentage donne la mesure de la marge de manœuvre
    Cette marge existe d’abord dans les dépenses publiques qu’il faut détruire.
    Il s’agit bien de détruire et non pas de simplement diminuer. C’est le moment d’évoquer la suppression d’un fonctionnaire sur deux. En apparence judicieuse cette méthode n’est pas la bonne ; les salaires et avantages des fonctionnaires ne sont qu’une partie du problème.
    L’essentiel se situe dans tout l’environnement : bureaux parfois en forme de palais, équipements, statistiques publiques et privées, flots de règlementations meurtrières pour les entreprises, etc. Détruire les dépenses c’est les couper à la racine et empêcher qu’elles reviennent.
    Il faut évidemment commencer par les dépenses les plus ridicules, les plus idiotes et elles sont immensément nombreuses.

    DES EXEMPLES

    Voici des exemples :
    La mode des observatoires s’est accélérée dans les années 1998. Comme rien ne peut jamais marcher dans les services prétendument publics, il arrive toujours un moment où l’on crée un observatoire en vue de mieux observer la catastrophe et d’enrichir un ou plusieurs camarades inoccupés . Voici une liste nécessairement trop courte et incomplète : l’observatoire de la démocratie, du pacs, des retraites, de la parité, des prisons, des salaires, de l’endettement des ménages, de la laïcité, des drogues, de l’accès aux soins, de l’Anpe, de l’enfance, de la mondialisation. Peut-être, dans ce désordre, existe-t-il un observatoire des observatoires !
    Passons aux missions. Christinne Boutin qui était en panne fut chargée d’une mission sur la « mondialisation et ses conséquences sociales ». La mission est totalement inutile. La mondialisation est un fait extrêmement ancien dans l’histoire des hommes et, si elle comporte des aspects nouveaux, la France a une grande quantité de fonctionnaires qui auraient pu l’analyser sans dépenser davantage. Une fuite se produisit sur le montant extravagant de la rémunération attachée. Elle eût l’élégance de renoncer au pactole ; motus, cependant, sur les avantages indirects qui forment toujours des territoires inexplorés. Conservant la mission, elle disposait de trois salariés de très haut niveau ce qui implique une formidable pyramide : collaborateurs subalternes, locaux, dépenses adjacentes comme des voyages sympathiques puisqu’il s’agit de mondialisation, réceptions etc. Aucun calcul n’est possible sur la dépense correspondante. Michel Rocard dispose du train de vie princier d’un ancien premier ministre ; il a trouvé le moyen de se faire nommer « ambassadeur pour les négociations dans les pôles ». Cette luxueuse fonction implique aussi tout un environnement avec une pyramide de personnel. Elle doit gêner énormément les nombreux diplomates en charge de ces problèmes, s’il en existe, et capables de les gérer.
    Ce scandale des missions est à rapprocher de celui des « rapports » que produisent les assemblées parlementaires et qui répondent au même objectif d’enrichir les camarades. Sur Internet, l’on peut lire plus de 8000 rapports produits par l’Assemblée nationale et dont personne n’a évidemment aucun besoin réel. Sénat, Conseil Économique, Social et Environnemental, fabriquent aussi leurs rapports. Tous les rapports de toutes ces assemblées sans exception sont des causes de ruine. Ce fut le cas du rapport commandé à Madame Tiberi par le Conseil Général de l’Essonne : « Réflexions sur les orientations du Conseil Général de l’Essonne en matière de coopération décentralisée » : que les intellos comprennent !
    L’on pourrait évoquer les subventions innombrables qui atteignent des milliards. Elles servent souvent au bon plaisir des décideurs. Plus grave : beaucoup sont là pour enrichir les camarades qui président aux associations bénéficiaires. N’omettons pas les hauts comités et les hauts conseils ; sauf erreur, il n’y a pas de bas comités ou de bas conseils !

