François Hollande, premier bilan.

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Voici encore un phénomène bien français dont il faut parler et dont l’analyse va réserver bien des surprises. Ce sont les contre-coups de la campagne électorale de 2012 que nous payons douloureusement à présent. Il ne va pas être question du coût financier, incalculable et qui repose sur de l’argent volé aux citoyens par la force fiscale. Ce coût financier s’envolera de plus en plus car il s’auto-alimente tout seul. L’élection, comme le plus souvent, s’est jouée à la marge et la course à l’argent s’est accélèrée. Les diverses affaires en cours vont peut-être réserver des surprises.

Nous allons analyser les promesses de campagne. Ce fut de part et d’autre un feu d’artifice verbal, le pendant du feu d’artifice financier.

            

 UN INVENTAIRE IMPOSSIBLE

Limitons-nous au candidat Hollande puisque c’est lui qui a gagné le gros lot, mais les remarques seraient les mêmes concernant Sarko son challenger.

Au compteur François Holllande a fait 500 promesses. Voici un rappel très court de quelques-unes d’entre elles.

Suppression des cumuls intolérables et scandaleux,  mariage pour tous, arrêt du matraquage fiscal, manipulations pour sauver à n’importe quel prix la retraite par répartition jugée à tort comme seule valable, renforcement de l’Europe avec une gouvernance économique bien affirmée, équilibre du budget, inversion rapide et programmée de la courbe du chômage, loi de type Florange pour maintenir de la sidérurgie en Lorraine, équilibre des comptes de la sécu, retour de la croissance, salut à la compétitivité alors que l’idéologie socialiste la détruit, etc.

 

LA GRANDE CALAMITE DES PROMESSES

Bien que moins visibles que les coûts financiers de l’élection déjà signalés, ces promesses forment en tant que  telles de vraies calamités. D’abord, le comptage lui-même. Personne ne cache qu’à l’Élysée, voire ailleurs, des fonctionnaires font le comptage. Ils les classent en catégories : promesses tenues, en voie de l’être, abandonnées, etc. Le tout alimente les discours du Président et, le cas échéant, les papiers de la grosse presse si solidaire. S’y ajoute un déluge de lois. Ce n’est pas nouveau, mais la farce ruineuse de ce déluge se trouve renforcée. Bien évidemment, chaque promesse est un engagement de créer une usine à gaz, s’ajoutant aux véritables galaxies que nous connaissons déjà.

 COMMENT EXPLIQUER CETTE CALAMITE ?

Le feu d’artifice verbal est rempli de contradictions. Une promesse lançée à la légère annulle l’autre : dire que l’on va stimuler la croissance alors que le matraquage fiscal continue est un non-sens. S’engager sur le chômage en faisant l’apologie des emplois d’avenir est une gentille farce.

Le nombre des ministres est largement en cause. Chacun pour justifier son statut et sa richesse voudra légiférer écrabouillant l’économie au passage. Que dire de la règle absurde de la parité, vraie verrue dans le paysage ?

Les innombrables députés et sénateurs s’agitent aussi pour leur part. La république sondagère n’est pas non plus étrangère à ce mic-mac. Nous sommes en quelque sorte dans un monarchie républicaine et ceux qui la détiennent sont de faux démocrates bien qu’ils s’en défendraient hautement.

 

MICHEL DE PONCINS

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