    UN CERCLE VERTUEUX

    La suppression des dépenses entraînerait tout de suite le cercle vertueux car elle permettrait la suppression d’un ou plusieurs impôts. Là aussi il ne faut pas évoquer la simple réduction des impôts : si un impôt est seulement réduit, il renaîtra un jour de ses cendres. Inversement, la suppression totale d’un seul impôt aurait des effets multiples, à commencer par la disparition des bureaux s’en occupant, des formalités, des contentieux et de la paperasse. La visibilité étant forte, les conséquences le seraient également. Par ricochet, la richesse augmenterait. Les impôts restants verraient leur rendement s’accroître par un effet induit bien connu et observé dans tous les pays qui ont supprimé des impôts. Cet effet élargirait à nouveau la marge.
    Le cercle vertueux n’ en finirait pas de se dilater. Bien sur il faudrait aborder , ensuite, des chapitres plus difficiles que les dépenses les plus inutiles mais le goût de la liberté, du travail et du profit reviendrait. Le chômage régresserait et redonnerait du mou aux ressources.
    En attendant la marge de manœuvre est là. Si personne ne la réveille, ce sera une belle endormie. Il n’existe pas de salle de dégrisement prévue pour les drogués de la dépense publique et de ce fait un scénario à la portugaise n’est pas exclu.

    MICHEL DE PONCINS
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    Hollande ou Sarkozy, bonnet blanc et….

    mai 4, 2012 by · Commentaires fermés sur Hollande ou Sarkozy, bonnet blanc et….
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    Débat pitoyable entre deux sales gosses dans une cour de récréation, animé par des prétendus journalistes qui sont à l’image des deux intervenants, c’est à dire nuls!

    Pour qui voter se demandent les français non endoctrinés dans un parti? Pour personne puisque ni l’un ni l’autre n’a l’ombre d’une solution pour nous tirer du piège dans lequel ils nous ont mis….

    Plutôt que perdre son temps en glissant un papier sans importance dans une boîte, le français responsable et averti descendra dans la rue pour exiger la démission de toute la classe politique, députés et sénateurs compris.

    Confiscation des biens de toute cette clique, avec par magnanimité, la possibilité de s’extrader dans une république bananière de leurs choix.

    Enfin un dimanche qui fait rêver, alors que lundi, François Hollande ou Nicolas Sarkozy vous expliquera qu’il a à faire à une nouvelle crise sans précédent et qu’il va falloir à l’image des grecs, vous serrer la ceinture.

    On peut aussi aller se promener et s’abstenir de participer à cette couillonnade qu’est la cinquième république…

    William Cardspeare

    Présidentielles, Allemand ou Français?

    mai 4, 2012 by · Commentaires fermés sur Présidentielles, Allemand ou Français?
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    LE PRETENDU MODELE ALLEMAND

    Les comparaisons vont bon train avec le prétendu modèle allemand. Un hebdomadaire connu a établi des fiches à propos de personnes équivalentes de part et d’autre du Rhin ; professeurs, ouvriers, cadres, retraités. Sauf erreur toujours possible dans l’enchevêtrement des faits et des lois, il semble bien que les Allemands soient plus gâtés que les Français : tous impôts et charges payées, il leur reste davantage dans leurs poches. Indépendamment de calculs arbitraires, le signe le plus clair est le nombre d’alsaciens qui vont travailler dans le pays voisin.
    L’avance se traduit aussi dans la médecine. Les hôpitaux allemands sont régulièrement mieux équipés que les français. Ainsi en fut-il pour les IRM à leur début et sur d’autres appareils à présent.

    UN PEU D’ANALYSE

    Comment expliquer ces apparences d’une meilleure prospérité ?
    Ces jours-ci sortent des comparaisons utiles sur le coût du travail. Elles sont nettement en faveur de l’Allemagne en particulier à cause des charges sociales. Les défenseurs du modèle français s’en tirent en affirmant que la productivité serait plus forte en France. L’excuse est habile mais ce sont des calculs arbitraires et cela ne se voit guère sur les marchés d’exportation. Le chômage en France ne cesse de progresser même si le pouvoir se console par un ralentissement de la hausse. En Allemagne, le chômage régresse et depuis 2007 il a diminué de 50 %. Quant au PIB, malgré la fragilité des calculs, il n’est pas aussi plat qu’en France.
    La structure fédérale n’est pas pour rien. En Allemagne, les Landers disposent d’une large autonomie avec leurs propres constitution et leurs propres contrôles. Ils échappent donc plus que d’autres à la voracité des politiques : toute centralisation libère la tendance naturelle de ces politiques à multiplier les dépenses abusives souvent dans leur intérêt. Au surplus les politiques allemands sont moins avides que les nôtres : en témoigne le train de vie modeste de la chancelière elle-même.
    Un autre facteur est la moindre culture de la grève qu’ailleurs. La grève est fortement encadrée et, notamment, les grèves politiques ne sont pas autorisées. Les fonctionnaires n’ont pas le droit de grève. En France la gréviculture est une habitude et détruit chaque année une part importante de la richesse nationale. En 2008, un million huit cent mille journées de travail ont été perdues, soit trente fois plus qu’en Allemagne. L’effet de ruine se traduit d’abord par la richesse manquante. Il se rajoute la conséquence sur les investissements nationaux, les entrepreneurs étant freinés dans leur élan. Bien sur l’effet est encore plus fort sur les investisseurs internationaux qui cherchent sans complexe des terres plus accueillantes.
    Ajoutons l’existence d’un tissu important de firmes familiales qui réagissent vite aux indications du marché.

    LES DEFAUTS DE LA STATUE

    L’Allemagne est-elle réellement un modèle ? La statue n’est pas sans défauts.
    Elle a un gros problème de population. Il est si grave que la population allemande pourrait disparaître à long terme. Les médias clament qu’il y aurait besoin de 200 000 immigrés de plus par an pour faire face à la prospérité. Pour remplir les postes en souffrance, la seule parade officielle est d’encourager le travail des femmes. C’est évidemment le contraire d’une véritable politique familiale seule solution au problème. Les idéologies à la mode dont le multiculturalisme, la parité «  hommes-femmes » et la culture de mort se manifestent ici. Angela Merkel, sans doute aussi contaminée, commet une faute historique en les suivant.
    Pour des raisons électoralistes la « Reine de Prusse » a décidé de freiner le nucléaire. C’est grave pour l’équilibre énergétique de tout le continent européen. Elle se lance de ce fait dans l’énergie éolienne et ses multiples mensonges. S’il existe un tribunal de l’histoire, la Prussienne devra répondre d’un double crime dû aux éoliennes : la destruction de magnifiques paysages de son pays, ainsi que de ses sols, où des milliers de tonnes de béton  resteront enfouis pour toujours!

    LES ERREURS DOCTRINALES

    Sur le plan doctrinal la Prussienne dérape également. Pour sortir de la crise elle demande plus d’Europe. Plus d’Europe, cela veut dire des parlottes pendant des lustres et la ruine par un flot torrentiel de directives reflétant un socialisme destructeur, avec, en sus, une incertitude juridique cancéreuse. Quant à la richesse des eurocrates elle s’étale dans tous les journaux. L’enrichissement personnel indu (EPI) de ces eurocrates est au cœur de la ruine générale.
    Elle se rallie aux remèdes imposés par la « communauté internationale » qui se fracassent sur de mauvais raisonnements.
    Il est, certes, nécessaire de chercher la croissance pour arranger bien des problèmes. L’ erreur majeure est de penser à des incitations officielles à cette croissance par des politiques publiques. Comme toute politique économique officielle, elles ne pourraient que se retourner contre leurs propres objectifs. A l’échelle européenne, le drame ne peut que se multiplier.
    En fait, on promet aux peuples abasourdis de la sueur et des larmes. Les plans d’austérité se succèdent avec à l’évidence aucun succès et le Portugal entre autres en souffre de plus en plus.
    La seule façon connue de retrouver la croissance est de libérer le capitital et le travail ; le entrepreneurs recomenceront à embaucher et à investir dans un cercle vertueux. Ce sera la richesse pour tous.
    Last, but not least : Angela Merkel a imaginé, le 30 mars, de renforcer le M.E.S. ou Mécanisme Européen de Stabilité en le dotant de milliards en plus. En programmant ainsi un flot de monnaie créé ex nihilo, elle oublie allègrement le souvenir cuisant de l’hyperinflation allemande au siècle dernier. Il est vrai que l’OCDE s’y met aussi en évoquant un pare-feu de mille milliards !
    VERS UN SMIC

    La dernière nouvelle est son ralliement à l’idée d’un salaire minimum défendu par ses partenaires sociaux-démocrates. Or l’absence de salaire minimum était l’une des causes du « miracle » allemand. La preuve a été apportée mille fois de la nocivité de ce système et de son effet négatif sur le chômage.
    Devons-nous en tant que concurrent de l’Allemagne nous réjouir de ce nouveau dérapage ? Ce n’est pas sûr : la prospérité de nos voisins nous est favorable car elle permet de supporter les effets délétères des politiques que nous subissons et qu’à vue humaine, nous allons continuer à subir !

    MICHEL DE PONCINS.

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